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Titre : El Ataque de los pájaros
Aka : Beaks : The Movie ;
Birds of Prey ; Evil Birds
Genre : Oiseaux tueurs
Pays : Mexique
Année : 1987
Durée : 88 min
Réalisateur : René Cardona Jr.
Acteurs : Christopher Atkins, Michelle Johnson,
Sonia Infante, Salvador Pineda,
Aldo Sambrell... |
Carcharoth :
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Résumé :
'Une journaliste couvre un évènement étrange, l’attaque d’un fermier par ses poulets et découvre que cette affaire n’est pas un incident isolé. En traversant l’Espagne avec son caméraman elle va découvrir les survivants d’une ville attaquée par des oiseaux 30 ans auparavant. Seulement les attaques vont recommencer assez rapidement…
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Etrangement les films d'agressions animales mettant en scène des oiseaux sont peu nombreux. Pourtant la production culte d'Hitchcock, Les Oiseaux, aurait pu engendrer une lignée de copies plus ou moins conformes, dont les réalisateurs nous ont abreuvés durant la décennie suivant la sortie de Les Dents de la mer. Il n'en est malheureusement rien. Ceci est sans doute du à la difficulté de rendre crédible la chose, les effets spéciaux devant jouer un rôle important. Il est, pour les petites productions, sans doute déjà plus aisé de récupérer des stock shots de requins ou autres crocodiles dans leurs milieux naturels, sans compter que ces bestiaux sont plus facile à mettre en scène efficacement, à moitié caché dans l'eau ou lors de scènes nocturnes, et ce malgré des effets spéciaux parfois très proche de ce qu'aurait pu réaliser une classe de maternelle pour le carnaval. Bien entendu filmer un ciel rempli d'oiseaux ou des structures recouvertes de plumages divers et variés tout en donnant un petit aspect menaçant et envahissant à l'ensemble est à la portée du premier venu, mais faire interagir tout ça avec des acteurs et les décors est une autre pair de manche.
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Grâce à un montage assez habile, René Cardona Jr. parvient tout de même à faire illusion. Les raccords ne sont pas toujours très fluides ou réalistes, mais dans l'ensemble on est dans une bonne moyenne, même si l'on est tout de même très loin de la mise en scène du maître du suspens. Le réalisateur mexicain nous livre en quelque sorte ici une relecture sanglante de Les Oiseaux, privilégiant la violence graphique, pourtant déjà présente dans l'original et sa suite Les Oiseaux 2, à la tension dramatique et apocalyptique du film d'Hitchcock. Certains passages sont pourtant bien flippants malgré quelques petits ratés, je pense par exemple au moment ou une famille joyeuse vient prendre quelques photos sur une place envahie de pigeons. On se doute bien que l'équipe technique devait balancer des miettes de pain là où ils voulaient que les oiseaux se déplacent, un peu à la manière des rats dans le Les Rats de Manhattan de Bruno Mattei, mais la présence de ces inombrables bestiolles parvient tout de même à rendre l'ambiance angoissante. D'autant plus que les plans où on les voit s'agglutiner sur des murets, avec quelques zooms sur leurs regards vides et froids n'égayent pas l'ensemble, même si le film propose un ton plutôt désinvolte et non dénué d'humour.
Du côté des attaques nous sommes par contre gâtés, ces dernières sont très nombreuses et généralement bien saignantes. Dès le début du film nous voyons un homme se faire arracher un oeil, puis par la suite on assiste à l'attaque d'un avion et de son pilote, l'assaut d'un train, ou l'agression assez folle d'un type en deltaplane se faisant égorger et piquer un oeil (décidément ils en sont friands) en plein vol. Les gens ne sont à l'abri nul part, les oiseaux envahissent toutes les maisons avec une facilité déconcertante, cassant les fenêtres ou déboulant par les systèmes d'aération, picorant vivants tous les occupants. Ces scènes s'enchainent à un rythme effréné, tout juste entrecoupées de quelques passages maintenant l'histoire debout à travers le reportage de nos journalistes.
Les acteurs s'en sortent pas mal, on y retrouve d'ailleurs Christopher Atkins déjà aperçu dans Shakma. Musicalement par contre c'est très répétitif, le très prolifique Stelvio Cipriani n'était sans doute pas vraiment inspiré, s'essayant à diverses expérimentations sur sont synthétiseur.
La fin est par contre un peu abrupte, mais elle a le mérite de laisser planer le doute quand à toute cette histoire. La nature à plus ou moins envoyé un avertissement cette fois-ci à l'encontre de l'homme... Qu'adviendra t-il par la suite si ce dernier n'améliore pas son comportement ? Ben vous l'avez deviné, les oiseaux vont revenir foutre la merde, d'où cette psychose actuelle sur la grippe aviaire... ils y sont presque !
Une bonne petite série B en tout cas.
Carcharoth le 03/04/2006
Galerie :
Mouais...c'est un film pas trop mal mais j'ai été un peu déçu quand même. Il y a beaucoup d'attaques, bien sanglantes pour certaines, mais décevantes pour beaucoups. On attend impatiement l'attaque du train, l'auteur nous ayant mis l'eau à la bouche en nous faisant comprendre qu'elle était inévitable, et quand elle arrive quelle déception... 4 pigeons qui volent au dessus de passagers qui changent de wagon.... ça laisse sur sa faim quand même.
D'ailleurs les pigeons il n'y a presque que ça dans ce film a part un aigle apparemment très friand d'yeux.
Enfin ne soyons pas trop sévère, c'est quand même un petit film pas mal fait qui se laisse suivre et ménage quelques moments un peu angoissants.
Carcharoth — 02 avril 2006, 22:13
turok — 02 avril 2006, 22:13
Allechante ta critique carchar. Où peut-on trouver ce film? Est-il dispo dans les virgin et tout ça ou faudra-t-il essayer ebay.com?