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Godmonster of Indian Flats - Fredric Hobbs - 1973
  

    

Jaquette Informations Notations
     
Godmonster of Indian Flats Titre : Godmonster of Indian Flats

Genre : Mouton mutant gigantesque
Pays : Etats-Unis
Année : 1973
Durée : 89 min
Réalisateur : Fredric Hobbs
Acteurs : Christopher Brooks, Stuart Lancaster,
E. Kerrigan Prescott, Peggy Browne,
Richard Marion...

Carcharoth :
 


  Sin'Art

Résumé :

'Des vapeurs toxiques échappées d'une ancienne mine ont fait naître un embryon étrange. Un scientifique récupère l'animal dans son laboratoire, mais l'embryon va grandir de manière anormale, avant de prendre la fuite et de semer la terreur dans les environs.

Petite curiosité comme seules les années 70 sont capables de nous offrir, Godmonster of Indian Flats est absolument ahurissant. Une production décousue, assez ringarde et n’ayant pas eu le privilège de connaître une sortie en salle à l’époque, ce qui au vu du résultat n’est d’ailleurs guère étonnant, mais qui demeure inoubliable notamment grâce à son monstre totalement raté : un mouton mutant humanoïde d’environ trois mètres de haut, à la démarche pataude, doté d’une patte avant 4 fois plus longue que l’autre et d’une gueule en papier mâché.

Comment en sommes-nous arrivés là ? C’est très simple. Une étable dans laquelle vivent de nombreux moutons est située près d’une mine qui laisse s’échapper des vapeurs toxiques. L’inhalation de ces gaz par une brebis va avoir pour conséquence que celle-ci donne naissance à un agneau mutant. L’animal est récupéré par un scientifique, qui va l’élever dans le plus grand secret, jusqu'à ce qu’il atteigne une taille phénoménale. Profitant de la première occasion pour s’échapper, la bête va ensuite errer dans les environs, terrorisant les habitants…

C’est à Christopher Hobbs (Alabama's Ghost, Roseland) que nous devons donc cette histoire de mouton géant, énième variation traitant de la revanche de la nature sur l’homme, propre aux films catastrophes animaliers qui n’allaient pas tarder à véritablement pulluler sur les écrans. Réalisateur qui a d’ailleurs abandonné le monde du cinéma après seulement quatre films, préférant alors se tourner vers la sculpture, une reconversion qui a priori lui a été bénéfique professionnellement parlant. Si le casting est composé en grande partie d’illustres inconnus, il est intéressant de noter la présence de Stuart Lancaster (Faster, Pussycat! Kill! Kill!, Supervixens, The Loch Ness Horror) ou encore d’Erica Gavin (Vixen!), ayant tous deux tournés avec Russ Meyer au cour de leurs carrières respectives.
Le film est entre autres produit par Robert S. Bremson, qui connaîtra par la suite un peu plus de succès dans le genre en misant sur le très sympathique Alligator de Lewis Teague.

Si Godmonster of Indian Flats n’est pas exempt de défauts, à commencer par le traitement du scénario et son montage, ses effets spéciaux risibles ou encore ses dialogues et ses personnages peu intéressants, le film n’en est pas pour autant une véritable purge. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser au premier abord, cette série Z s’avère même être plutôt sympathique. Outre l’aspect fun et totalement décontracté de l’ensemble, c’est surtout l’ambiance typée western contemporain choisie par le réalisateur, qui ne se soucie que peu de la cohérence générale du projet, qui retiendra notre attention. Les gueules burinées, les costumes plus ou moins inspirés (amateurs de chapeaux de cuir, de gilets en peaux de bêtes et de moustaches en tout genre, ce titre est pour vous) et autres rivalités vous tiendront éveillé avant l’arrivée du monstre qui se fait attendre.

Mais la patience sera ici récompensée, quel plaisir en effet de voir enfin apparaître l’ersatz de créature en papier mâché recouverte de morceaux de fourrure, se déplacer péniblement et ne faisant au final aucune victime humaine (enfin une, mais par inadvertance) !
Après avoir fait fuir 6 fillettes afin de leur voler leur pique-nique, puis effrayer un pompiste qui fera exploser sa station essence dans l’affolement, la bestiole sera finalement capturée par des cow-boys, avant, tel King Kong, d’être exposée en tant que huitième merveille du monde par un maire ayant complètement perdu la tête.

Un film unique et bizarre, à la fois inepte et agréable, qui ravira seulement les curieux avides de productions indépendantes quasi amateurs, aux budgets et effets spéciaux proches du néant total. À l’instar de Weasels Rip My Flesh, au côté duquel votre exemplaire de Godmonster of Indian Flats trouvera parfaitement sa place sur votre étagère, le film est à réserver aux amateurs de séries Z et autres cinéphiles masochistes.

Carcharoth le 17/05/2007

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