Rongeurs >> Alerte à Paris! - Charlotte Brandstrom - 2006
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Titre : Alerte à Paris!
Aka : Les Rats
Genre : Invasion de rats
Pays : France
Année : 2006
Durée : 96 min
Réalisateur : Charlotte Brandstrom
Acteurs : Claire Borotra, Thierry Neuvic,
Clara Le Corre, Philippe Morier-Genoud,
Saïda Jawad... |
Carcharoth :
Ratapoil :

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Résumé :
'Une grève des éboueurs plonge la capitale dans le chaos. Petit à petit, les rats, attirés par les détritus, sortent des égouts... Dans les piscines, sur les toits, dans les couloirs des hôpitaux, ils sont partout... Alors que les rats envahissent de plus en plus la capitale, un virus inconnu se propage, une pathologie nouvelle... le nombre de malades, voir de morts, augmente. Un constat est fait : ils ont tous été mordus par des rats... Mais comment se débarrasser de millions de rats ?
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C'est avec une petite appréhension que j'attendais ce Alerte à Paris, remake français du film Ratten - Sie werden dich Kriegen de l'allemand Jörg Lühdorff, qui malgré quelques défauts parvenait tout de même à instaurer une ambiance assez alarmiste et proposait quelques moments de bravoure. Il n'est donc pas étonant de retrouver la même trame scénaristique, la grève des éboueurs dans une grande ville, ici Paris, qui fait que les rats remontent à la surface et passent à l'attaque d'une manière assez subite et inexplicable. Ces derniers inoculent en plus un virus mortel que les chercheurs peinent à identifier. Une spécialiste travaillant à l'hôpital dans le service des maladies infectueuses dont la fille a été mordue, va ainsi s'allier à un skipper, fils d'un dératiseur également victime d'un coup de dents tranchantes, afin de tenter d'endiguer cette épidémie.
Ces derniers vont se retrouver confrontés à un scientifique qui n'est pas étranger à tout ce bordel, et aux pouvoirs publics dépassés par les évènements. Pitch relativement classique, mais qui pourtant pouvait laisser présager quelques frayeurs bien senties. Il n'en sera malheureusement rien, l'ensemble étant formaté et aseptisé en vue de toucher le public le plus large possible, faisant de ce téléfilm de Charlotte Brandstrom une production très lisse et peu effrayante, misant bien plus sur les histoires sentimentales annexes de nos protagonistes que sur l'aspect terrifiant d'une invasion de rongeurs assoiffés de chair humaine, propageant une maladie rappelant les jours les plus sombres de notre histoire alors que la peste noire frappait de partout.
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Outre quelques "obligations" propres au genre, parmi lesquelles je cite l'animal de compagnie victime de la vermine, la vue subjective toujours aussi inutile et rigolote, le vilain scientifique, un final convenu, la fameuse scène des toilettes dont sortent un rat ou l'invasion de quelques lieux publics, le téléfilm propose quand même quelques passages très bien sentis. Je pense en particulier à l'attaque de la piscine, qui malgré l'echec de celle-ci à rendre crédible la panique dégagée par cet assaut soudain, propose des images très réalistes et de très beaux passages sous-marins. A ce niveau là, la production demeure d'ailleurs de très bonne facture, les effets spéciaux mélangeants habilement CGI et vrais rats pour notre plus grand plaisir. Dommage par contre que peu de scènes mettent véritablement en avant cette armée sous-terraine.
En effet, exceptées la scène de la piscine et la présence lors de quelques plans de milliers de rongeurs présents dans quelques lieux de la capitale française, aucun lieu public ne subira les assauts répétés des rats. Je trouvais déjà que ce genre de scènes manquait à des productions comme Ratten ou encore The Rats, mais ici c'est vraiment le néant de ce côté. Si l'on ajoute à cela que le ton de l'ensemble est vraiment léger, privilégiant quelques touches d'humour pas toujours très bien senties à une vision apocalyptique d'une ville en guerre contre la vermine, je dois dire que l'on s'ennuit pas mal à suivre les amourettes des personnages principaux. Ces derniers ne sont par ailleurs pas vraiment intéressants, leurs rôles peu développés et assez caricaturaux, malgré le charisme certain de Claire Borotra, aperçue dans Lautrec ou encore de Thierry Neuvic qui parvient à donner un semblant de consistance à son personnage. Le reste du casting n'est par contre vraiment pas à la hauteur, certains jouant aussi bien la comédie que ma boulangère dans une pièce de Racine.
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Les rongeurs sont au final assez peu exploités, et exceptée l'attaque vengeresse des rongeurs envers leur créateur, le bel enculé de service en blouse blanche, on ne les verra que trop peu jusqu'au final, certes assez spectaculaire mais complètement pompé sur celui de The rats, qui nous offrira en tout cas la seule victime humaine que l'on verra à l'écran, ensevelie sous une marée de rats grouillants. Car pour les cadavres nous ne sommes pas vraiment gâtés, il est question aux détours de quelques phrases d'attaques se produisant dans la capitale, une supposition laisse même entendre que les personnes infectées pourraient être plusieurs centaines, voir milliers, mais jamais cela ne transparaitra à l'image. Dommage... On voit tout de même un peu de sang lors de quelques passages, mais il s'agit bien ici du minimum syndical...
Le rat de Gambie, contrairement à Willard où ce dernier dans le rôle de Ben est utilisé de manière intelligente est ici surutilisé, on le voit partout, et la différence de taille avec les autres finit par choquer. Evidemment les cris qu'il pousse lorsqu'il commande ses congénères ne sont pas très réalistes non plus, un croisement étrange entre les couinements de rats et des piaillements d'oiseaux. Il est également amusant de constater que les rats sont rarement flippants à l'image, ces derniers passant le plus clair de leur temps à se toiletter, à grimper ou tenter de ne pas se casser la gueule de là où on les a mis. Enfin cette réflexion est valable pour à peu près tous les films récents mettant en scène des rongeurs agressifs, les CGI étant plus aptent à rendre cet effet.
Un des points positifs que je retiens tout de même de ce Alerte à Paris, est la volonté de la réalisatrice de dédiaboliser un peu l'animal en lui-même à travers l'utilisation assez judicieuse d'un rat domestique.
Au final TF1 nous offre ici un spectacle assez décevant, loin des films catastrophe que l'on pouvait découvrir lors des précédentes décénnies, souvent assez sombres, ou au moins spectaculaires, le film ne dégage vraiment aucune tension, ce qui rend la comparaison avec The Birds que l'on a pu lire dans quelques papiers vraiment usurpée. Préférez donc tout de même le téléfilm original allemand, Ratten, qui propose d'ailleurs une suite intéressante avec Ratten II, ou encore The Rats, le seconde source d'inspiration de ce téléfilm, qui sont tout de même un peu plus angoissants.
Carcharoth le 25/04/2006
Le voilà enfin, ce téléfilm, qui a fait passer des nuits blanches à Carcharoth, se triturant la quique en attendant sa diffusion, s'imaginant les souffrances innommables de parisiens bouffés par des cohortes de rats poisseux. Le réveil a du être brutal parce que en guise de remake, on a plutôt une relecture soft et insipide de Ratten, forcément à la sauce française, mais plutôt genre sitcom/feuilleton pour ce qui est de l'ambiance.
Tout commence à Paris donc, où les syndicats d'éboueurs sont en grève depuis trop longtemps, d'où les monceaux de détritus s'accumulant dans les rues. On sent bien là la fiction pure, puisqu'il n'y a jamais de grève de ce genre en France. Je m'insurge.
Voilà pour le cadre. La manière de filmer les décors, les extérieurs m'a parue plutôt bonne, et étonnante pour ce genre de production. Mais finalement, comme tout est centré sur les personnages, cela sera vite éclipsé par la suite.
Venons en donc à ces fameux personnages… catastrophiques. Chaque acteur fait tout son possible pour mal jouer, réciter son texte de manière creuse ; mais on ne leur en voudra pas trop, les scénaristes ayant misé sur des caricatures de personnage pour porter le téléfilm.
Difficile de se passionner pour l'histoire qui lorgne le plus souvent vers une chronique familiale complètement naze avec une mère divorcée top bonnasse et intelligente, genre femme libérée qui fait ce qu'elle veut avec ses cheveux, qui a vécu une mauvaise relation sextimentale avec un salaud de docteur (chirurgien? chercheur?) qui blablabla…voir la clinique de la forêt noire pour les imbroglios. Amusant d'ailleurs de voir que le niveau s'élève rarement au dessus d'une série du genre "Sous le soleil" dont on retrouve l'un de comédiens ici (ne me demandez pas comment je connais tout ça). Arrive un beau gosse skipper, tout baraqué, la mèche rebelle et le père dératiseur (on ne choisit pas sa famille hein). Et là c'est le coup de foudre annonçant le coup de queue (note de Carchi : et pas de rat !).
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Par ci par là on voit quand même quelques rats. Le bon point du téléfilm d'ailleurs, c'est d'en voir des vrais, en quantité suffisante pour qu'on puisse croire à une menace. Certains passages ont recours à des effets spéciaux, très moyens, mais pouvant faire suffisamment illusion si on regarde le film du coin de l'œil.
Mais globalement ce téléfilm n'accroche jamais. La faute à cette historiette d'amour bidon, à ces personnages caricaturaux (celui du politicien est un sommet, on se croirait limite dans la Comedia del'arte) portés par des acteurs pas vraiment convaincus, ni convaincants d'ailleurs, tout ça diluant la seule chose qui nous intéresse, à savoir la menace d'un péril du aux rats. Même si la manière de filmer se veut un peu moins encroûtée que les autres fictions passant à la même heure chaque semaine, ça n'empêche pas quelques bourdes, comme ce putain de micro que l'on voit flotter de temps en temps au dessus de nos personnages possédés par leur rôle.
Quant aux rats, j'ai appris qu'ils poussaient des cris comme les marmottes, et qu'ils étaient tellement intelligents, qu'ils restaient comme des cons à remplir une piscine pour se faire atomiser. Bref, complètement débile, bien français, encore une fois merci TF1 pour cette aventure familiale insipide. Je ne saurais trop vous conseiller de revoir Ratten…
Ratapoil le 15/05/2006
Galerie :
Bravo! En plus d'être une daube cinématographique, c'est encore un film qui enfonce la mauvaise presse des rats! Bravo! Franchement... Ceq ui m'étonne le plus, c'est qu'il y ait des gens pour produire un truc comme ça... après tout, c'est TF1, je n'en dirais rien, mais je n'en pense pas moins!
Je préfère retourner aux deux Ratten tout simplement.
Coucou, c'est Clara, Lola Renoux dans le film. J'ai honte d'écrire ce message en pensant que vous avez dit que je joue mal. Mais je vous comprends car moi même je fut déçue de ma prestation. Je ne comprends pas, je m'était donnée à fond. C'est du passé de toute façon, trois ans derrière et si ils font un n°2, je me ratrapperai. Vraiment désolé Ratapoil, d'avoir gaché ta soirée.
P.S.: Si un producteur recherchant une jeune belle, sachant jouer la comédie, chanter et danser pour une comédie, pensez à moi...
Turok — 09 mai 2006, 01:28
Mouais.... À part Willard 1971 et Gnaw, je ne connais aucun film qui ait su exploiter les invasions de rats à bon escient.
Jaguar — 25 avril 2006, 21:41
3/5
Je serais un peu plus enthousiaste sur ce téléfilm, même si je n'ai pas vu les titres dont il s'inspire.