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Bug - Jeannot Szwarc - 1975 (Les Insectes de feu)

Insectes rampants >> Les Insectes de feu - Jeannot Szwarc - 1975

  

    

Jaquette Informations Notations
     
Les Insectes de feu Titre : Bug

Aka : Les Insectes de feu
Genre : Insectes "intelligents"
Pays : Etats-Unis
Année : 1975
Durée : 99 min
Réalisateur : Jeannot Szwarc
Acteurs : Bradford Dillman, Joanna Miles,
Richard Gilliland, Jamie Smith-Jackson,
Alan Fudge...

Carcharoth :
 


 

Résumé :

'Un terrible tremblement de terre ravage une région des Etats-Unis. D'énormes crevasses se forment, des insectes d'une espèce inconnue en surgissent et dévastent tout sur leur passage. James Parmiter, professeur de biologie, en ramène quelques spécimens pour les étudier. Sur la route, des insectes s'échappent et se répandent en ville, crachant des flammes par leur abdomen...

Quelques années avant de surprendre les spectateurs avec son excellent Les Dents de la mer 2, production qui précèdera d’ailleurs une carrière bien remplie dans laquelle les réussites cinématographiques sont nombreuses, Jeannot Szwarc réalisa le troublant Bug. Une histoire étrange et inquiétante qui sous couvert de débuter comme un film catastrophe assez classique, va rapidement verser dans une voie autrement plus sombre, teintée de folie mystique et d’expériences scientifiques, saupoudrée bien entendu de quelques attaques meurtrières.

Basé sur un roman de Thomas Page, intitulée The Hephaestus Plague, le scénario de Bug à été écrit par William Castle, producteur du célèbre et effrayant Rosemary’s Baby. Malgré quelques scissions un peu abruptes dans le script, que je ne peux malheureusement pas comparer au texte de Page, le réalisateur parvient à nous maintenir en haleine jusqu'à la fin curieuse de ce récit. Sorti en même temps que Les Dents de la mer sur les écrans durant l’été 1975 et malgré l’effervescence qu’engendrait alors le monument de Spielberg, les producteurs ne s’y tromperont pas en choisissant Szwarc, réalisateur hors pair, pour donner une suite à cette terreur des mers initiée par le grand blanc nommé Bruce. Mais revenons à Bug, qui s’inscrit plutôt dans la lignée du fabuleux et hypnotique Phase IV de Saul Blass à travers son ton réaliste et son approche scientifique assez poussée.

Le film débute pourtant comme n’importe quel film catastrophe, qui pullulaient d’ailleurs durant cette décennie, la terre tremble et s’ouvre bruyamment, déversant de ses entrailles des légions d’énorme cafards d’une espèce inconnue, ayant entre autre la particularité de cracher des flammes via leur abdomen. Ne se nourrissant que de carbone, doté d’une motricité réduite et d’un organisme ne leur permettant pas de survivre trop longtemps à la pression de l’atmosphère terrestre, ces derniers vont pourtant mettre la ville la plus proche à feu et à sang, avant de s’éteindre aussi vite qu’ils sont venus. Relativement peu impressionnante, cette courte partie du film n’apporte pas grand-chose à la suite du récit, si ce n’est de montrer les dégâts impressionnants dont sont capables ces insectes, quelques victimes humaines et un chat en feront d’ailleurs les frais en dehors des destructions matérielles.

Le professeur d’Université James Parmiter va pourtant isoler et conserver dans un appareil construit par un de ses anciens élèves un spécimen ayant survécu. Assemblage archaïque nous rappelant avec amusement les machineries kitsch et diaboliques des productions de science fiction des années 50, ce dispositif de pressurisation va alors lui permettre de mener à bien diverses expériences, dont le but principal est la survie de l’espèce. Afin d’arriver à ses fins, Parmiter va s’isoler de son entourage, laissant de côté son travail, ne répondant plus au téléphone, négligeant sa toilette et plus généralement sa santé, ce dernier va consacrer tout son temps à son laboratoire improvisé dans une ferme isolée.

Perdant peu à peu la tête, il va pourtant parvenir à faire procréer une espèce mutante, issue d’un croisement entre l’insecte d’origine inconnue et une espèce de cafards plus commune. Mais ses espérances seront vite plus que comblées, la nouvelle lignée se montrant particulièrement étrange. Outre leur capacité à vivre sans problème dans notre environnement, les insectes vont développer une intelligence collective effrayante et montrer un appétit vorace pour la chair crue. Ne pouvant pas en dire plus afin de ne pas gâcher la vision du film, certains comportements des cancrelats auxquels nous assistons sont réellement dérangeants. Parmiter va alors retrouver un semblant de lucidité et vouloir détruire sa création, mais il est trop tard, on ne joue pas avec les lois de la nature, et les cafards mutants ne l’entendent pas de cette manière…

Si le film ne propose que quelques scènes d’attaques, qui sont globalement réussies, la phobie très répandue chez les gens envers ces insectes y jouant sans doute pour beaucoup, ce sont plus particulièrement les passages nous montrant l’évolution rapide de cette nouvelle espèce et la lente dégradation mentale du professeur Parmiter qui retiennent notre attention. La prestation de Bradford Dillman, déjà aperçu dans Chosen Survivors et que l’on retrouvera quelques années plus tard dans Piranha ou encore L'Inévitable catastrophe, est tout simplement fabuleuse. L’acteur semble réellement habiter son rôle, et à la manière d’un Bruce Davison dans Willard porte véritablement le film sur ses épaules. Terriblement crédible dans son rôle de savant fou qui en vient même à se prendre pour une déité nouvelle, son ascension sera pourtant stoppée de manière abrupte, et d’ailleurs assez incompréhensible, lors d’un final que j’ai toujours du mal à saisir.

Les effets spéciaux sont de bonnes factures dans la plupart des scènes, les rares agressions sont à ce titre assez réussies, rampant sur la peau et venant se nourrir telles des sangsues ou carboniser les victimes, les cafards sont utilisés à bon escient, surtout qu'ils sont gros comme un pouce de bûcheron canadien. Mais c’est surtout la mise en image des insectes qui demeure impressionnante. Il n’est d’ailleurs pas étonnant de retrouver derrière ces images Ken Middleham, dont on a pu admirer les prouesses dans le superbe Phase IV ou encore l’excellent documentaire Des insectes et des hommes. Mis en valeur d’une telle manière, les insectes en deviennent fascinants, et bien plus effrayants bien entendu. Il est vraiment dommage qu’autant d’efforts soient gâchés par la fin du film. Soudaine et difficilement interprétable, cette dernière est surtout desservie par des effets spéciaux lamentables, dignes de ceux d’une série B fauchée comme Mosquito.

Bug est une production à part, qui pourra paraître comme molassone et ridicule à certains, mais qui pour d’autres sera tout bonnement captivante et dérangeante. Un film à découvrir dans tous les cas, nous rappelant encore une fois que les années 70 étaient un vivier sans fond pour tous les genres cinématographiques, où le pire côtoyait le meilleur, laissant en tout cas libre court à toutes les idées, même les plus farfelues ou écoeurantes.

Carcharoth le 20/07/2006

Galerie :

Bug Bug Bug Bug Bug Bug Bug

Commentaire 
(Tous les commentaires sans intérêt, plein de fautes ou en langage sms seront supprimés)
Pseudo 
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Code 238

Daniel?13 April 2008, 17:40www.trashface.com

La Roman de cette Film est disponible a www.trashface.com - seulement en Anglais - desoleé.

Carcharoth27 January 2008, 01:18

En effet j’ai écrit bêtement nouvelle à la place de roman, une erreur impardonnable ! Je ferai gaffe à utiliser google traduction la prochaine fois que je pomperais mes textes, il doit mieux fonctionner que celui de voila ! (j’ai corrigé en passant… mais merci pour la relecture)
Pour ce qui est du livre je n’en connaissais pas l’existence avant de faire quelques recherches pour étoffer mon avis, l’adaptation est-elle fidèle à l’ouvrage ? Est-ce que ce dernier développe un peu plus la notion d’intelligence collective ?

DDurand?26 January 2008, 23:28

"The Hephaestus plague" est un roman, qui se dit "novel" en anglais, et non une nouvelle. Plus de 300 pages peuvent difficilement être appelées "nouvelle" en français. Traduire mot à mot des articles étrangers donne souvent ce genre de gags...

Au passage, la fin du professeur est également difficilement compréhensible dans le roman : On comprend pourquoi il fait ça, mais pas vraiment ce qui lui arrive ensuite (ou alors quelque chose m'a échappé dans le bouquin).

Steely Shark16 December 2007, 15:56

Ça se rapproche de Phase IV, mais j'ai nettement préféré Bug à Phase IV. Les attaques sont acrochantes et peuvent même être éprouvantes pour certains coeurs fragiles, l'attaque du chat qui miaule à mort m'a bien fait rire (parce que je suis sadique, pas parce que c'était ridicule). Des insectes crédibles et repoussants (sauf au final). La douleur et la folie du professeur causées par la mort de sa femme qui va ensuite perdre contrôle sur ses insectes qui lui montreront l'alphabet!? Reste un final en demi-teinte dont je ne vous dirai pas plus. Une curiosité à découvrir.

damien7?09 May 2007, 16:50

Film assez ambitieux pour un résultat assez peu distrayant .je trouve que ce film se rapproche pas mal de Phase IV pour l' approche assez sérieuse de l' étude du phénomene .Toutefois ,il ne laisse pas un souvenir impérissable .

zitoon?09 February 2007, 16:16

excellent souvenir... comme toi, Pee-Wee, j'ai phantasmé sur cette affiche !

Pee-Wee?01 February 2007, 11:45

Quel plaisir de revoir l'affiche (N&B et rouge) qui m'a fait tant fantasmer quand j'étais petit (je n'avais pas l'âge pour voir le film). J'adore le surjeu de la fille qui crie en regardant son combiné 70s. Je crois avoir vu ce film depuis, mais j'aimerais bien le revoir maintenant !

Carcharoth — 21 juillet 2006, 13:51

La prochaine fois lis les texte en entier :s Sans parler de mon commentaire en plus he he, arrête de picoller des bières devant les Nu Image.

@Alain : le film se trouve très facilement en dvd z1 pour pas très cher, avec une piste VO (et des sous titres anglais au cas ou). Sinon la VHS française n'est pas difficile à dénicher pour quelques euros, elle vaut le coup ne serait-ce que pour la jaquette car celle du DVD Paramount est assez moche.

Ratapoil — 21 juillet 2006, 12:46

sale franc maçon, t'as l'esprit déréglé il tue ce film

alain93440 — 21 juillet 2006, 12:19

comment faire pour trouver ce film sil vous plait

Bad Seeds — 21 juillet 2006, 11:24

De mémoire j'avais trouvé ça plutôt chiant, mais je lui donnerais volontier une seconde chance si un bon Z2 débarque un jour.

Carcharoth — 20 juillet 2006, 23:02

4/5
Excellent film que je n'avais pas revu depuis des années mais qui m'avait laissé un excellent souvenir. Le dvd z1 sorti chez Paramount ne propose par contre aucun bonus, pas même un trailer. Des sous titres anglais sont par contre disponibles.

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