Rongeurs >> La Malédiction des rats - Damian Lee - 1989
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Titre : Gnaw
Aka : The Food of the Gods 2 ;
La Malédiction des rats
Genre : Rats géants dopés
Pays : Canada
Année : 1989
Durée : 90 min
Réalisateur : Damian Lee
Acteurs : Paul Coufos, Lisa Schrage,
Réal Andrews, Stuart Hughes... |
Carcharoth :
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Résumé :
'Le docteur Kate Travis fait des recherches sur la croissance. Elle découvre une formule qui permet aux cellules de croître artificiellement. Elle expérimente ce produit sur un petit garçon de six ans, touché par une malformation génétique. L'expérience tourne au drame : l'enfant devient hystérique et dangereux. Avec l'aide d'un de ses anciens élèves, Kate Travis tente de trouver l'antidote. Les recherches sont sur le point d'aboutir lorsqu'une manifestation d'étudiants éclate : le laboratoire est saccagé, les animaux libérés. Quelques jours plus tard, des cadavres atrocement mutilés sont retrouvés près de l'université...
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Alors que les évènements de Soudain… les monstres se déroulait aux abords d'une ferme sur une île isolée, ce qui participait à l'ambiance oppressante et à l’aspect « sans issue » favorable au développement d’une nature "prédatrice" en mal de revanche, La Malédiction des rats opte de son côté pour un environnement urbain. Si le pessimisme du film de Bert I. Gordon n’a ici plus lieu d’être, ce choix permet d’envisager un développement du récit se rapprochant nettement plus du film catastrophe que du film de monstre. Sur le papier en tout cas…
Car le principal intérêt d’un film catastrophe se trouve être les séquences spectaculaires et l’ampleur des dégâts occasionnés, ce qui ici aurait pu ressembler à des rues jonchées de cadavres et parcourues par une flot noir sombre de rats géants. Il n’en est malheureusement rien. Le terrain envahi par les énormes rongeurs avides de chair fraîche va s’avérer un peu trop ambitieux pour le réalisateur et son budget. Les lieux explorés sont peu nombreux, et les séquences en extérieurs sont quasi-inexistantes, amoindrissant l’impact voulu par Damian Lee, d’autant plus que la douzaine de rats qui se baladent ne parvient à aucun moment à susciter la représentation d’une invasion terrifiante.
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La Malédiction des rats débute dans un laboratoire scientifique, selon un récit toujours teinté de l’écologisme basique propre à de nombreuses productions mettant en scène des animaux tueurs. Ce sont cette fois-ci des biologistes, décidément toujours à l’affût d’une connerie à faire, qui vont se retrouver à l’origine du désastre, ayant par négligence laisser ingurgité une hormone de croissance à leurs animaux de labo et bien pire encore… Mais ces derniers ne sont pas les seuls fautifs, puisque des activistes écolos type Greenpeace, venus vandaliser les locaux, vont ainsi libérer les rats aux dents acérées et à la croissance démesurée. Ce manque d’originalité permet néanmoins de créer un lien direct avec Soudain… les monstres.
Film avec lequel La Malédiction des rats partage de nombreux points communs, et malgré les 13 ans qui séparent les deux titres, pas grand-chose ne les distingue. L’histoire n’est guère plus attractive, les acteurs ne sont pas convaincants pour un sou, bien que Lisa Shrage et Paul Coufos tirent un peu leur épingle du jeu (à peine), les caricatures servant de personnages ont perdurées (le méchant scientifique, le gérant de l’Université proche de ses sous, etc.), les dialogues sont toujours aussi affligeants, et les effets spéciaux ne semblent pas avoir évolués d’un poil en une décennie. Pire, ces derniers sont par moments bien moins réussis que ceux du film de Bert I. Gordon, notamment en ce qui concerne les impacts de balles sur les rats mutants et les incrustations vidéos. Les rats géants factices utilisés pour les attaques en gros plan sont par contre un poil plus réaliste, bien qu’ils fassent encore un peu trop carton-pâte et paraissent un peu trop figés. La mise en scène est plate au possible, le montage n’est pas des plus énergiques, et l’ensemble oscille sans cesse entre le nanar et la petite série B fauchée.
Si les séquences d’attaques son peu nombreuses, certaines sont tout de même assez réussies, comme celle de l’invasion de la piscine publique durant une démonstration de natation synchronisée, où des rats de taille impressionnante débarque pour festoyer. Le montage de Damian Lee est immonde, mais l’ensemble demeure sympathique et les croquages assez nombreux. Certains passages très sombres dans les égouts de la ville parviennent également à provoquer un petit intérêt chez le spectateur médusé devant tant de médiocrité. La scène gore du film est assez amusante, mais tellement surréaliste et mal foutue qu’elle en devient complètement ringarde. Sous l’effet de la substance, la victime subit une mutation accélérée, provoquant le gonflement puis la liquéfaction de ses chairs. Un trucage grand guignolesque certes, mais plutôt réussi, si ce n’est que durant deux secondes qui paraissent interminables, nous voyons clairement à l’image les mains d’un assistant, appuyant joyeusement sur les seringues reliées aux tubes plus ou moins apparents dissimilés sous la blouse du mort en sursis.
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La Malédiction des rats n’est au final qu’une relecture basique, dont tous les éléments ont été revus à la baisse, de Soudain… les monstres. Une curiosité dispensable même pour les personnes ayant apprécié le premier volet, qui malgré quelques passages réussis et un humour parfois sympathique est tellement mal ficelé qu’il est difficile de ne pas rester sur sa faim.
Carcharoth le 01/12/2004
Galerie :
Un film qui vaut principalement sa vision grâce au carnage final où rats et humains tombent comme des mouches et par dizaines... Une fin comme on les aime! Mais c'est dommage que le reste soit assez inégal. Pas la même ambiance que le premier, mais reste une série B potable.
Turok — 09 mai 2006, 01:32
Le réalisateur compense son manque de budget par des tonnes de cadavres qui s'empilent aux abords de la piscine..... J'achète ! Merci Damian Lee pour la dernière scène.