Autres animaux tueurs >> Day of the Animals - 1977 - William Girdler
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Titre : Day of the Animals
Aka : Something is out There
Genre : Nature en rogne
Pays : Etats-Unis
Année : 1977
Durée : 97 min
Réalisateur : William Girdler
Acteurs : Christopher George, Leslie Nielsen,
Lynda Day George, Richard Jaeckel,
Michael Ansara... |
Carcharoth :
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| Trailer |
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Résumé :
'Suite à une dégradation de la couche d’ozone, entraînée par la pollution, tous les animaux terrestres vont devenir fous et agressifs. Manque de bol, un groupe de randonneurs vient d’être déposé dans un coin perdu juste avant que la quarantaine soit annoncée...
A peine un an après Grizzly, et toujours pour profiter du succès de ce genre de films quelques années après la sortie Willard mais surtout celle de Les Dents de la mer, William Girdler va faire preuve d’une réelle ambition en nous proposant ce Day of The Animals. A l’image de Les Bêtes féroces attaquent qui sortira quelques années plus tard, ici pas question de se focaliser sur un seul animal ou une seule espèce, en effet nous allons croiser divers oiseaux sauvages, comme des aigles ou des vautours, un ours, des chiens, des pumas et des coyotes mais aussi des serpents ou des rats, vous l’aurez compris il y a de quoi faire !
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Toutes ces bestioles sont devenues agressives à cause d’un trou dans la couche d’ozone qui à des effets néfastes sur toute forme de vie terrestre, avec un impact plus important pour le moment sur les pentes montagneuses élevées. Le message écologique propre à cette catégorie cinématographique est ici vraiment présent, il ne sert pas juste à justifier une fois la soudaine férocité de la faune avant de passer aux oubliettes, des passages à la radio ou sur un poste de télévision insistent régulièrement sur le fait que l’homme est à l’origine de ce problème dont les effets sont encore incertains.
Le film débute de manière très habile, nous nous retrouvons en compagnie d’un groupe tout ce qu’il y a de plus hétérogène, avec ses citadins qui viennent s’aérer un peu et découvrir la montagne à travers une randonnée de quelques jours. Bien évidement certains caractères se détachent déjà du lot, on remarque rapidement une mère snobinarde et gueularde envers sont enfant, un indien plutôt zen, une odieuse vedette, un gentil couple d’amoureux etc bref en tout une bonne douzaine de personnes qui vont devoir apprendre à vivre ensemble durant quelques temps. Même si l’on saisit rapidement les particularités des différents individus, cette partie permet vraiment au réalisateur d’approfondir les relations entre eux, nous permettant également de mieux nous attacher à ces derniers, même si certaines personnalités sont trop caricaturales pour que l’on s’y attarde vraiment.
Parallèlement aux tensions internes que l’on voit évoluer au sein de ce groupe, la camera s’attarde régulièrement sur des oiseaux, qui semblent observer les moindres faits et gestes de nos protagonistes. La tension monte petit à petit, car en plus de se sentir observé, nous randonneurs vont à un moment se surprendre à écouter un silence anormal, pas le moindre petit bruissement ne viendra troubler cette quiétude insolite, quand soudain un vautour sans passer à l’attaque, décide de venir observer de plus près ses adversaires potentiels, sous les cris de tous ses congénères qui s’agitent autour du lieu de repos.
De manière très efficace, tout le film repose un peu sur ce principe, car les attaques en elles-mêmes ne sont guères sanglantes ou excessivement violentes contrairement à la férocité que l’on peu observer dans Les Bêtes féroces attaquent par exemple, le réalisateur préférant ici jouer avec nos nerfs. En effet les animaux dans leur folie ont encore suffisamment de retenu et d’instinct de survie pour ne pas défier de front un groupe d’une douzaine de personnes. Ces derniers, à la manière de leurs réactions dans leur milieu naturel, préfèreront attendre la nuit, alors que le feu sera peu entretenu pour agresser une victime plus faible ou un peu isolée. Attaquée et blessée par canidé sauvage (coyote ou loup je ne sais plus vraiment !), une jeune femme est raccompagnée par un gars jusqu’au point de départ afin qu’un hélicoptère puisse la mener à l’hôpital. Une fois sur place, des vautours déchaînés vont violement les assaillir et cette dernière va finir par succomber. L’homme impuissant face à cette scène parviendra à s’échapper et va rencontrer une fillette apeurée et abandonnée près d’une rivière. Pendant ce temps le reste du groupe aura à nouveau à subir l’assaut nocturne de deux pumas, qui s’ils ne feront pas de victimes auront au moins réussit à semer le trouble dans les relations entre les campeurs.
De plus en plus angoissés, ils vont finir par se séparer en deux groupes alors qu’ils découvrent que le point de ravitaillement a été dévasté. C’est le personnage odieux joué par Leslie Nielsen, excellent dans ce rôle, qui va prendre la tête d’un des deux groupes. Ce dernier, grisé par un sentiment de puissance et semblant devenir de plus en plus fou, va alors tenter de violer une jeune fille, tuant dans le même temps son compagnon qui a tenté de s’interposer. Les effets atteignant les animaux peuvent en effet agir sur l’homme, qui finalement n’est autre qu’un animal, un peu plus évolué certes, capable d’agir de manière réfléchie plutôt que de réagir instinctivement, mais la finalité est là, et le réalisateur en joue de belle manière. La frayeur règne alors dans ce petit groupe, quand un ours décide de passer à table, mais certain de sa force Leslie part combattre l’énorme bête à mains nues à la manière d’un lutteur... Tous ces petits groupes isolés subiront les assauts de divers animaux, notamment des chiens attaquant en meute la bave aux lèvres, lors de quelques scènes assez éprouvantes, ou encore lorsque des rats décident de s’en prendre au sheriff de la ville la plus proche, évacuée par l’armée.
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Le gros point fort de ce film, outre la superbe photographie, les paysages magnifiques aperçus régulièrement et une mise en scène sans faille, est véritablement la tension et l’angoisse que l’on ressent alors que l’on se met à la place des pauvres randonneurs, isolés, affamés, et à la fois observés et traqués par des animaux qui agissent de manière collaborative afin d’arriver à leurs buts. Ce sont par exemple les oiseaux, qui de jour ou de nuit semblent surveiller les proies, décidant du moment opportun pour passer à l’attaque en poussant des cris stridents, reçus comme une incitation par les autres espèces à déclencher l’assaut.
Les attaques souvent rapides et nocturnes, se passent alors que les hommes semblent désemparés, ne sachant plus que faire en de telles situations. Si William Girdler n’avait pas utilisé la forêt à son avantage dans Grizzly, il se rattrape de très belle manière ici, en faisant une entité à part entière, menaçante et particulièrement dangereuse pour l’homme. Tous ces passages sont sublimés par l’excellente musique de Lalo Schifrin et l’on se surprend vite à trembler lorsque par exemple, les survivants se retrouvent cernés par des chiens fous dans une petite cabane en bois qu’ils ont du mal à défendre. L’ampleur du phénomène est également soulignés par quelques passages nous montrant l’évacuation engagée par l’armée, laissant derrière elle des villes fantômes, dans lesquelles l’animal est devenu le seul maître à bord. Cette ambiance très pessimiste durera un bon moment avant que d’une manière un peu abrupte, dont je vous laisse la surprise si vous ne connaissez pas ce film, le cauchemar prend fin. Day of the Animals est en tout cas une superbe production à revoir ou à découvrir pour ressentir quelques petites frayeurs...
Carcharoth le 24/01/2005
Galerie :
J'aime beaucoup, la diversité des espèces et des attaques du même coup empêchent de sombrer dans la redondance et l'ennui (attaque préférée : celle d'un ours avec Leslie Nielsen en bédaine). Les acteurs sont tout ce qu'il y a de plus correct. Pour le final, je m'attendais à autre chose, mais il reste bien et nous montre un autre effet possible de la dégradation de la couche d'ozone.
heysel — 20 août 2006, 23:11
Carcharoth — 25 november 2005, 11:09
J'ajouterais juste qu'il vaut mieux éviter d'acheter le dvd qui traine à quelques endroits, il est recadré à mort. Mieux vaut donc se tourner vers les VHS ou un éventuel passage télévisé (sur ciné fx il y a quelques mois par exemple). Un dvd est prévu il me semble pour décembre ou janvier mais à priori il s'agirait plus ou moins d'une réédition du premier, à confirmer...
ZombiGirl — 24 november 2005, 11:09
4/5
Une merveille ! Des attaques impressionnantes, une ambiance glaçante malgré le soleil éblouissant, une histoire crédible, des acteurs très bons (surtout Leslie Nielsen) et l'attaque des bergers allemands fait froid dans le dos. Une excellente découverte.