Ours >> Beasts - Don Hawks - 1983
| Jaquette |
Informations |
Notations |
| |
|
|
 |
Titre : Beasts
Genre : Grizzly tueur
Pays : Etats-Unis
Année : 1983
Durée : 92 min
Réalisateur : Don Hawks
Acteurs : Thomas Babson, Kathy Christopher,
Vern Potter... |
Carcharoth :
 |
| |
|
| Trailer |
|
|
Résumé :
'Dough et Cindy ont planifiés un superbe week-end à la montagne, mais une fois sur place, après une malencontreuse rencontre avec un grizzly et deux criminels en fuite tout va se gâter…
 |  |
Si le très sympathique Grizzly de William Girdler se contentait dans les grandes lignes de retranscrire l’histoire de Les Dents de la mer dans un parc naturel avec cette fois-ci non pas un requin mais un grizzly comme prédateur, je dois avouer que la lecture du résumé de Beasts laissait présager une production de très bonne tenue. Quoi de plus alléchant sur le papier en effet que de voir un mélange de survival et de film d’agression animale. Car ici, s’il y a un S au titre, ce n’est pas pour signifier que nous allons avoir à faire à une multitude d’ours tueurs, mais, en plus du prédateur « classique », à la présence d’un autre animal dont les instincts peuvent également se révéler terrifiant : l’homme. Malheureusement, Don Hawks nous livre ici un film qui accumule un nombre de défauts assez inquiétant, et qui au final se révèlera vraiment indigeste.
 |  |
Dommage car la première séquence a de quoi mettre l’eau à la bouche : une attaque étonnante ou l’on se rend vite compte qu’il n’y a pas de trucages apparents, j’entend par là que nous assistons à un combat féroce entre un ours réel, dressé bien évidemment, et un homme qui ne respire pas le mannequin en mousse. Le réalisme est donc de mise, mais si l’on regarde bien la scène nous nous apercevons rapidement que l’ours semble plus vouloir jouer qu’autre chose, il fait bien rouler le cascadeur sur le sol, mais c’est ce dernier qui va volontairement mettre son bras dans la gueule du grizzly ou placer sa tête entre les griffes monstrueuses de l’animal. Quelques scènes du même acabit viendront partiellement sortir le spectateur de sa léthargie hallucinée tout au long de l‘histoire, mais toutes seront finalement bien loin d’inspirer ne serait-ce qu’une once de sauvagerie bestiale, nous sommes loin du réalisme de certains des assauts mortels de Les Bêtes féroces attaquent ou du plus récent L'Ombre et la proie.
Pour le reste des apparitions du grizzly tueur il faudra par contre se contenter de quelques stock-shots, revenants plusieurs fois pour certaines images, et d’une fausse tête d’ours à peine digne des travaux amateurs d’un enfant de CM1 réalisant un masque en carton mâché pour fêter le Mardi gras. Comment ne pas rire non plus lorsque l’animal va entraîner dans sa chute d’une falaise l’un des personnages, ce qui aura pour effet de nous offrir un double jeté de mannequin en mousse, dont l’un est recouvert d’un costume d’ours aussi réaliste que celui du lapin géant que l’on peut observer dans Les Rongeurs de l'apocalypse…
Mais tout ceci n’est rien en comparaison du reste du métrage… Outre cette histoire de randonnée virant au massacre dont on se fout complètement tant les incohérences scénaristiques sont nombreuses, les acteurs calamiteux et une musique effarante de nullité, nous aurons droit à une mise en scène très approximative mais surtout à un nombre incalculables de raccords hasardeux. C’est bien simple, d’un plan à l’autre on passe d’un sol couvert d’herbes verdoyantes à un sol composé de terre et de roches, mais carrément, dans la seconde qui suit, à des étendues de terres partiellement ou complètement recouvertes de neige !! Notre couple de proies déambulant comme si de rien n’était au milieu de ce joyeux bordel. Quelques autres passages méritent également d’être vu, comme notre animal d’une puissance redoutable, capable de déchiqueter des corps ou d’entamer sérieusement des arbres, qui soudainement se révèle impuissant devant une pauvre tente de toile, ses coups de griffes ne parvenant pas à entamer le tissu… Beasts regorge de petite surprises similaires en tout genre, que je vous laisse découvrir, qui parviennent mine de rien à nous tenir éveillé devant l’ennui extrême que nous procure le reste.
Le film manque cruellement de rythme et le réalisateur passe sans cesse du coq à l’âne, ce qui rend l’ensemble particulièrement pénible à suivre. Le deux criminels en fuite n’apporteront guère plus d’intensité au récit, ces derniers vont bien tenter pour on ne sait quelle raison de violer Cindy par deux fois, vont pousser une mère à se suicider de manière incroyable : se croyant poursuivi par un ours, cette dernière part en courant, hurlant et abandonnant son fils sur place avant de se jeter du haut d’une falaise. Ils vont également tuer le vieux pote montagnard de notre couple d’amis, un vieux briscard à qui on ne la fait pas, connaissant le coin comme sa poche et chasseur hors pair, qui va finir par crever comme une merde. Mais on s’en fout finalement, de lui comme de tous les autres personnages secondaires, dont les rôles caricaturaux ne font même plus rire personne tellement on en a vu et revu à l’écran.
 |  |
Beasts est une production comme il en existe malheureusement un peu trop, totalement crétine et ennuyeuse, qui possédait pourtant tous les atouts pour en faire quelques chose au minimum d’honnête. Mais l’incompétence totale du réalisateur couplée à un budget sans doute très léger font que l’ensemble ne tient absolument pas la route…
Carcharoth le 18/06/2006
Galerie :
Nachthymnen — 01 août 2006, 17:29
Le seul moyen pour le moment est à priori la VHS américaine éditée chez Prism, que j'avais dégotté sur ebay ou sur les occaz d'amazon.com
anonymous — 01 août 2006, 17:21
Où peut-on trouver ce film?
Carcharoth — 18 juin 2006, 22:44
1/6 ou 4/6 avec plein de bières et des potes
A noter que la VHS Prism avec laquelle j'ai vu le film est une honte, le film étant recadré de manière tellement atroce que ça en devient presque incompréhensible par moment !! Un parkinsonien maniant une faux aurait sans doute été plus adroit...