Arachnides >> In the Spider's Web - Terry Winsor - 2007
| Jaquette |
Informations |
Notations |
| |
|
|
 |
Titre : In the Spider's Web
Genre : Araignées tueuses
Pays : Etats-Unis
Année : 2007
Durée : 90 min
Réalisateur : Terry Winsor
Acteurs : Cian Barry, Emma Catherwood,
Lance Henriksen, Lisa Livingstone,
Zach McGowan... |
Carcharoth

Magnus Belluci:
 |
| |
|
| Trailer |
|
Sin'Art |
Résumé :
'Un groupe d'explorateurs européens se rend dans un village en Inde. Non loin de là se trouve une grotte habillée d'énormes toiles d'araignées et habitée par des arachnides agressives. Mais l'affaire semble un peu plus complexe que cela...
RHI Entertainment et Sci-Fi Channel continuent sur leur lancée via la collection Maneater Series (également distribué en DVD par Genius Entertainment). Une série de téléfilms qui après nous avoir offert des récits traitant d’une énorme pieuvre, d’un féroce grizzly, d’un crocodile tueur, d’un tigre mangeur d'hommes et enfin d’un singe sauvage, s’intéresse cette fois-ci à l’espèce de taille bien moins imposante que sont les arachnides et nous propose de plonger dans le monde grouillant et venimeux des araignées.
 |  |
De même que les autres titres de la collection, inutile ici de s’attendre à autre chose qu’une petite série B assez moyenne. Très loin des meilleurs films du genre que sont Arachnophobie et L'Horrible Invasion, In the Spider’s Web s’avère tout de même suffisamment entraînant pour que l’on y consacre une seconde partie de soirée.
À la manière d’Arachnophobie et d’Arachnid (la taille des bestioles en moins), le récit débute dans une jungle hostile. Lieu précisément choisi par un groupe de jeunes gens fort sympathiques, qui ne va pas tarder à tomber nez à nez avec de gigantesques toiles d’araignées. Une des femmes est mordue, et c’est agonisante qu’elle rejoindra le petit village déniché par ses amis, dans lequel officie un médecin plutôt inquiétant : le docteur Lecorpus. La victime semble sauvée de son atroce calvaire, mais rapidement nos joyeux drilles vont vite déchanter. Lecorpus appartient à un culte qui vénère les araignées, et il se sert de ces dernières afin de paralyser les gens de passage, pouvant ainsi les charcuter comme bon lui semble. En effet, le médecin maudit prélève des organes afin de les revendre au marché noir… Une idée qui n’est pas sans rappeler le récent Touristas, bien qu’ici la manière utilisée pour se procurer les organes est nettement plus complexe !
Une histoire peu originale donc, adaptant à sa sauce diverses sources d’inspiration, desservie par des acteurs peu convaincants et des effets spéciaux pas toujours très crédibles. Si le casting n’est pas des plus aguicheur, c’est par contre avec plaisir que l’on retrouve ce bon vieux Lance Henriksen, enfin remis de sa cure de films de yétis, dans le rôle du médecin prêtre hirsute et halluciné.
Malgré quelques décors naturels des plus agréables, le faible budget fait que plus de la moitié du film va se dérouler dans des grottes qui sentent bon le studio et les bombes à toile utilisées durant la fête d’Halloween, achetées à la boutique de farces et attrapes du coin. Magasin dans lequel les personnes en charge des effets spéciaux se seront également procurés quelques dizaines d’araignées en plastique qui serviront pour le tournage.
De nombreuses espèces d’araignées seront utilisées au cours du récit, mais pas toujours de façon très probante. En effet, les trucages alternent selon les plans entre l’utilisation d’araignées bien réelles, d’autres en plastique, et enfin certaines réalisées de manière numérique. Ces dernières sont d’ailleurs les plus perfectibles, et tranchent un peu trop avec le reste. La vielle méthode qui consiste à filmer deux vrais arachnides au milieu d’une dizaine d’autres en plastique est également de la partie, et malheureusement un peu plus frappante que dans L’Horrible invasion ou encore Tarantulas : cargo de la mort.
 |  |
Quelques séquences assez effrayantes viennent heureusement s’insérer dans tout ça, comme le plan classique d’une araignée se déplaçant lascivement sur le corps d’une personne endormie, ou les passages mettant en scène plusieurs dizaines ou milliers d’individus qui tombent sur leurs proies ou grouillent sur des toiles. Un petit clin d’œil à Indiana Jones est d’ailleurs décelable au milieu de tout ça. D’autres sont par contre nettement plus ridicules, comme lorsque qu’une des bestioles à huit pattes pousse un petit couinement alors que le médecin prélève du venin à l’aide d’une seringue…
| Sans être exceptionnel, In the Spider’s Web s’avère tout de même être un divertissement plutôt honnête, entaché de nombreux défauts, mais qui au moins le mérite de ne pas céder à l’utilisation abusive et quasi constante actuellement de CGI foireux. Il est par contre impossible à ce petit DTV de rivaliser avec les excellents films que sont Arachnophobie et L'Horrible Invasion, ni même avec le téléfilm Tarantulas : cargo de la mort, tous trois autrement plus effrayants. |
Carcharoth le 05/03/2008
Galerie :
Un téléfilm tout ce qu'il y a de plus respectable. Avec des décors réussis et l'utilisation de véritables araignées (sauf pour quelques fois où c'est le numérique qui est utilisé) de toutes sortes. Une sous-histoire de vols d'organes dont Lance est le vilain (ça lui changera des histoires de sasquatch). Et le personnage du frère du docteur Lecorpus fait quelque peu penser à Jason de Friday the 13th Part II avec son sac sur la tête. Oui, il y en a des défauts, mais jusqu'à présent dans la série des Maneaters, celui-ci est le meilleur.