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Titre : Black Zoo
Aka : Terreur au Zoo ; Les Fauves Meurtriers ;
L'Armée sauvage ; Horrors of the Black Zoo
Genre : Les animaux attaquent
Pays : Etats-Unis
Année : 1963
Durée : 97 min
Réalisateur : Robert Gordon
Acteurs : Michael Gough, Jeanne Cooper,
Rod Lauren, Virginia Grey,
Jerome Cowan... |
Note de Carcharoth :
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Résumé :
'Michael Conrad est le propriétaire d’un petit zoo privé. Très apprécié des habitants du quartier, ce dernier fait visiter avec passion son bestiaire favori, peuplé essentiellement de fauves et de primates. Enfermé dans leurs cages la journée, les animaux revêtent une tout autre utilité une fois la nuit tombée, Michael s’en servant pour se débarrasser des personnes se mettant en travers de son chemin.
A partir d’un scénario d’Aben Kandel qui avait déjà participé à l'écriture de celui de Konga, Robert Gordon réalise en 1963 Black Zoo. Si le public aura surtout retenu le nom de The Birds cette année là, il est dommage que Black Zoo soit un peu tombé dans l’oubli car il possède tout de même de nombreuses qualités et une ambiance étrange assez tenace à l’écran.
Dès les 5 premières minutes nous sommes plongés dans cet univers, alors qu’une jolie jeune femme, dont nous apprendrons plus tard qu’il s’agissait d’une journaliste, est violement attaquée par un tigre pendant qu’elle se promène de nuit dans des petites ruelles désertes. Une attaque féroce, très brève mais qui ne laissera aucune chance à la victime. Il s’agit d’un tigre dressé qui agresse un mannequin plutôt réaliste, ce qui laisse augurer de très bonnes choses pour la suite en ce qui concerne les assauts des bestioles sauvages. Oui et non je dirais, car si le réalisme des attaques est plutôt saisissant, ces dernières ne seront tout de même que peu violentes, le réalisateur préférant faire travailler notre imagination, ce qui couplé à l’atmosphère générale du film n’est finalement pas une mauvaise idée. Nous vous attendez donc pas à la violence que l’on peu retrouver dans des productions comme Belve Feroci par exemple.
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Revenons un peu sur les personnages, M. Conrad, directeur du zoo, nous est présenté sous couvert de l’apparence d’un homme poli et un peu taciturne, comme un véritable monstre : impulsif, violent et au comportement étrange, à la fois dans ses rapports avec les humains et dans ses rapports avec ses animaux auxquels il attache bien plus d’importance que la moindre vie humaine. Ce dernier n’hésite par ailleurs pas à lever la main sur sa femme Edna, une femme gentille mais soumise, un peu perdu et alcoolique qui ne se doute absolument pas de ce qui peu se tramer dans sa maison. Celle-ci gagne sa vie grâce à un numéro de dressage de chimpanzés. Deux employés sont également de la partie, dont un principalement qui vit avec eux et s’occupe de l’entretient du zoo et des animaux. Carl est un jeune homme également soumis à l’autorité de son maître, et muet ce dernier encaisse sans broncher les railleries et insultes de M. Conrad, qui a trouvé en lui le partenaire idéal pour mener à bien ses sombres desseins. Tout trois sont joués avec justesse respectivement par Michael Gough (Konga, Venom, Batman…), Jeanne Cooper et Rod Lauren (The Crawling Hand). Michael Conrad fait également parti d’une secte dont nous découvrirons bien peu de renseignement, mais suffisamment pour imaginer le pire car elle semble composée uniquement d’adorateurs d’animaux sauvages pas très stables mentalement parlant. Dommage que cette piste ne soit pas plus exploité car cela aurait pu ajouter un peu d’ampleur à l’histoire. L’enquête policière menée en parallèle est elle aussi peu mise en valeur, nous assisterons surtout à une séance de recoupement d’informations matinée de quelques révélations scientifiques qui permettent de déduire que les meurtriers sont des animaux mais nous en resterons là…
Tout ce beau monde va être emmerdé rapidement, outre la journaliste un peu trop curieuse dont ils se sont débarrassés, un investisseur immobilier dénommé M. Stengel va tenter en vain de racheter le domaine avant de les menacer de tout faire fermer s’ils refusent la vente. Michael et Carl vont alors lui rendre une petite visite nocturne accompagnés d’un de leurs lions… qui se fera un plaisir de tuer l’ignoble bonhomme. D’autres meurtres seront orchestrées, notamment envers leur second employé qui finira lui aussi massacré par un lion après avoir été blessé par Baron, le tigre du zoo, ou encore l’impresario d’Edna par exemple qui finira le crâne réduit en bouilli une fois que Victor, gorille de son état, s’en soit chargé. Ces attaques sans êtres réellement spectaculaires et sanglantes font tout de même leur petit effet, essentiellement car seul des animaux dressés sont utilisés, excepté pour le gorille qui n’est autre qu’un acteur costumé.
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Le ton étrange du film vient surtout de la relation que tisse M. Conrad avec ses animaux, un peu à la manière de Willard qui sortira quelques années plus tard, mais à une autre échelle ici, il les bichonne et passe ses soirées avec tout ses fauves dans un salon, où allongés comme des crêpes sur des divans ils écoutent leur maître jouer des mélodies funèbres sur son orgue. Il a bien plus de compassion pour eux que pour ses semblables, je pense particulièrement à une scène non dénuée d’un certain humour noir où, juste après avoir fait tuer leur second employé, nous voyons Michael, Edna et Carl se rendre au plus profond de leur terrain, dans une forêt lugubre, suivis par tous les fauves du zoo. Au moment ou M. Conrad commence son oraison funèbre, nous pensons qu’ils sont aller enterrer celui qui nourrissait les bêtes, ou du moins les morceaux qui en reste, mais on s’aperçoit très vite que le cercueil d’apparence tout à fait normale contient en fait le corps de Baron, tigre favoris de Michael… Tout va véritablement s’écrouler le jour où Edna va se rendre compte de la véritable personnalité et des affreux secrets de son mari, qui possède encore quelques révélations à faire, par exemple sur les origines de Carl…
Black Zoo se révèle être au final un très bon divertissement, qui à pris un petit coup de vieux surtout en ce qui concerne sont aspect musicale, qui ne colle pas toujours à ce qui se passe à l’écran, mais l’ambiance unique qu’il dégage fonctionne très bien, même s’il aurait mérité un traitement un peu plus profond, voir déviant par moments. Mais le réalisateur arrive tout de même à nous mettre mal à l’aise à certaines occasions, ce qui en soit est déjà une belle réussite.
Carcharoth le 05/12/2005
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