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Ein toter Taucher nimmt kein Gold - Harald Reinl - 1974 (Deadly Jaws, No Gold for a Dead Diver)

Requins >> Deadly Jaws - Harald Reinl - 1974

  

    

Jaquette Informations Notations
     
Titre : Ein toter Taucher nimmt kein Gold

Aka : Deadly Jaws ;
No Gold for a Dead Diver
Genre : Requins
Pays : Allemagne
Année : 1974
Durée : 91 min
Réalisateur : Harald Reinl
Acteurs : Horst Janson, Hans Hass Jr.,
Marius Weyers, Monika Lundi,
Sandra Prinzlow...

Carcharoth :
 


 

Résumé :

'Année 1540, un ouragan violent ravage les côtes du Mexique. Face aux éléments en colère, un navire, le Zéphyrus, transportant un immense trésor va alors sombrer. 4 siècles plus tard, un étudiant en médecine met la main sur une carte indiquant l'emplacement d'un trésor enfoui. Avec 4 autres personnes, il décide donc de monter une expédition. Mais l'océan va leur réserver quelques surprises…

Adapté d’un roman allemand à succès de Hans G. Konsalik, Ein toter Taucher nimmt kein Gold est une production sortie en 1974, soit un an avant que le terrifiant grand requin blanc de Steven Spielberg terrifie d’innombrables spectateurs. Car il y a bien un avant et un après Les Dents de la mer. En effet, toutes les productions post-Jaws qui, à quelques exceptions près, mettent en scène des squales mangeur d’hommes, suivent à peu près le même schéma et se basent sur des justifications écologiques ou biologiques pour légitimer la présence de requins-tueurs. Pourtant, en ce qui concerne les films précédant 1975, il n’est pas encore question de la diabolisation à outrance des squales, ces derniers se contentant généralement de pimenter un peu le récit de par leur présence. Que ce soit dans Opération requins et l’aspect recherche scientifique militaire, Tiko and the Shark et son histoire d’amitié ou tous les films de chasse au trésor sous-marine, c’est l’aventure qui prime sur le reste. Deadly Jaws est de ceux-là, bien qu’il se rapproche plus de titres comme Shark!, Les Requins ou encore Terreur sous la mer.

C’est Harald Reinl, réalisateur prolifique ayant pas mal œuvré dans le genre western ou aventure, qui se charge d’adapter les écrits de Konsalik, et nous délivre un film d’aventures pas désagréable malgré son approche très classique de la sempiternelle chasse au trésor.
Trois amis, après avoir bien entendu mis la main sur une carte révélant l’emplacement d’un ancien galion espagnol chargé de richesses dérobées aux Aztèques et aux Mayas, s’empressent de se mettre en route. N’ayant aucune notion de plongée sous-marine, ils vont engager un plongeur professionnel et sa compagne. Ce dernier va insister sur les risques que cela représente, négocie 20% du butin, et finalement accepte de les initier aux joies de la plongée avant d’embarquer tout le monde sur la Neustra Senora. Évidemment, ils ne sont pas les seuls sur la piste de ce trésor, va alors s’ensuivre diverses tensions au sein de l’équipage : suspicions, trahisons, réconciliations, jalousie féminine, fusillades et autres péripéties liées aux séquences sous-marines. Sans oublier la présence de requins, attirés volontairement par une jeune femme visiblement en colère…

Une histoire usitée, portée par des personnages qui ne sont pas d’une grande originalité, mais qui a le mérite de se suivre tranquillement malgré le rythme pas toujours très vif de l’ensemble. Mais l’élément le plus absurde d’Ein toter Taucher nimmt kein Gold demeure certainement la faculté qu’ont les plongeurs de discuter entre eux sous l’eau, comme s’ils étaient autour d’une table. Je ne suis pas un spécialiste en plongée, mais j’ai du mal à imaginer deux personnes parlant tranquillement avec un respirateur dans la bouche, radio ou pas dissimulée dans le masque piqué à James Bond. Le procédé semble destiné à faciliter la narration, puisque les pensées de ces derniers nous sont aussi communiquées sous la forme de dialogues, mais il est difficile de s’y faire, même si les hommes-grenouilles exécutent simultanément les gestes et signes adéquats.

Le casting n’est pas déplaisant et les acteurs se débrouillent plutôt bien malgré une certaine disposition à un peu trop exprimer leurs émotions, mais c’est surtout la réalisation et le montage qui surprennent un peu. Harald Reinl a visiblement du mal à savoir où il va et certains passages s’enchaînent de manière plutôt étrange, notamment dans la seconde moitié de Deadly Jaws. Les zooms un peu pénibles et la relative mauvaise qualité des séquences sous-marines nuisent également au film, mais heureusement quelques passages comme un affrontement entre un plongeur et un requin, assez réussi, rythmé et énergique viennent rompre la monotonie ambiante.

Outre quelques stock-shots, de vrais squales apparaissent à l’image, bien que ces derniers ne semblent pas très vifs. En effet, certains passages semblent utiliser un animal mort, guidé sous l’eau via des filins invisibles, mais je me trompe peut-être sur ce point. Les attaques sont rares et peu impressionnantes, mais les requins n’ont qu’un rôle secondaire dans cette aventure, au même titre qu’un poulpe dérangé en pleine sieste ou un poisson tropical qui va tout de même paralyser un des plongeurs de manière assez violente.

Le final tranche un peu avec le reste, puisqu’il ne s’agit que d’une longue fusillade, guère palpitante, ce qui est d’autant plus rageant que le réalisateur a tourné de nombreux westerns… Enfin, on sourira tout de même en apprenant que nos gentils benêts ont fait tout ça pour rien puisque le gouvernement mexicain s’accapare le trésor, leur laissant tout de même quelques pièces en or à partager…

Sans être une grande réussite, Ein toter Taucher nimmt kein Gold parvient à divertir malgré ses longueurs et autres petits défauts. Les amateurs d’aventures et de chasses au trésor apprécieront sans doute, alors que les fanatiques d’agressions animales risquent de se sentir un peu bernés par cette production, habillement retitrée Deadly Jaws lors de sa sortie sur le marché américain, de manière à profiter de l’engouement voué à Jaws durant cette période. Mais dans un genre analogue, préférez tout de même Sharks' Treasure de Cornel Wilde, autrement plus entraînants.

Carcharoth le 29/01/2008

Galerie :

Commentaire 
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damien 7?01 August 2007, 20:52

Just pour signaler que le réalisateur ,Harald Reinl est un trés bon réalisateur qui a donné le meilleur dans ses films (krimi,Mabuse ,western ,Sigfried,horreur) .Donc ,sa présence est au minimum un gage de valeur !

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