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Titre : Invasion of the Bee Girls
Aka : L'Invasion des femmes abeilles ;
Graveyard Tramps
Genre : Sexy mutants
Pays : Etats-Unis
Année : 1973
Durée : 85 min
Réalisateur : Denis Sanders
Acteurs : William Smith, Anitra Ford,
Victoria Vetri, Cliff Osmond,
Wright King... |
Carcharoth :
Magnus Belluci :
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Sin'Art |
Résumé :
'Neil Ager, agent fédéral du Pentagone, part enqueter sur la mort suspecte d’un chercheur de renom le Professeur Grabowsky. Mais un vent de panique souffle sur la petite ville. Plusieurs cadavres d’hommes ont été découverts et après autopsie, tous seraient morts d’épuisement sexuel. L’enquête va mener l’agent spécial Ager vers la belle et mystérieuse Susan Harris qui dirige un centre d’expérimentation sur les manipulations génétiques des abeilles.
Synopsis :
Le professeur Grabowsky est retrouvé mort, complètement nu, le regard perdu et dans une position d'extase qui ne lui sied guère. Très vite, l'agent fédéral Neil Ager est envoyé sur place pour éclaircir ce mystère mais déjà, les morts s'entassent tristement dans la petite bourgade Américaine.
Comment tant de personnes peuvent-elles mourir en plein coït ? Sommes nous en présence une épidémie de crise cardiaque ? L'abus de champagne serait-il en cause ?
Le docteur Julie Zorn et l'agent Ager vont tenter de percer ce mystère à base de Playmates, de lunettes de soleil extra larges et de bourdonnement d'abeilles.
Avis :
Disons le tout de suite : il n'y a pas d'abeille dans ce film. Le réalisateur Denis Sandler a en effet eu la brillante idée de remplacer ses abeilles par des femmes aux courbes conviviales et, disons le clairement, violement attractives. Concept génial qui nous éloigne quelques peu des films d’animaux tueurs auxquels nous sommes habitués mais qu’importe car l’ensemble est suffisamment farfelu pour retenir l’attention du spectateur attentif muni d’une bière.
Mais reprenons plutôt. Ces femmes-abeilles sont, comme bien souvent, le fruit d’une expérimentation génétique sur nos amies butineuses. Nous imaginons sans mal à quel point l’expérience (dont la finalité peut laisser perplexe) a dû foirer pour en arriver là… La première victime de cette étrange mutation est donc fort logiquement le Docteur Susan Harris, délicieusement interprété par la souriante Anitra Ford. Pour vous donner une petite idée du « jeu d’actrice » de cette chère Anitra, disons simplement qu’elle était l’un des éléments décoratif de l’émission culte « le juste prix » (version américaine bien sûr, le concept avant-gardiste leur appartenant). Qu’importe, elle tient son rôle à merveille, de même que ses copines à la libido surdéveloppée… Car Anitra n’est pas seule. Comme toute femme-abeille qui se respecte, elle tente de créer une ruche bondée de copines toutes aussi exhibitionnistes et mammairement enflées. Pour cela, elle a créé une véritable machine à convertir les femmes en femmes-abeilles sexy. Le procédé de transformation étant un peu complexe, nous allons tenter de mettre l’ensemble à plat pour y voir plus clair…
Premièrement, trouvez une femme normale mais un peu stupide qui acceptera de se tenir debout en compagnie d’inconnues, dans un laboratoire et sans bouger pendant toute la durée de l’opération. Activez ensuite une série de manettes de haut en bas en ayant l’air de savoir ce que vous faites. Si tout se passe comme prévu, une multitude de petites diodes rouges et jaunes vont commencer à clignoter. Prenez un air satisfait, l’opération commence… Les néons devraient débuter leur valse des couleurs et ainsi créer l’ambiance disco nécessaire à toute expérience scientifique digne de ce nom. Suite à cette première phase hautement satisfaisante, demandez à vos comparses de recouvrir la p’tite victime avec du yaourt (ou toute autre substance approchante). Souriez, c’est agréable. Une fois qu’elle est totalement recouverte, empressez-vous d’agiter à nouveau les manettes. Elles auront cette fois-ci pour effet de balancer des radiations jaunes sur le yaourt humain. Souriez toujours, c’est si bon le yaourt irradié. Caressez-vous, vous êtes bien, vos copines femmes-abeilles sont bien aussi… Du reste elles le montrent, elles dégrafent leur blouse et sortent leur généreuse poitrine, la malaxe langoureusement avec une lueur d’extase dans leur œil sombre… L’opération touche à sa fin, vous pouvez aller démouler le yaourt. Sous la croûte lactée se trouve maintenant votre nouvelle compagne, elle sourit, comme vous… Libérez-là et touchez-vous toutes avec le sentiment du devoir accompli…
Vous l’aurez donc compris, créer une femme-abeille n’est pas simple. La scène ne nous sera d’ailleurs montrée qu’une seule fois durant le film, ne manquant pas de provoquer la perplexité durant plus de 7 minutes !
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Malgré toute la sensualité qui se dégage de ces abeilles et de leurs agissements, il va de soit que l’on ne peut pas les laisser courir, se dénuder et tuer des hommes en manque de sexe. C’est inconcevable. L’Etat tente bien d’avertir la population et de proscrire l’acte sexuel mais comme le répond très justement l’un des ruraux du coin : « pas question d'abandonner le petit plaisir que j'ai à ramoner ma bourgeoise ou n'importe qui d'autre ! ». Ceci étant dit, Julie Zorn et l'agent Ager doivent donc redoubler d’efforts…
Julie Zorn est ici brillamment interprété par Victoria Vetri. Si ce nom vous dit quelques chose, c’est soit que vous êtes un fan inconditionnel de Quand les dinosaures dominaient le monde, soit que vous êtes un amateur avertit du magasine Playboy pour lequel elle posa en 1967 avant d’être élue Playmate de l’année en 1968. Une pensée donc pour les malheureux soldats qui étaient à l’époque au Vietnam avec un fusil d’assaut et une double page centrale de Julie…
Pour le rôle de l’agent Ager, c’est le charismatique William Smith qui s’y colle. Bien connu des amateurs de séries télé puisqu’il apparaît en tant que méchant dans la plupart d’entres elles durant les années 70/80, notre homme campe ici le héros mâle traquant l’abeille.
Un casting fort d’à-propos donc, qui s’agite langoureusement dans une production toutefois un peu molle. L’histoire (absurde) semble traîner en longueur, privilégiant l’érotisme et les courbes des demoiselles à un scénario totalement abracadabrant. S’il n’ennuie pas, le film de convainc pas vraiment non plus. Les morts se succèdent, l’enquête progresse sans que l’on comprenne vraiment comment et finalement, les femmes-abeilles se laissent piéger de manière assez grotesque pour finir par mourir sans aucun panache (mais en se tripotant tout de même !)…
L’invasion des femmes-abeilles reste donc une curiosité intéressante, très datée, que l’on regardera d’un œil amusé. N’y attendez cependant ni agression animale, ni goûte de sang. Le film privilégie l’érotisme soft et vous offrira par ailleurs quelques moments et dialogues particulièrement savoureux.
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L'édition DVD :
L’édition DVD Zone 2 proposée par Bach Film est assez pauvre. L’image en 4/3 1.85 semble horriblement datée et les bonus demeurent absents. Le film n’est visible qu’en VOSTF avec des sous-titres incrustés particulièrement laids et petits.
Qu’importe, l’édition vous est proposée pour une maigre poignée d’euros et vous permettra de vous laisser aller au charme et à la sensualité de ces abeilles hors du commun.
Xavier -MadXav- Desbarats le 08/08/2006
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Ah, les années70...que de souvenirs émus que je n’ai pas d’une époque durant laquelle j’aurai aimé vivre. Expansion de la drogue, liberté sexuelle, musique avant-gardiste, cinéma qui commence à explorer la violence de manière plus poussée... Je suppose sans trop m’avancer que le film présentement chroniqué est un peu un mélange de tout ce que je viens de citer.
L’histoire est quelque peu fantaisiste (effet du LSD?), jugez-en par vous-mêmes : des corps d’hommes sont découvert nus, mort de manière plutôt étrange. En effet mourir d’épuisement sexuel ce n’est pas hyper fréquent. Il est donc logique qu’un inspecteur venant de la grande ville vienne enquêter pour stopper ce cauchemar. Les cadavres vont se suivre, avec leur lot de caleçons baissés, obligeant même l’inspecteur à demander aux habitants (aux hommes tout du moins) à faire ceinture et à se la coller derrière l’oreille tant que tout n’aura pas été éclairci. On vit vraiment dans un drôle de monde.
La bonne surprise de ce film est l’image typiquement seventies, avec des teintes foncées, mais ô combien de qualité. Les acteurs se démènent pas trop mal avec des gueules plus ou moins connues au bataillon (Mad Xav donne plus d’informations ci-dessus), mais on se demande comment ils ont pu faire pour rester sérieux vu la stupidité du scénario (je vais y venir) et surtout comment ils ont pu faire pour rester alerte tant le traitement est chiant au possible.
L’histoire narre donc l’impossible quête d’une femme mutante (croisée avec une abeille pour ceux qui ne suivent rien) à constituer une ruche de femmes abeilles, et perpétuer cette nouvelle race. On assiste d’ailleurs à ce qui se voudrait être certainement le clou du spectacle, à savoir la transformation d’une femme coincée en femme abeille totalement libérée et avide de quéquette. Scène d’une longueur incroyable avec forces effets kitsch, une transmutation qui se voudrait être subjuguante mais qui se trouve au final être véritablement casse noix. Par contre, chose plutôt cool, c’est qu’on voit plein de gros nibards de partout. Fantastiques années 70. Doit-on voir dans ce film un porte étendard de la libération sexuelle, avec ces femmes qui s’émancipent et qui ne sont plus les seules à demander du plaisir ? Je ne sais pas mais de toute façon on s’en brosse. Ce qui est dommage pour la leader des femmes abeilles c’est que l’utilisation de la radioactivité les a rendu stériles, empêchant par là même leur reproduction. Et oui grosse conne, on n’a jamais vu une abeille prix Nobel !
Le film est donc bien lent et côté "attaques" il n’y a pas grand chose à en attendre, à part une tentative avortée de drague d’une des femmes abeilles, c’est dire si c’est violent.
Franchement, non, je vois rien d’intéressant dans ce film daté au scénario absolument ridicule. On se demande vraiment ce qu’il leur passait par la tête à l’époque. Tous des camés durant les années 70…
Ratapoil le 13/05/2007
Galerie :
super film kitsch qui respire les annees 70 a mort formidable
Oui, un film bien étrange avec ces butineuses qui ont le mérite d'avoir de belles formes, en dehors de ça... Ben rien. On suit le déroulement qui ne comporte en violence que quelques coups de poing échangés entre les acteurs. Pour de l'animal attack... Passez votre chemin.
Bad Seeds — 09 août 2006, 17:58
Reçu il y a peu avec d'autres films édités chez Bach (dont Dracula au Pakistan, je ne sais pas mais je sens qu'il doit être rude celui-là), j'y jeterais un oeil quand j'en aurais mare de me prélasser au bord de l'eau !
Carcharoth — 08 août 2006, 21:26
Je n'avais pas fait le rapprochement entre ce titre et Quand les dinos à propos de Victoria Vetri ! Quelle honte, je vais me flageller...
MadXav — 08 août 2006, 17:25
Dire que mon lecteur DVD est mort hier en faisant tourner ce disque...
Je lui colle quand même un 5/10, parce que je suis pas ingrat!
Carcharoth — 21 juin 2006, 23:25
Un film étrange qui à priori ne repose que sur la plastique déballée de ses actrices, mais mine de rien on se laisse prendre au jeu et suit avec plaisir cette histoire complétement barge. Un mélange d'érotisme teinté d'un soupçon de Invasion of the Body Snatchers et de quelques clins d'oeils aux productions des années 50 et 60 ne se refuse pas.