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Chorake - Sompote Sands - 1981 (Crocodile, Les Mâchoires de la mort, Coccodrillo, Crocodile : les mâchoires de l'épouvante)

Crocodiliens >> Les Mâchoires de la mort - Sompote Sands - 1981

  

    

Jaquette Informations Notations
     
Titre : Chorake

Aka : Les Mâchoires de la mort ;
Crocodile ; Coccodrillo ;
Crocodile : les mâchoires de l'épouvante
Genre : Croco géant
Pays : Thailande/ Etats-Unis
Année : 1981
Durée : 92 min
Réalisateur : Sompote Sands
Acteurs : Nat Puvanai, Tany Tim,
Angela Wells, Kirk Warren...

Carcharoth :
 


 

Résumé :

'Un crocodile gigantesque, devenu ainsi à cause de retombées nucléaires, va terroriser un village thaïlandais avant qu'un groupe d'aventuriers se décide à aller affronter le monstre après avoir embarqué dans un petit rafiot...

"Depuis son avènement l’homme a tout fait pour détruire la nature, il est possible qu’un jour il y arrive. Mais il est possible un jour aussi que la nature se rebelle. Et ce jour là voila ce qui pourrait se passer…"

C’est sur cette sentence plutôt fataliste que démarre Crocodile, petite production thaïlandaise du début des années 80 qui s’inspire ouvertement de Les Dents de la mer de Steven Spielberg, tout en y ajoutant quelques petites touches liées aux films catastrophes et autres Kaiju. Co-produit par Dick Randall, un nom bien connu des amateurs de nanars, et réalisé par un illustre inconnu nommé Sompote Sands, Chorake est tout sauf un bon film.

Pourtant les premières minutes laissaient augurer un spectacle plutôt généreux, alors qu’un île thaïlandaise est en partie ravagée par un cyclone d’une puissance redoutable, mettant à sac diverses maquettes tout en noyant une bonne brouette de figurants locaux. Décidément la nature ne rigole pas vraiment, surtout quand il est question de se venger d’une explosion atomique ayant eu lieu non loin de là. Et comme si cela ne suffisait pas, elle va même envoyer là bas un autre agent destructeur : un crocodile mutant gigantesque, capable de raser un village en quelques coups de queue.
Le docteur Akom vit non loin de là, avec sa femme et sa fille, et alors que ces deux dernières se baignent sur la plage avec une amie de la famille, toutes trois vont finir déchiquetées par les puissantes mâchoires de l’énorme reptile. Désespéré, le médecin va prendre congé de l’hôpital dans lequel il travaille, afin de pourchasser le monstre qui à anéanti sa famille. Aidé du futur marié de la jeune fille décédée, d’un type qui sait tout sur tout concernant les reptiles et d’un navigateur hors pair, ils partent donc à la chasse car de toute manière personne ne veut les croire quand à l’existence certaine d’un effroyable monstre marin… Là encore l’ombre de Les Dents de la mer ne fait aucun doute.

A partir de là, le film part dans toutes les directions, puisant des idées à droite et à gauche, ébauchant quelques pistes scénaristiques qui ne seront que rarement suivies, ce qui fait que l’ensemble demeure assez incompréhensible, d’autant plus que le montage du réalisateur suit la même logique…
Ajoutons à cela une bande son qui ne se soucie guère de la moindre cohérence et qui tape rapidement sur le système, des acteurs -si mauvais que créditer ici leurs noms ne ferait qu’alourdir la malédiction qui pèse déjà sur eux- qui déblatent des lignes de dialogue d’une rare absurdité et qui plus est sont doublés avec les pieds…

Seuls les amateurs de maquettes risquent au final d’y trouver leur compte, car ces dernières sont plus que nombreuses. De la ridicule et hallucinante séquence finale opposant nos navigateurs au monstre, ce qui va se résumer à l’écran à un bébé crocodile qui mordille un modèle réduit de navire (après tout de même avoir sauté par-dessus, séquence culte que Tobe Hopper reprendra, sans doute involontairement, bien des années plus tard dans son propre Crocodile), à la destruction de villages par une énorme queue de reptile en plastique, nous sommes au moins sur que les modélistes de l’équipe de production ont eu du travail… Et si l’on sent que tout le monde y a sans doute mis de la bonne volonté, c’est pourtant un des plus gros points noirs du film. Car mélanger de vrais crocodiles de différentes tailles aux milieux de maquettes et de dioramas, à des apparitions du monstre rigide en plastique venu croquer des victimes, fait que rarement l’échelle de ce dernier sera respectée.

Entre autres séquences farfelues, outre le fait que l’animal, vu sa taille gigantesque, parvienne à créer des typhons et autres raz de marée quand il le veut bien, la palme revient sans doute à la mise en place d’un piège destiné à le capturer. Et là, les scénaristes n’ont pas trouvé de meilleure idée que de faire déposer par des plongeurs, un gigantesque piège à loup de plusieurs mètres de diamètre au fond de la mer (enfin de la piscine plus précisément) !

Les attaques en elles-mêmes se font plutôt rares, et bien que le crocodile mutant dévore tout ce qu’il trouve sans distinction d’age ou de sexe, le spectateur reste plutôt sur sa faim. A part la vue de quelques membres préalablement tranchés et d’eaux devenant subitement rouges, pas grand-chose ici à se mettre sous la dent question effets gores. Il est d’ailleurs amusant de constater lors de scènes se déroulant dans l’eau, que bon nombre de figurants crachent du sang par la bouche sans que rien ne se passe à l’écran ni que le crocodile soit en train de leur chatouiller les pieds…
Ces dernières sont de plus très mal mises en scène, l’attaque typique étant représentée selon le schéma suivant : stock-shots d’un gros plan sur un œil de crocodile, la victime se retrouve à l’eau d’une manière ou d’une autre, et le faux crocodile en plastique entraîne le corps ainsi capturé dans sa mâchoire titanesque (tout de même capable de contenir un adulte entier le corps allongé)…

Malgré des bons sentiments, Crocodile s’avère être une production maladroite, dotée longueurs pesantes, de nombreuses incohérences, et d’effets spéciaux loupés dans leur plus grande partie, ce qui ne lui permet aucunement de se démarquer des innombrables films catastrophes animaliers sortis à la même époque. Mieux vaut donc vous tourner vers des titres comme L'Incroyable Alligator, Les Dents de la mort ou même la petite bisserie transalpine qu’est Killer Crocodile pour rester dans la même décennie.

Carcharoth le 25/05/2007

Galerie :

Crocodile Crocodile Crocodile

Commentaire 
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damien7?26 May 2007, 20:36

Assez Z en effet ,voire même un des pires tout monstres confondu .Il me semble que la bestiole varie de taille selon les scènes (je n' irai pas revérifier).Les thaïlandais ont fait mieux depuis avec brutal river !

keket?18 April 2007, 04:31

J'adore la scene de fin ou le croco fait un carnage digne d'un tsunami, ce film est une belle allégorie

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