Serpents >> Terreur sous la mer - 1974 - Russ Mayberry
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Informations |
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Titre : Fer-de-Lance
Aka : Terreur sous la mer ;
Death Dive ; Operation Serpent
Genre : Des serpents sans tuba
Pays : Etats-Unis
Année : 1974
Durée : 100 min
Réalisateur : Russ Mayberry
Acteurs : David Janssen, Hope Lange,
Ivan Dixon, Jason Evers,
Charles Knox Robinson... |
Carcharoth :
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Résumé :
'Un sous-marin américain quitte Tierra Del Fuego. Un des membres de l'équipage a ramené à bord une caisse remplie de serpents mortels, qui vont rapidement se retrouver en liberté, tuant quelques personnes au passage, provoquant ainsi l’échouage du submersible. Le reste de l'équipage va alors tout tenter pour survivre et affronter les féroces reptiles...
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Un sous-marin échoué, un équipage en proie à de nombreuses morts, des personnes qui réagissent de manière pas toujours très raisonnée, la survie qui devient un enjeu fondamental, tous les ingrédients du film catastrophe lambda sont réunis dans cette petite production télévisée intitulée Fer-de-Lance. Mais comme son titre l’indique clairement, un autre problème vient troubler cette atmosphère déjà peu rassurante pour les marins embarqués dans leur prison aquatique : la présence de nombreux serpents venimeux dans l’enceinte du submersible. Ces derniers sont d’ailleurs à l’origine de tout ce bordel, ayant sournoisement liquidé un à un les hommes chargés du bon fonctionnement du sous-marin juste après que celui-ci ait immergé.
Aux commandes de cette production nous retrouvons Russ Mayberry, réalisateur ayant déjà oeuvré dans le vaste catalogue des films d’exploitation avec entre autres The Jesus Trip issu de la mouvance bikesploitation initiée par Easy Riders, ou que l’on retrouve dans les crédits de nombreuses séries télévisées (Manimal, L’Homme qui valait 3 milliards, etc.) Pour sa première incursion dans le film catastrophe, très en vogue à cette époque, avec la même année la sortie de La Tour infernale ou encore de Tremblement de terre, mâtiné d’agressions animales, Russ Mayberry ne fait guère preuve d’originalité.
Le réalisateur suit à la lettre le manuel « Le film catastrophe pour les nuls », sans pour autant procurer le moindre intérêt chez le spectateur. Si l’atout principal de ces productions est généralement, soit l’approche grand-spectacle (éruptions exagérées, météore qui défonce la planète, etc.), soit la tension pesante et le ton pessimiste engendrés par le lieu de l’action, un sous-marin se prêtant parfaitement à cette approche, Fer-de-Lance ne possède rien de tout ça.
Nous suivons alors le périple de l’équipage, alternant entre d’interminables séquences de dialogues sans grand intérêts ou quelques longues excursions sous-marines destinées à permettre au navire de remonter à la surface…
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Rien de bien palpitant donc. Mais les serpents dans tout ça ?
Rapatriés dans l’enceinte du bâtiment par un marin, qui ne sait d’ailleurs pas trop pourquoi il a acheté ça au vieil autochtone à la mine patibulaire de La Terre de feu, les reptiles ne sont guère présents à l’écran une fois la première demi-heure passée. Bien évidemment, notre abruti de service n’a pas acheté d’inoffensives couleuvres, mais des spécimens hautement venimeux de l’espèce des fers de lance. Excepté quelques petites attaques à se mettre sous la dent, durant lesquelles on verra les reptiles planter leurs crocs empoisonnés dans un bout de chaussette ou de pantalon, les serpents se contentent de se balader dans le sous-marin, sans que leur présence accapare réellement l’attention des personnes présentes. À l’inverse de Des Serpents dans l’avion, les animaux ont donc ici un rôle très secondaire. L’utilisation de vrais serpents rend les trucages très réalistes, même si certains faux bestiaux sont très perfectibles dans une ou deux scènes (généralement leur élimination).
La chasse aux serpents organisée par l’équipage ne sera guère plus passionnante, ces derniers se contentant de fouiller partout, soulevant les caisses une à une sans tomber sur quoi que ce soit d’effrayant. Le réalisateur tente par moments de faire monter la tension, soignant un peu plus sa mise en scène et balançant la musique adéquate, mais la mayonnaise ne prend jamais, et ce, jusqu’au final, qui ne surprendra d’ailleurs personne. La déception ne tarde pas à rattraper l’ennui.
Si les personnages et leur motivation, la survie, ne sont pas vraiment originaux, le casting est bien plus attractif et sympathique que le film, même si les acteurs ne semblent pas vraiment concernés par le film pour lequel ils tournent. Nous retrouvons donc dans Fer-de-Lance des noms comme ceux de David Janssen (Moon of the Wolf, le rôle titre de la série Le Fugitif), Hope Lange (Un justicier dans la ville, Blue Velvet), Ivan Dixon (Papa Schultz, Un homme comme tant d'autres), Jason Evers (Barracuda, Claws, Les Evadés de la planète des singes) ou encore Charles Robinson (L'Enterrée vive, The Brotherhood of Satan, Doberman Gang).
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| Russ Mayberry nous délivre ici un téléfilm longuet et ennuyeux, empruntant des idées à deux genres cinématographiques sans en garder les atouts principaux. Fer-de-Lance a cependant le mérite d’aborder une thématique qui sera plus tard reprise dans de nombreux titres, celle de faire interagir des animaux tueurs avec des hommes prisonniers d’un espace confiné. Pour rester chez les reptiles, vous pouvez sans hésiter vous tourner vers le sympathique Des Serpents dans l’avion, qui va au bout de son concept sans se soucier d’autre chose que le divertissement du spectateur. |
Carcharoth le 22/01/2008
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