Tierhorror.de - Tiere im Horrorfilm

Animal Attack

Club Des Monstres

Sin'Art Distribution



Great White Death - Jean Lebel - 1981
  

    

Jaquette Informations Notations
     
Great White Death Titre : Great White Death

Genre : Vampire des mers
Pays : Canada
Année : 1981
Durée : 87 min
Réalisateur : Jean Lebel
Narrateur : Glenn Ford

Carcharoth :
 


 

Dès les premières images, une vague reconstitution mise en scène de manière énergique qui nous montre une baigneuse attaquée par un requin, il est certain que Great White Death ne va pas faire dans la dentelle. Pas question en effet ici de nous présenter le requin sous son meilleur jour…
Réalisé en 1981 alors que Les Dents de la Mer est encore dans toutes les mémoires, Great White Death joue la carte du document-vérité, notamment au travers d’une séquence souvent présentée comme de réelles images d’archives. Ce qui si l’on regarde de près, s’avère tout à fait infondé. Malgré cette approche typée mondo, moins racoleuse tout de même que les documentaires dédiés aux requins-tueurs de Bruno Valiati que sont Les Dents de la mort et Danger In The Depths, Great White Death n’est cependant pas inintéressant.
Écrit et réalisé par Jean Lebel à l’aide d’une équipe qui semble en grande partie québécoise, le film s’offre les services de Glenn Ford, acteur américain aperçu entre autres dans Superman, Prenez garde à la flotte ou Milliardaire d'un jour, qui assure ici la narration. Le directeur de la photographie n’est autre que Chuck D. Keen (à moins qu’il s’agisse d’un homonyme), qui a écrit, filmé et produit le film Claws, racontant la traque d’un grizzly tueur dans l’immensité de l’Alaska.

Tout est présenté de manière à ce que le spectateur soit horrifié par ce qu’il voit, et ce, dès les premières minutes. La Terre possède ses propres forces destructrices que sont les catastrophes naturelles, alors que la mer dispose des requins, prédateurs diaboliques craints par de nombreux peuples, mais vénérés par d’autres, à l’image de la tribu qui nous est présentée au début du récit.
Le ton est donné, et le squale est affublé de tous les surnoms durant le déroulement du documentaire : créature, monstre, ou encore robot vivant qui tue, alors que le grand requin blanc est comparé à un vampire des mers. Great White Death insiste aussi sur le danger que représente la plongée dans un monde hostile, et sur le fait que l’homme n’est finalement rien face à la nature.

De bonnes factures, les images qui nous sont offertes sont des plus classiques. Des plongées sous-marines gentillettes aux attaques de requins sur les cages servant à protéger les plongeurs, tout y passe. Parmi les séquences un peu plus inhabituelles, nous assistons tout de même à une autopsie d’un spécimen, ainsi qu’à la capture d’un grand requin blanc. Quelques interviews de victimes rescapées d’attaques viennent ponctuer tout cela, et pour l’une d’entre elles, une reconstitution plutôt convaincante défile à l’image (la fameuse soit disante séquence réelle). Diverses coupures de presse relatant des attaques mortelles envahissent alors l’écran sur une musique des plus alarmiste, avant que l’on nous montre des plages peuplées de familles et de gens qui se baignent en toute insouciance, le tout souligné par une musique à peine digne d’être diffusée dans un ascenseur.
Certaines scènes sont relativement impressionnantes, mais très loin de valoir celles de Bleue est la mort, blanche est la mer, qui demeure encore à ce jour l’une des expériences les plus éprouvantes et fascinante en terme de documentaire sur les requins.
Le film se permet un petit écart pour présenter d’autres espèces animales sous-marines dangereuses pour l’homme, comme des serpents de mer ou des poissons venimeux, avant de revenir à son sujet principal. Les squales donc, dont plusieurs familles sont abordées ici comme celle du requin bouledogue, du requin marteau, du requin tigre ou encore du requin baleine.

Sans être exceptionnel, voir même plutôt décevant, Great White Death n’en demeure pas moins un documentaire à voir, ne serait-ce que pour se rendre compte de la manipulation que tente d’opérer le réalisateur afin de diaboliser une espèce animale déjà mise à mal quelques années auparavant par le célèbre Les Dents de la Mer. Alors que Bleue est la mer, blanche est la mort fascine en partie grâce à son expédition qui part face à l’inconnu, ici la volonté affirmée de présenter le requin comme un vampire des mers procure finalement l’effet inverse de celui escompté. Ce qui n’était d’ailleurs peut-être pas le cas l’année de sa sortie, mais les informations sur ce film se font plutôt rares à dénicher.

Carcharoth le 10/03/2008

Galerie :

Great White Death

Commentaire 
(Tous les commentaires sans intérêt, plein de fautes ou en langage sms seront supprimés)
Pseudo 
http:// 
Code 264

Recent Changes (All) | Edit SideBar Page last modified on March 10, 2008, at 01:10 AM Editer
Powered by PmWiki
Textes et logos © Animalattack 2005-2008.
Les images et photos contenues sur ce site sont la propriété de leurs auteurs ou ayants droits respectifs et sont uniquement reproduites dans un but informatif et non lucratif.