Loups-garous >> Big Bad Wolf - Lance W. Dreesen - 2006
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Informations |
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Titre : Big Bad Wolf
Genre : Loup-garou
Pays : Etats-Unis
Année : 2006
Durée : 96 min
Réalisateur : Lance W. Dreesen
Acteurs : Richard Tyson, Trevor Duke,
Kimberly J. Brown, Christopher Shyer,
Sarah Aldrich... |
Magnus Belluci :
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Sin'Art |
Résumé :
'Des étudiants se rendent pour faire la fête chez leur ami Derek. Ces derniers ne vont pas tarder à être terrorisés par un loup-garou assoiffé de sang. Derek va également découvrir un horrible secret quand aux origines du monstre.
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En voyant le nom Lance W. Dreesen à la réalisation, j'étais sûr que cela me disait quelque chose. C'est en cherchant plus loin que j'ai fini par me souvenir qu’il était également le réalisateur du segment Bobo de Terror Tract. Tout content de voir que je ne souffre pas d'Alzheimer, je commence à visionner Big Bad Wolf, ou du grand méchant loup tirant son nom des contes du petit chaperon rouge et des trois petits cochons, qui d'ailleurs appelle à un moment donné ses victimes par quelque chose que l’on peut traduire (car il n’existe pas encore de vf pour ce film) par « mes petits cochons ».
L'histoire débute donc dans une jungle de l'Afrique de l'Ouest, où un groupe de soldats commence à se faire trucider par une bête à la force surhumaine et qui pousse des hurlements très ressemblants à ceux d’un taureau en rut. C'est bien gore, et on voit notre grand méchant loup sous tous les angles, sans trop comprendre par contre ce qu'il fout là.
C'est quelque sept années plus tard, qu’un jeune homme nommé Derek décide d’organiser une petite partouse dans le chalet de son beau-père Mitchell Toblat, un homme pas très sympa à première vue. Place donc aux habituels jeunes qui veulent se saouler et baiser, avant de finalement se faire exploser les tripes par notre gros poilu (encore lui ?!). Et bien, chose qui sort un peu de l'ordinaire, le réalisateur a décidé de conférer la parole à son loup-garou. Ben oui ! Alors qu'est-ce que le loup-garou trouve à dire à ses victimes ? Des vannes que lui seul peut trouver drôles, à quelques petites exceptions. Mais ne croyez pas que toute la durée du film est consacrée à une bande de jeunes qui tente de survivre au fond des bois aux attaques d'un lycan. Non non-non ! En à peine quelques minutes, les deux tiers de la bande se sont fait massacrés. C'est alors que les deux survivants se sortent de cette mésaventure qui aura duré un peu plus d'une vingtaine de minutes. Et c'est là que prend forme le plus gros défaut du film... de grosses inégalités dans le rythme qui rendent la mise en scène mollassonne, jusqu'au final qui rehausse le niveau.
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Car si la toute première partie privilégiait une approche « on se fout de ce que c'est et d'où ça vient du moment que ça gicle », le milieu du film se concentre sur la présentation des deux survivants, Derek et sa copine Sam, ainsi que du beau-père Mitch (un ancien militaire qui devait faire partie de la mission en Afrique) et de l'oncle de Derek, Charlie (qui était parmi les soldats au début du film). On devine aisément que c'est Mitch le grand méchant loup (comment l'est-il devenu, nous n'en saurons rien), mais Derek et Sam veulent s'assurer que leurs suspicions sont fondées et qu’il est bien la bête. Nous les suivons dans leur enquête, mais force est de constater que leurs personnages manquent de singularité et qu’il est très pénible de s’attacher ou de véritablement s’intéresser à eux. Par contre, pour ce qui est de Mitch, le réalisateur ne semble aucunement tenir à ce que l'on s'attache à ce personnage ou que l'on éprouve une certaine sympathie pour son sort, contrairement à un titre comme Bad Moon où l’on pouvait s’apitoyer sur son personnage possédé par une malédiction. Richard Tyson (Battlefield Earth, le récent Plane Dead) incarne un être dont la bête intérieure prend de plus en plus d'ampleur jusqu'à ce que son humanité disparaisse qu'il soit sous sa forme de lycan ou d'humain. Donc, nous avons affaire à un être haïssable au plus haut point qui n'hésite pas à violer ses victimes pour ensuite les égorger. De ce côté là, bonne performance de Richard Tyson, et les scènes gores qui éclaboussent le début et la fin de l’histoire sont tout aussi délectables.
Pour ce qui est des effets spéciaux, nous allons assister à une transformation numérique qui malheureusement n’innove pas vraiment face aux productions contemporaines. En tout cas, nous sommes loin des trucages très réussis d’un titre comme Loup-garou de Londres. Si les critiques sont nombreuses quant au loup-garou lui-même, je dois dire que j’aime bien la gueule qu’il a, le make-up de ce dernier étant plutôt réussi. Enfin, il en faut pour tous les goûts. Le monstre rappelle un peu son modèle, celui de Le Loup-garou, notamment à cause de son museau. Il y a d'ailleurs plusieurs autres clins d'oeil faits à ce même film. Nous retrouvons Clint Howard (Ticks, Carnosaur) dans un rôle de vieux péquenot qui met en garde les jeunes de ne pas aller au chalet, dont le personnage s'appelle Fulton Chaney, un nom dérivé de Lon Chaney Jr. (celui qui interprétait Le Loup-garou de 1941). Il y a aussi le nom de Mitchell Toblat, qui donne à l'envers Talbot, nom du protagoniste aux prises avec la malédiction de la lycanthropie dans ce même film de 1941.
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| Une mise en scène inégale, des personnages peu attachants dont on se fout royalement, un méchant très caricatural que l’on déteste volontiers et les coutumiers ados crétins, ce qui au final ne pas grand-chose à se mettre sous la dent. Il est aussi dommage que les effets numériques soient si perfectibles. Le film possède tout de même quelques qualités, le rendant bien plus sympathique que The Feeding ou Dark Wolf, mais à choisir, je préfère autant regarder Le Loup-garou de Paris, Skinwalkers ou encore Full Eclipse. |
Magnus Bellucci le 07/03/2008
Galerie :
Beaucoup de cynisme et de cruauté, un loup-garou à la vanne facile et très sexué, moi je le conseille aux fans de bonne série B
Euh... mon seul souvenir de ce film, mis à part l'irrésistible look Elvis hirsute du loup-garou, c'est la scène de sodomie, qui m'a beaucoup fait rire. Vraiment vraiment désolé.