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Titre : Frog-g-g!
Genre : Batracien mutant
Pays : Etats-Unis
Année : 2004
Durée : 80 min
Réalisateur : Cody Jarrett
Acteurs : Kristi Russell, Adriadne Shaffer,
Robert Brink, Michael McConnohie,
James Duval... |
Carcharoth :
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Résumé :
'Des déchets chimiques déversés dans la nature provoquent la naissance d'un mutant dont l'instinct le pousse à rechercher des femmes à féconder pour la survie de son espèce. Le docteur Barbara Michaels poursuit la grenouille partout où elle pose ses pattes.
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Produit par End of All Cinema, Frog-g-g, sur le papier, se présentait comme une parodie prometteuse des Monster Movies des années 50 mâtinée d’une bonne louche d’intentions écologiques propres aux Nature runs amok movies des années 70. Son affiche tape à l’œil, son scénario invraisemblable et un trailer alléchant participaient grandement à l’attrait irrésistible de l’amateur de séries B envers cet ovni indépendant. Mais une fois la surprise passée, nous nous rendons finalement compte que l’aspect parodique est finalement peu appuyé, au profit d’un hommage, rigolo certes, aux films dont Frog-g-g se revendique. De Creature from the Black Lagoon à The Horror of Party Beach en passant par des titres comme Humanoids from the Deep ou encore Aquanoids, les influences sont variées et relativement connues pour que le réalisateur, Cody Jarrett, se permette de se reposer sur les codes et clichés du genre, et ce n’est sans doute pas un hasard si Roger Corman est remercié dans les crédits du film.
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En ce qui concerne les personnages nous retrouvons donc un industriel pourri, aux excès de colères fréquents et au langage vulgaire, qui enterre des produits dangereux en pleine nature sans se soucier de quoique ce soit. Il n’avait cependant pas réalisé que le lieu de dépôt se trouvait près des réserves d’eau de la ville et d’une ferme de pêche, ni non plus que mère Nature allait réserver une surprise de taille aux habitants du coin…
Le docteur Barbara Michaels, inspectrice environnementale, enquête sur les phénomènes étranges qui se produisent non loin de là, notamment l’apparition d’espèces mutantes qui ne présagent rien de bon, découvertes par un pêcheur. Epaulée par son amie Trixie, car ici le couple principal n’est pas la famille modèle américaine (un mari, sa femme, deux enfants et un chien) mais un couple de lesbiennes, elle va tout mettre en œuvre pour empêcher que le pire ne se produise, malgré les réticences du shérif local.
Rien de bien original donc à première vue, si ce n’est les motivations du mutant lui-même, car en effet, ce dernier n’est pas là pour tuer tous les hommes qui passent ou se venger des actions de ces derniers envers dame Nature, mais bel et bien de féconder des humaines afin de faire prospérer son espèce ! Nous voila donc face à un grenouille géante violeuse ! Batracien à l’appétit sexuel sans limite dont la mission sera facilitée par la proximité de la finale de football américain, qui va réunir toute la ville, et la présence d’une école catholique de jeunes filles non loin de là.
Malheureusement, malgré tous les atouts qui sont de son côté, Frog-g-g se révèle être assez décevant. A trop vouloir occulter les aspects horrifiques pour se concentrer sur des petites touches comiques, Cody Jarrett oublie ce qui fait réellement l’essence de ce genre de films : le monstre ! Car en effet il va falloir patienter plus de 40 minutes afin que notre mutant amphibien ne cesse d’être à peine suggéré. Durant tout ce temps l’histoire s’attarde goulûment sur la vie de nos deux jeunes femmes (interprétées par Kristi Russell et Ariadne Shaffer), propice à de nombreux plans nichons et autres caresses, et l’enquête peu ambitieuse de Barbara.
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Mais l’attente en valait la peine, avec des moments clés rythmés et soulignés lourdement par une musique style dessins animés ou série télé niaiseuse, les apparitions du Frogman seront un régal. Peu subtiles ces dernières sont réellement amusantes et sublimées par la performance du comédien costumé, qui parvient vraiment à faire vivre cette aberration enfantée par la nature à travers des mimiques et une gestuelle à mourir de rire. Le costume moulant du mutant participe également à cette réussite, sont air halluciné étant à lui seul un remède contre la morosité. Il est par contre bien dommage que ces scènes soient si rares, mais les deux viols ou la panique que provoque le monstre durant le match méritent le coup d’œil. D’autant plus que ces passages sont affublés de dialogues d’une intensité rare ! « Fuck me now frogman ! », « Oh my God ! The monster frog ! Run for your life ! » ou encore lorsque l’une des victime raconte qu’elle à été violée par une grenouille géante sont autant d’exemples de ce qui vous attend dans Frog-g-g.
Un film de fan pour les fans donc, dont on sent qu’il à été concocté avec un amour non dissimulé pour le cinéma de genre par son réalisateur, mais qui malencontreusement ne réussit pas sur toute la ligne. Pas assez extravagant et un peu longuet, Frog-g-g échoue de peu là où un titre comme Psycho Beach Party se révélait être une merveille du début à la fin.
Il demeure en tout cas un film à voir pour passer une bonne soirée et soutenir les producteurs qui n’ont pas sombré dans la grande marmite des films de croque dénaturés par des CGI hideux.
Pour terminer voici une petite touche d’humour dissimilée dans les crédits de fin du film qui achèvera peut-être de convaincre quelques réticents devant cet achat, non pas indispensable mais agréable.
'This motion picture is protected under the laws of the United States and other countries. Unauthorized duplication, distribution, or exhibition will result civil liability, criminal prosecution, and the monster frog will hunt you down and kill you.
Carcharoth le 19/08/2006
Galerie :
Bon ça y est ils ont franchi la ligne que personne ne veux franchir: Un maniac Sexuel en costume de grenouille . -5/5
Sweet Jesus it's one of the worst movies I'v ever seen and i saw really tons of bad movies.
Poor , boring with most crapy monster in MM history.
1/6
MadXav — 28 août 2006, 13:56
Mouaip... Pour ma part, je suis perplexe. La créature n'apparait pas des masses (c'est pas faute de l'attendre!) et son charisme évident ne suffit pas à combler la lenteur générale de 2 premiers tiers de film. Un peu dommage parce qu'avec un scnéario et une créature aussi barré, y'avait à mon sens possibilité de faire beaucoup mieux...