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Titre : Hybrid
Genre : Oeil de loup
Pays : Etats-Unis
Année : 2007
Durée : 90 min
Réalisateur : Yelena Lanskaya
Acteurs : Cory Monteith, Tinsel Korey,
Justine Bateman, Aaron Hughes,
Brett Sorensen... |
Magnus Belluci :
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Résumé :
'Après avoir été aveuglé par une explosion, un jeune home devient le premier sujet humain à subir une transplantation inter espèces. Il reçoit les yeux d’un loup, qui lui permettent entre autre de voir dans le noir, mais malheureusement sa perception des humains à également changée : il voit ces derniers comme des proies. Traqué comme une bête, il va tout faire pour survivre.
En lisant le résumé posté par la réalisatrice sur IMDB, je m'étais dit que j'allais aimer, voir adorer ce téléfilm. Résultat : Je ne déteste pas, mais pas de quoi non plus sauter au plafond. Yelena Lanskaya est une habituée des productions télévisées, mais pas des téléfilms dans la veine des SciFi Original Movies. Ça se confirme ici, et adios donc les CGI craignos. Mais alors qu'est-ce qu'on a d'abord ? C'est ce que nous allons voir...
Aaron sauve la vie d'un employé vraiment con qui fume au travail et qui jette sa cigarette en plein dans des produits combustibles. Qu'est-ce que ça donne ? Ba-da-boum ! Notre pauvre Aaron est devenu aveugle. Mais pas pour longtemps, car la compagnie Olaris a développé une chirurgie qui permet de transplanter les organes d'une espèce sur une autre. Ils l'ont pratiqué sur des babouins qui ont maintenant des yeux de huskies, ils sont prêts pour l'étape suivante. Notre Aaron semble tout indiqué pour être le premier cobaye humain pour une expérience de ce genre. Et voilà, c'est fait ! Il a des yeux de loup, pratique au premier abord, même si des effets secondaires ne tardent pas à survenir. Il revit des souvenirs de sa "vie antérieure" si l'on veut, et son comportement change du tout au tout. Après s'être évadé de la clinique, il devient une cible prioritaire pour les militaires, qui ne voient en lui qu'un produit de la compagnie.
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La transplantation d'organes étrangers dans un corps humain qui mènent à des effets secondaires chez son nouveau propriétaire n'est pas une idée nouvelle. Le film Body Parts avec Jeff Fahey, le segment "The Eye" de Body Bags avec Mark Hamill ou même le récent The Eye avec Jessica Alba en son quelques exemples. Côté transplantation d'organes d'animaux chez les êtres humains, c'est plus rare. Il y a toujours la comédie The Animal avec Rob Schneider, mais c'est une comédie ! On est loin de l'horreur premier degré d'Hybrid donc. La réalisatrice ne semble en aucun cas vouloir plaisanter avec son sujet. Mais si vous vous attendez à un loup-garou, passez votre chemin, il n'y a aucun loup-garou dans ce (télé)film. Par contre, la lycanthropie fait parti du sujet traité ici. La lycanthropie, la maladie psychiatrique, peut se définir comme étant un homme qui croit être un loup. Il ne change pas de forme physique, mais dans sa tête, ça marche différemment. On pourrait penser à Romasanta, mais on pencherait plus pour Wolf de 1994 à cause de sa démarche de changement psychologique mêlé à un soupçon de Wolfen pour les loups présents. Le problème, c'est que Cory Monteith (Kraken : Tentacles of the Deep, Final Destination 3, Whisper) n'a pas la carrure de Jack Nicholson, donc on ne s'attache pas autant à lui qu'on ne l'aurait voulu.
Autre problème, les incohérences. Telle cette scène où les babouins expérimentaux s'échappent de leur cage. Est-ce que parce qu'ils ont maintenant des yeux de huskies qu'ils peuvent maintenant se sauver de leur cage quand ils le veulent. Autre incohérence, quand Aaron est poursuivi dans le bâtiment et qu'il saute d'une rampe et atterrit sans se casser quoi que ce soit. Est-ce qu'on lui a greffé des yeux de loup ou des pattes de chat? Il y en a encore d'autres, mais passons à autre chose.
Pour ce qui est des loups, on est pas dans Wolfen, mais les loups sont d'excellents acteurs même si on aurait voulu les voir plus à l'écran. Niveau attaques, on est sur le cul. Un type de la clinique se fait agressé par Aaron qui n'hésite pas à le mordre au coup afin que ça pisse le sang, voilà la seule véritable attaque à mes yeux. Il y a aussi quelques soldats, mais c'est en hors-champ. Entre les prises de conscience de Aaron et son jogging avec des canidés dans la rue agrémenté d'une musique hip-hop, la mise en scène ne nous sert rien d'extra pour les yeux.
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| N'oublions pas cette ambiance mystique amérindienne lors des séquences où Aaron semble méditer sur sa condition afin de savoir s'il est un homme ou un loup à part entière (parce que dans le fond, c'est pas mal ça le sujet du film). Ça ne vole pas haut, mais je ne sais pas trop pourquoi, je ne trouve pas cela antipathique pour autant. Sûrement parce que ça me change des produits que nous livre la SciFi Channel. Bref, si ma note reste faible, cela reste une curiosité à part. |
Magnus Bellucci le 23/03/2008
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