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Titre : Harry Black
Aka : Harry Black et le tigre ; Harry Black and the Tiger
Genre : Tigre tueur
Pays : UK
Année : 1958
Durée : 107 min
Réalisateur : Hugo Fregonese
Acteurs : Stewart Granger, Barbara Rush,
Anthony Steel, I.S. Johar,
Martin Stephens... |
Note de Carcharoth :
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Résumé :
'Un aventurier et chasseur, Harry Black, est engagé pour tuer un tigre qui à déjà mangé plusieurs personnes dans des villages indiens . Bupu, un pisteur, l'accompagne. Une terrible chasse au tigre commence...
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Tiré du livre Harry Black, écrit par David Walker en 1958, ce film d’aventures réalisé par Hugo Fregonese (The Secret of Dr. Mabuse, Reincarnator) raconte l’histoire d’un héros, un vrai de vrai, propre aux productions d’après-guerre. Rescapé des hostilités après s’être échappé d’une prison allemande, nous retrouvons donc Harry Black, dont le rôle échoue à Stewart Granger (Sodom and Gomorrah, Scaramouche...), en Inde, pays dans lequel il est devenu un chasseur de tigres émérite, et ce, malgré l’ handicap dû à sa prothèse (une jambe en aluminium). Accompagné d’un pisteur hors pair, Harry débarque non loin d’un village terrorisé par les assauts meurtriers d’un tigre mangeur d’hommes. Bien décidé à mettre un terme aux agissements du fauve tueur, il va tout de même en profiter pour tomber amoureux de Christian (Barbara Rush : It Came from Outer Space, The Young Lions...), la femme de son meilleur ami Desmond (Anthony Steel (Tiger of the Seven Seas, Histoire d'O...). Une vie bien chargée donc, qui à l’écran en tout cas, n’est par contre pas aussi captivante que le laissait présager le synopsis.
En effet, si dans l’ensemble le film est assez réussi, du moins en ce qui concerne les scènes d’action ou de chasse, le reste nous paraît bien longuet, le récit s’attardant bien trop sur l’aspect mélodramatique et les relations entre les principaux personnages. A ce sujet on pourrait presque couper en deux l’accroche du film, « Man against Beast ! Woman against Man ! », nous contentant de la seconde partie de celle-ci…
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Mis en scène de manière assez maladroite, le film ne dégage au final presque aucune tension, même lors des scènes d’action qui du coup s’avèrent peu palpitantes. C’est d’autant plus dommage que la séquence d’introduction nous plongeait pourtant de belle manière dans ce récit d’aventures. Alors qu’un tigre affamé s’attaque à une femme affolée, serrant son enfant dans les rues désertes du village abandonné à la hâte par les autochtones, il est difficile de ne pas éprouver quelques frissons, surtout lorsque l’on assiste au départ de l’animal, tenant dans sa gueule ce que l’on imagine bien être l’enfant en question, avant de disparaître dans la végétation dense enveloppant les alentours. Les quelques autres apparitions du fauve sont dans l’ensemble relativement efficaces, notamment lors de la grande battue durant laquelle l’animal va sérieusement blesser l’un des participants, ou encore lorsqu’il viendra surprendre Harry buvant tranquillement une gorgée de whisky. Le final dans la grotte est lui aussi de bonne facture, malgré un manque de rythme certain et une ambiance quasi inexistante, alors qu’il aurait été assez aisé au réalisateur de rendre ce passage bien plus angoissant…
L’attaque du tigre durant la chasse est énergique, on y verra même l’animal infliger une belle blessure sanglante à sa proie humaine, et si le fauve fait tout de même quelques victimes durant le déroulement de l’histoire, encore une fois la mise en scène laisse un arrière-goût d’inachevé.
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| Doté de quelques passages réussis, noyés au milieu de longs dialogues assez prévisibles, Harry Black se présente comme un film d’aventures plutôt anecdotique, qui sans être non plus indigeste, aura du mal à contenter l’amateur d’action et de frissons. La trame scénaristique est par moment peu cohérente, sans doute qu’en voulant coller au roman dont il signe l’adaptation, Hugo Fregonese à inclus des séquences qu’il aurait été tout simplement préférable de suggérer. Il reste cependant de beaux paysages à observer, mis en valeur par une photographie travaillée, ce qui, soutenu par des acteurs crédibles et des figurants embauchés sur place, donne un cachet authentique à l’ensemble. |
Carcharoth le 29/01/2007
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