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Titre : Carnosaur
Genre : Génétique park
Pays : Etats-Unis
Année : 1993
Durée : 83 min
Réalisateur : Adam Simon
Acteurs : Diane Ladd, Raphael Sbarge,
Jennifer Runyon, Harrison Page,
Ned Bellamy... |
Carcharoth :
Magnus Belluci :
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Résumé :
'Une brillante généticienne parvient à redonner vie à quelques dinosaures. La découverte est saluée comme un véritable exploit, jusqu'à ce que les monstres se mettent à se reproduire comme des rats, semant la panique et l'horreur partout où ils passent. L'espèce humaine va mener un combat pour sa survie contre le plus vicieux des prédateurs ...
Cinéaste habile, prolifique et opportuniste comme pas deux, Roger Corman est à l’heure actuel l’homme ayant le plus grand nombre de séries b à son actif (Piranha, Dinocroc, Attack of the crab monsters, Humanoïds from the deep, Raptor, Warlock, La petite boutique des horreurs, tout ça vient de chez lui). Carnosaur et ses suites font partie de la vague dinosaurienne lancée par Spielberg et ses Jurassic Park.
Si l’on excepte les dinosaures et la manipulation génético-paléontologique, ce Carnosaur n’entretient aucun rapport avec l’actuel trilogie consensuelle du père de Jaws. Teinté d’écologisme tournée en dérision, cette mini-production fauchée se révèle bien plus efficace qu’on était en droit de le supposer. Ce qui surprend avant tout, c’est son côté pessimiste : les dinosaures ont été ramenés à la vie pour enrayer l’humanité, que la « méchante » scientifique de l’histoire se plait à classifier comme une gangrène parasitaire (si l’on fait preuve de lucidité, on ne peut lui donner tort).
D’ailleurs, le générique nous offre un aperçu détaillé du quotidien d’un abattoir (qui veut du poulet ?) tout en nous expliquant vocalement les diverses manipulations effectuées sur volatiles et reptiles dans le but de ressusciter les dinosaures. Pour être plus clair, on inocule des gènes préhistoriques dans les veines de la volaille, et on fait bouffer le tout à la population, et cela même à leur insu. Résultat, les femmes tombent brusquement enceinte et accouchent d’œufs de raptors…
Cette dernière phrase peut vous paraître complètement grandiloquente. Mais je vous invite à visionner au moins une fois cette petite production, infiniment moins conne que le titre le laisse supposer (je peux pas en dire autant de Carnosaur 2 et 3, inégaux et stupides, voir misogyne pour le dernier).
Maintenant, venons en aux dinosaures. Sur ce point, les scénaristes ne se sont pas casser le cul. « On reprend le raptor et le T-rex, les deux icônes principales de Jurassic Park, et la boucle est bouclé ». Justement, le raptor, qui assume la quasi-totalité du bestiaire (le T-rex n’intervient que tardivement), est une ersatz balourde des reptiles acrobatiques de Spielberg. En ce qui concerne les effets spéciaux, on est plus proche de Nu image que ILM. Mais le réalisateur compense ce manque de moyens par de (très) nombreuses scènes d’attaques. Morphologiquement, le gros raptor manque de crédibilité tant sa conception fait amateur, mais il taille dans le lard quand il s’agit de passer à table, et il n’y va pas avec le dos de la cueillere (même en rendant son dernier souffle, il emportera son bourreau avec lui).
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Côté casting humain, on retrouve dans le rôle de la scientifique démente et clairvoyante Diane Ladd (Kingdom hospital, 28 jours en sursis), actrice ayant plus de 20 récompenses à son actif. En guise de héro du sexe masculin, le beau rôle échoue à Raphael Sbarge (un récurrent des séries tv, entre autres Les experts, Charmed, Le caméléon), qui interprète sobrement un gardien de chantier geignard et alcoolo qui peut pas aligner trois mots sans brandir son fusil de chasse. Les autres acteurs s’en tirent bien, loin des archétypes proprets et irréprochables des productions de ce genre. Ils sont là pour gagner leur croûte et la plupart finiront au tableau de chasse des prédateurs (les hommes en gueuletons, les femmes en mères porteuses).
En guise d’épilogue, le réalisateur nous épargne le happy-end classique et conclut son film d’une manière que n’aurait pas renier George Romero (inutile de le présenter) et nous confirme le discours moralisateur de Diane Ladd sur la cruauté de l’homme, radical et expéditif dans ses agissements.
En tant que cinéphile averti, je conseille ce tvfilm à tous les accrocs qui ne l’ont pas encore vu. Ce n’est pas un chef d’œuvre, mais cette petite série b est de loin l’une des plus innovantes qu’il m'ait été donné de voir.
Euh... en fait si, c'est un chef d'oeuvre du domaine de la série b.
Misha Vassiliev le 12/02/2006
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Attention, méfiance ! Je vois le nom de Roger Corman au générique, en tant que producteur. Les amateurs de films fantastiques sauront de suite de quoi il en retourne ; en effet ce bon vieux Corman est un peu un routard du film fantastique avec peu de moyen. On n'arrive pas au niveau nullité de ce bon vieux Jim Wyrnoski tout de même, je tiens à rassurer notre lectorat.
Je me souviens que Carnosaur était sorti peu après Jurassic Park, surfant volontairement ou non sur la vague du dinosaure ressuscité, mais hélas avec une planche un peu plus pourrie que celle de Spielberg. Même s'il ne bénéficie pas des moyens de son collègue, Carnosaur possède néanmoins des atouts indéniables. Ne serait-ce que cette ambiance pessimiste voire dure par moment, spécialement dans le traitement réservé aux protagonistes. Chose étonnante mais qui témoigne d'une réelle liberté de ton, loin des clichés et des attentes contractuelles hollywoodiennes.
L'histoire est un peu débile, comme à l'accoutumée, avec cette scientifique totalement à l'ouest qui veut éradiquer l'espèce humaine. Pour se faire, elle manipule ces charmantes bestioles que sont les poulets (attention à vous maintenant au supermarché) histoire que la populace locale soit contaminée, et que les femmes du crue accouchent de mini dinosaures. Mais petit dinosaure deviendra grand. Et bouffera l'humanité. Vaste programme.
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Mais en tout cas cela nous réserve des bonnes scènes d'attaque hyper saignantes, limite gore, quand tripes et boyaux sont ouvertement dégueulés de bides lacérés. De ce côté là j'estime que l'on est bien gâté car le réalisateur a bien compensé des effets spéciaux moyens par un éclairage un peu sombre et un montage rapide, permettant de voir plus ou moins bien ce qui se passe. Et côté attaques, c'est un pur régal que de voir ces abrutis d'écolo à la con se faire massacrer autour des machines auxquelles ces abrutis se sont accrochés en guise de protestation. On a le droit à des démembrements, à un visage lacéré/arraché, bref du nectar.
Le film est mené de manière dynamique, sautant d'un protagoniste à l'autre, certains ne se rencontreront jamais, mais la description des personnages est très satisfaisante suffisamment pour qu'on puisse s'accrocher à eux un minimum. Je parlais justement d'un traitement assez dur envers les personnages, et cela se vérifie notamment dans la scène où un père accablé de chagrin après la mort de sa fille est traîtreusement livré en pâture à un T-rex par la scientifique. Au passage cette scène contient d'excellentes idées visuelles, dommage encore une fois que les effets spéciaux ne suivent pas. Il y a donc un minimum d'émotion les amis, peut être aussi parce que les acteurs se débrouillent pas trop mal.
Pour en revenir aux effets spéciaux c'est vraiment dommage qu'ils soient si merdique. Le passage où le T-rex se ballade dans la ville est plutôt comique, notamment à cause de la façon dont il se meut. Et puis point de vue design quand on a vu Jurassic Park, la comparaison est pour le moins inévitable et très difficile à égaler. Dommage donc, car les bonnes idées fusent tout au long du film, tant au niveau des situations que des images, ce qui aide quand même à faire passer la pilule. Eclairages impec pour moi, et profusion de bons plans, le réalisateur fait son boulot plus que correctement donc.
Le combat final ne sera pas sans rappeler Aliens en plus pataud donc, mais sympathique. Le réalisateur devait bien aimer Alien d'ailleurs, puisque la scène de sortie de bide est honteusement repompée à un autre moment. On dira plutôt que c'est un clin d'œil.
Quant aux dernières images elles clôturent dans une noirceur totale le film sur lequel flottait déjà un doux parfum de pessimisme.
M'attendant à une énième sous merde, j'ai donc été très surpris par l'ambiance excellente et les multiples bonnes idées parsemant le film, palliant largement l'absence de vrais moyens. A voir !
Ratapoil le 16/07/2006
Galerie :
Des dinosaures et de l'horreur. Pas mal... Note : 2,5/5.
Mais c’est quoi ce film? Carnosaur c’est vraiment n’importe quoi. Un n’importe quoi très mauvais malgré qu’il avait tout pour ne pas être aussi mauvais ; un gros dinosaure monstrueux en caoutchouc et pas mal de scènes gores. Malheureusement, le monstre est tellement ridicule qu’on n’arrive même pas à n’en rire. Habituellement, c’est ce que j’aime des séries B et Z, un film tellement ridicule qu’il en devient drôle et qui, finalement, nous fait passer un bon moment. Mais avec Carnosaur, impossible. C’est beaucoup trop mauvais. Mais bon, le scénario est tout de même intéressant et la scène où la femme s’ouvre le ventre afin de mettre au monde un dinosaure ma beaucoup fait rire.
je suis d accord avec xzibit la scene avec la fille est plutot gore
JE DIRAI TROP NUL C'EST GORE... MAIS BON
1moun? — 25 October 2007, 12:38
g vu ce film kan gt encor petit et g aimé o poin ke je le regardé tou le temp mé aujourd'hui g revue ce fim et la jme suis dit "comment g pu regardé une tel choz !!!"
bof sa va il est pas mal un peu gore
Excellent film !La portée du scénario alliée à la vision du réalisateur donne au film une dimension bien supérieure d'un film à animal usuel .Il s'agit ni plus ni moins que de l'extinction de la race humaine ,et tout ça demure crédible !Le haut du panier chez Corman depuis bien longtemps et une sacrée perle !
Question scenar, le métrage est basé sur un roman de "Harry Adam Knight" (pseudo de l'auteur australien John Raymond Brosnan, souvent en collaboration avec Leroy Kettle, mais là il semble l'avoir écrit seul)(pas lu, alas) qui s'est chargé de l'adaptation -non crédité, IIRC. Paru en 1984, il est antérieur au roman de Crichton qui donna le film de Spielberg. Ceci dit, et malgré le côté fauché (C'est l'écurie Corman, s'pas) c'est plutôt réussi, surtout par le pretexte assez bien trouvé du "but" de la recréation de ces bestiaux. Une série B sympatoche, les séquelles étant, elles, à fuir, en effet... Jeam
Un bon gros Z qui tâche malgré un manque de moyens flagrant.
ben — 02 December 2006, 12:07
encore merçi pour tes infos ratapoil,g le 1et 2 . bon film humouristique,mais le personage prinçipal et inpeu con,ca trou2bal a un symbole "anchie" et"peace and love"sur sa cararavane. g aime le moment ou 1 hindien peace n love se fait boufer.mdr! 2 dino de chez jouet club,mais bo bordel.jaime bien
Freddy — 25 November 2006, 20:49
Drôlement sympa cette série B qui lorgne vers le Z! Franchement, Carnosaur est un film à voir au moins une fois, juste histoire de rire un bon coup devant les dinos. Le film propose quelques scènes gores et ne manque pas de fun. Non, je vous le dit, achetez-le (enfin pas + de 5 euros).
Steely Shark — 11 septembre 2006, 02:42
J'ai enfin vu le fameux Carnosaur. Un bestiaire pas énorme(un raptor et Rex), mais il font du ravage bien sanglant. En tk, c'est sûr que je conserverai ce film longtemps. L'une des meilleurs séries B que j'aie vu jusqu'à date.
Carcharoth — 16 juillet 2006, 21:44
Excellente série B bien sanglante et violente, qui ne s'embarasse pas de la moindre once de finesse. Le ton très pessismiste de l'ensemble n'est sans doute non plus pas étranger à la réussite de cette production. Et comme il est si bien dit dans le film : "The earth was not made for us - she was made for the dinosaurs."