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Titre : Cloverfield
Genre : Bestiole géante
Pays : Etats-Unis
Année : 2008
Durée : 85 min
Réalisateur : Matt Reeves
Acteurs : Lizzy Caplan, Jessica Lucas,
T.J. Miller, Michael Stahl-David,
Mike Vogel... |
Carcharoth :
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Résumé :
'Site US-447, Central Park. Du matériel vidéo est retrouvé. Sur la bande, nous découvrons la soirée de cinq jeunes New-yorkais qui découvrent avec stupeur lors d’une soirée entre amis qu’un monstre immense est en train de détruire Manhattan. Caméra au poing, ces derniers partent à la recherche d’une de leur amie, essayant tant bien que mal de survivre à la catastrophe sans précédent qui se déroule sous leurs yeux.
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Projet retitré de nombreuses fois, multiples affiches et teasers se gardant de ne rien dévoiler du mystère, bref un plan marketing savamment étudié et poussé dans ses derniers retranchements ont finalement transformé Cloverfield en l’une des plus grosses attentes de l’année pour les amateurs de films de monstre. J.J. Abrams, producteur des séries télévisées Alias, mais surtout Lost, sait comment mener sa barque. Un projet aussi peu original qu'un énième film proposant une créature colossale détruisant une ville méritait bien un petit coup de jeune, une manière nouvelle de montrer les faits et les dégâts causés par la bête, et sur ce point Cloverfield est une franche réussite.
Mais si Cloverfield ne s’avère au final qu’être une relecture, adaptée au monde contemporain et technologique, de Godzilla et autres bestioles géantes plus ou moins revanchardes qui pullulaient durant les années 50, le film prend des allures de spectacle hautement immersif. Car si Cloverfield partage avec Blair Witch l’aspect pseudo-documentaire dû à la caméra embarquée, la vidéo retrouvée comme preuve « physique » d’un récit a priori fantastique, ou le marketing annexe (développement de l’histoire via divers médias), le film de Matt Reeves se veut autrement plus spectaculaire, tout en demeurant aussi effrayant.
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Et sur ce point, Cloverfield est une grande réussite. L’immersion du spectateur est totale, la proximité avec les acteurs est telle que dès le départ, l’impression d’appartenir au petit groupe d’amis se fait ressentir. Embarqué malgré nous dans cette histoire, le réalisateur nous dépeint un New York dévasté, des rues poussiéreuses remplies de gravats, jonchées de blessés et de voitures défoncées, dans lesquelles des personnes déambulent en hurlant, l’air hagard, ou s’adonnant au pillage. Les forces armées complètement dépassées par les évènements ont également envahi les artères principales de la ville, et c’est sous le bruit des tirs fournis et des explosions que les protagonistes rejoignent une station de métro étrangement calme… qui dissimule des créatures bien plus petites, mais terriblement agressives.
Jamais le plongeon au cœur de l’action n’aura été aussi intense, et rapidement le spectacle fait place aux frissons. Le réalisateur joue habilement avec le spectateur, ne montrant que ce qui est nécessaire afin d’entretenir un climat oppressant. Bien évidemment, le procédé aurait pu fonctionner avec tout autre évènement de grande ampleur, comme un attentat terroriste, l’ombre du 11 septembre 2001 plane en effet ici, ou une catastrophe naturelle. L’habituelle scène de panique propre aux films de monstres, tend ici vers une réalité effrayante, et vivre cela de l’intérieur est une expérience inoubliable, viscérale, tout comme l’effondrement du pont de Brooklyn, autre séquence forte de Cloverfield. Que dire aussi de la découverte d’un monstre de plusieurs dizaines de mètres de haut, d’un point de vue humain, la différence d’échelle en devient tétanisante.
À ce sujet, la caméra s’attarde d’ailleurs un peu trop sur l’immense créature à ce moment-là, et l’effet désiré en demeure un tout petit peu amoindri.
Autre petit reproche, le mystère qui entoure l’origine et la venue du monstre. Car si dans les productions de monstres géants ces derniers ont généralement de quoi justifier leur colère destructrice (essais nucléaires, exposition comme bêtes de cirque, expériences scientifiques loupées, etc.), ici pas le moindre indice à glaner. Le monstre sème chaos et désolation sans raison apparente, ou plus précisément sans que les protagonistes vivant ce cauchemar de l’intérieur aient la moindre idée de ce qu’il se passe, nous incluant dans les ignorants puisque la seule preuve qui nous ait été montrée est le film tourné par ces derniers. Certes, le raisonnement est logique compte tenu du reste, mais on apprend des bribes d’informations via les journaux télévisés aperçus par les personnages, procédé qui aurait pu être utilisé pour nous éclairer au moins sur ses origines. Enfin, il ne faut pas être extralucide pour deviner qu’une séquelle déjà annoncée ou tout autre format multimédia rapportant de l’argent à son producteur se pointeront à l’horizon, distillant petit à petit des informations diverses (images militaires, de chaînes de télé ou vidéos filmées par le citoyen lambda, etc.).
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| À des années-lumière de la caricature honteuse de The Asylum titré Monster et malgré quelques petits défauts et son manque d’originalité sur le fond, Cloverfield est réellement la bombe annoncée, une expérience unique et intense qui vous fera dorénavant voir les monstres géants d’une autre manière. L’aspect vidéo brut de décoffrage, filmé caméra au poing, les nombreux placements de produits, et la séquence d’ouverture un peu longuette pourront rebuter certains spectateurs, alors que pour les autres cela renforcera le réalisme et l’aspect pseudo-documentaire dégagé par le film. |
Carcharoth le 06/02/2008
Galerie :
Arsonik? — 19 February 2008, 16:36
Faut être triso pour se plaindre car on ne sait pas tous les ptits détailles sur la créature etc... l'intérêt n'était pas là, faut se focaliser uniquement sur un point de vue interne banane!
Faut être triso pour tenir je genre de commentaire et au dernier degré banane pourri!!!! Je continue a dire que c'est une big déception même si t'aime pas le triso on s'en fou . et ses bien plus que quelques petit détail qui manque le crétin mes l'intégralité de l'histoire du perso principal c'est a dire le monstres crétin .
Dane? — 08 April 2008, 19:11
Une bande annonce qui laissait présager un bon film, le résultat selon moi est tout autre 2/5
A regarder uniquement sur grand écran pour profiter pleinement du spectacle. Sinon pour ceux qui veulent voir à quoi ressemble la créature ils peuvent aller sue le site htp://www.hasbrotoyshop.com pour voir la figurine de la bestiole
Moi j'ai bien aimé car je savais que le tournage était basé sur l'optique Blair Witch. certes ça bouge beaucoup au début (je parle de la caméra), mais on est très vite pris par l'angoisse du vécu sur le terrain.
C'est chouette!
faut aller voir le film pour le savoir : moins tu en sais, mieux c'est! Sinon, j'ai adoré ce film, et le concept reste génial malgré quelques défauts qui ne gènent pas le visionnage de cette bombe !
qui peut me décrire ce fameux (monstre)?
Je n'ai pas vu le film, mais je suppose que de prendre ces villes est sûrement dû au fait que ce sont des symboles qui ont de l'impact (ex : la statue de la liberté décapitée)
Lara? — 24 February 2008, 00:41
je ne suis pas fan de ces films-là mais c'est du pareil au même...Il existe d'autres villes sur la planète qui représentent également la société florissante, la démesure, le pouvoir, etc....Donc pourquoi prendre toujours pareil ?
Lara écrit 'New-York, encore et toujours...Mais qu'à fait la Grosse Pomme pour être si souvent attaquée ?? (et même dans la réalité !) A croire que les États-Unis ne sont representés que par une seule ville, c'est dingue !'
Si on suit ton raisonnement, d'après toi pourquoi Tokyo est constamment attaquée dans les Kaijus Eiga de la Toho ou de la Daiei ?
The Beast from 20,000 Fathoms
Cette merde tu rigole cloverfield et 398452167352149875632 fois mieux que cette "chose"
Faut être triso pour se plaindre car on ne sait pas tous les ptits détailles sur la créature etc... l'intérêt n'était pas là, faut se focaliser uniquement sur un point de vue interne banane!
Tu parle a qui la
Lara? — 22 February 2008, 17:03
"faut se focaliser uniquement sur un point de vue interne banane"
On est tous d'accord sur ce point là. Mais imaginez un peu si le premier Godzilla (en 1954) aurait été focalisé sur la fuite des piétons sans que l'on sache d'où vient la bête et surtout en la voyant pas plus de 5 minutes...Ca aurait été perçu comme un véritable scandale !
Evidemment, aujourd'hui ce genre de scénario passe, car les gens aiment n'importe quoi et vont au cinéma pour dépenser leur fric inutilement. Des explosions ? Des "d'jeuns" qui font la fête et à qui il arrive soudain de grosses misères ? un gros monstre qu'on ne voie pas qui casse tout ? Un marketing énorme sur Internet ? Voilà la rançon du succès pour la Paramount. Tout ça pour un film qui dure au final 1h15, qui n'apporte rien au film de genre si ce n'est le moyen de présenter le film, dite "caméra amateur"(et encore, c'est pas un concept innovant).
Ils auraient mieux fait de faire le remake de "The Beast from 20,000 Fathoms", tiens !
Faut être triso pour se plaindre car on ne sait pas tous les ptits détailles sur la créature etc... l'intérêt n'était pas là, faut se focaliser uniquement sur un point de vue interne banane!
Ca n'est pas en posant des questions sans y repondre que l'on peut se vanter d'être producteur, où même scénariste...(voir dans le même registre "j'écris une moitié de scénario mais je laisse le spectateur faire le reste de l'histoire dans sa tête pour pas me faire chier" : la série LOST)
ELLE as tellement raison du travail d'amateur, juste pour le cash point final
7.5/20
Je suis de l'avis de lara royale déception sur presque toute la ligne.Cela frisse l'arnaque purement et simplement
Oui trop propre , je n'ai pas trouvé que ça gigotait assez pour faire vraiment video amateure .
Je suis sensible au mal de mer et à divers vertiges mais je n'ai rien eu en regardant Cloverfield , ceux qui se sont plaint ou ont vomis doivent être des petites natures.....
Lara? — 06 February 2008, 23:09
"Trop propre" ?? Ca gigote tellement dans tout les sens que des gens se sont plaint dans la salle !
Ce film est au final bien peu jouissif. Inutile de préciser que c'est un "Blair Witch Project" à la sauce 11 Septembre. ("Nous sommes en guerre ! Nous devons nous casser d'ici !" hurle même un piéton dans la première scène de panique).
Le manque d'originalité énorme se fait ressentir dès le milieu du film et à partir de ce moment là, le spectateur ne peut qu'être déjà blasé du résultat. Quelques points negatifs :
- New-York, encore et toujours...Mais qu'à fait la Grosse Pomme pour être si souvent attaquée ?? (et même dans la réalité !) A croire que les Etats-Unis ne sont representés que par une seule ville, c'est dingue !
- J'ai pas peur ! Je vais chercher ma copine qui est à l'autre bout de la ville, meme si je sais qu'il y a un monstre de 10 étages qui rôde dans les rues !...Et je veux dire combien je l'aime et combien je suis désolé...
Bon sang ! Dans chaque film, on va se taper ce chapitre ? L'idée du gars qui s'est separé de sa petite amie et qui veut subitement se remettre avec elle au beau milieu du film en pleine survie, c'est du vu et revu ! Pas de quoi être fier, Monsieur Abrams...
- L'extrême grand n'importe quoi des scènes dites "d'action" : on comprend rien, ça court, ça hurle, ça tire, point. Marlena qui explose dans une gerbe de sang, Ok ! Mais qu'on nous explique au moins !
Le monstre se pointe un soir à New-York avec sa gueule de cochon edenté et ses quatre bras gros comme un crayon, Ok ! Mais qu'est ce qu'il vient foutre dans l'histoire ? Et d'où il sort celui-là ? Du ciel, de la mer, de sous-terre ? Et ses parasites, comment ils tiennent sur son corps ? Comment la bête arrive à se prendre des missiles de F-16 et de lance-roquettes sans broncher et sans une égratinure ? On n'est pas dans "Final Wars", monsieur Abrams ! Et on apelle ça un film "réaliste" ?
- Slusho, Tagruato, Chuai, le satellite perdu...Gné ? Tout ça c'est passé où dans Cloverfield ??...C'était le marketing d'un autre film, alors ? =)
Ca n'est pas en posant des questions sans y repondre que l'on peut se vanter d'être producteur, où même scénariste...(voir dans le même registre "j'écris une moitié de scénario mais je laisse le spectateur faire le reste de l'histoire dans sa tête pour pas me faire chier" : la série LOST).
13/20.
Je suis globalement du même avis , personellement pour moi Cloverfield a plus été une expérience qu'un film . J'ai suivi tout ce qui entourre le film et je lis les interviews et les notes de la production depuis le début donc je savais à quoi m'attendre pour ce qui est des informations qu'on nous donne et des informations que l'on ne nous donne pas dans le film ( les origines du monstre par exemple)et je ne me sens pas du tout frustré d'être dans "l'ignorance" .
Pour ce qui est de la créature j'aime bien son design , j'avais vu des artworks avant le film qui m'avaient un peu rebuté mais finalement le monstre en action rend bien même si il fait un peu penser à Orga l'adversaire de Godzilla dans Godzilla 2000 .
Je trouve la créature très expressive par moment , j'ai bien senti qu'elle était agacée et qu'elle cassait tout plus pour qu'on lui foute la paix que par pur vice et ça m'a bien plu .
Certain des commentaires de Hud le caméraman m'ont fait bien rire aussi ...
Le seul "reproche" que je fais au film c'est que pour de la caméra amateure cela ne bouge pas assez à mon gout et c'est souvent trop propre .