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Alors que depuis peu les dinosaures reviennent en force sur nos écrans, il n’est pas étonnant de découvrir dans le catalogue de la boite The Asylum un projet dédié aux sauriens répondant au titre 100 Million BC.
Quiconque a déjà vu une production de The Asylum sait préalablement à quoi s’attendre… c'est-à-dire à une copie au budget plus que réduit de films a priori voués à un certain succès au box-office, réussite qui ne se vérifie d’ailleurs pas tout le temps. Bien entendu l’originalité n’est pas souvent de la partie, et les films produits sont généralement peu inspirés et très approximatifs techniquement parlant. Dans l’univers des films de monstres ou de bestioles, Des Serpents dans l’avion, le remake de King Kong, et Cloverfield trouvaient leurs correspondants passés à la moulinette The Asylum aux travers des titres respectifs que sont Snakes on a Train, King of the Lost World et Monster.
Alors que l’on pourrait en douter, 100 Million BC n’est pourtant en rien une réponse au film 10 000 B.C. de Roland Emmerich, et seul le titre peut ici tromper l’acheteur peu vigilant. Dans le cas présent les influences sont plutôt à chercher du côté de titres comme A Sound of Thunder, Philadelphia Experiment ou encore de la série télévisée Nick Cutter et les portes du temps.
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Malgré des effets spéciaux très perfectibles, d’acteurs guère plus convaincants et plus généralement un côté cheap très prononcé qui se dégage de 100 Million BC, le film demeure en tout cas l’une des meilleures productions The Asylum dédiées aux bestioles parues à ce jour.
C’est Griff Furst, réalisateur de Basilisk : the Serpent King et I Am Omega qui signe cette immersion d’une équipe de Navy Seals surentraînée dans une époque hostile, peuplée d’une faune et d’une flore hautement dangereuses. Des gars surentraînés donc, mais absolument pas préparés aux problèmes qu’ils vont rencontrer ici. Neutraliser un terroriste ne s'appréhende pas du tout de la même manière qu’un face à face avec des dinosaures voraces. Nos bidasses vont par ailleurs bien merder puisqu’ils vont ramener avec eux, et à notre époque, un spécimen passablement énervé, et bien entendu pas le plus petit d’entre eux. Un récit des plus basiques donc, qui convient parfaitement aux choix concernant les protagonistes. Pas question en effet ici de trop se creuser la tête à créer des personnages aux caractères et backgrounds approfondis, on balance un scientifique entouré d’une équipe de soldats, ainsi qu’une tribu vêtue de haillons. Difficile de faire plus simple.
Pour cette tâche, le réalisateur parvient à s’entourer de noms comme ceux Michael Gross (Les films ou la série télévisée Tremors, etc.) ou encore de Christopher Atkins (Caved In, Shakma, Le Lagon Bleu, etc.), ainsi que de comédiens moins connus comme Greg Evigan, déjà aperçu dans M.A.L. Mutant aquatique en liberté, ou Geoff Meed.
Concernant les effets spéciaux, il s’agit ici d’un mélange de trucages numériques et de méthodes plus classiques, mais malheureusement rien de bien transcendant. Les incrustations sont peu concluantes, la caméra tremble ou l’image se floue par moments afin de dissimuler des créatures peu réussies, bref nous sommes ici très loin de Jurassic Park, même si pour le budget qui a dû être alloué à la production cela s’avère dans la moyenne de ce que l’on peut voir actuellement chez Nu Image ou dans les téléfilms Sci-Fi Channel. Quelques blessures et un peu de tripes à l’air l’espace d’une seconde sont également de la partie, mais dans l’ensemble 100 Million BC n’est pas très sanglant. Les Raptor sont à peine plus réussis que ceux de Raptor Island 2, et il semble parfois manquer la moitié des étapes d’animation des sauriens lors de certaines séquences. D’autres trucages bien plus ridicules sont présents, par exemple un type planqué sous l’objectif de la caméra et qui balance 2 poignées de terre en l’air histoire de faire croire à l’impact d’un ptérodactyle sur le sol…
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| Pourtant, malgré tout ça, on ne voit pas le temps passer et on se laisse prendre au jeu très rapidement. Le récit est rythmé et de nombreuses scènes d’action nous permettent d’occulter le reste pour peu que l’on soit en condition optimale pour affronter un film destiné à meubler une seconde, voir troisième, partie de soirée. Dommage que le dernier tiers du récit, se déroulant dans une ville et à notre époque, s’apparente beaucoup trop à une version saurienne de l’immonde Supercroc, bien que le dinosaure ici ne finisse pas en chair à pâté, mais termine tout simplement renvoyé chez lui. 100 Million BC s’avère être une petite série B crétine, assez mal foutue mais au final très sympathique, et beaucoup moins décevante en tout cas que 10 000 B.C.. À réserver tout de même aux personnes qui ont déjà apprécié King of the Lost World ou qui voudraient découvrir l’univers des productions The Asylum. |
Carcharoth le 15/04/2008
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