| Jaquette |
Informations |
Notations |
| |
|
|
 |
Titre : Isolation
Genre : Veau mutant
Pays : UK / Irlande
Année : 2005
Durée : 82 min
Réalisateur : Billy O'Brien
Acteurs : Essie Davis, Sean Harris,
Marcel Iures, Crispin Letts,
John Lynch... |
Carcharoth :
Magnus Belluci :

|
| |
|
| Trailer |
|
Sin'Art |
Résumé :
'Dan Reilly a tout fait pour sauver sa modeste exploitation agricole. A deux doigts de la faillite, il accepte de soumettre ses vaches à des "test de fécondation" menés par un laboratoire de biotechnologie sous le contrôle de la vétérinaire locale Orla, son ex-compagne. A l'occasion d'un examen de routine, Orla découvre de troublantes anomalies dans le processus et alerte son patron, John. Mais il est trop tard : une terrifiante mutation est en train de s'accomplir et, en l'espace de quelques heures, la situation va virer au cauchemar...
 |  |
Bien ancré dans l’air du temps, à travers le thème des manipulations génétiques, destinées à augmenter la production alimentaire liée à l’élevage, et où il est également question d’une maladie animale transmissible à l’homme, Isolation frappe plutôt fort. Cela faisait un bon moment dans le genre du film de monstre que nous n’avions pas eu droit à une production aussi surprenante. Pour son premier long métrage, le réalisateur irlandais Billy O’Brien nous livre en effet ici un film à l’ambiance poisseuse, une approche sérieuse et réaliste qui ne laisse aucune place à un humour au raz des pâquerettes ou à l’habituel gang d’adolescents bourrés à la bière… Exit également les CGI foireux auxquels nous sommes devenues malheureusement trop habitués. Le budget étriqué du film ne permettant pas des merveilles, le réalisateur à préféré une autre approche, celle du monstre que l’on devine plus que l’on ne le voit, reprenant d’ailleurs de nombreuses idées de mise en scène au film Alien de Ridley Scott.
 |  |
C’est donc en Irlande, dans une ferme éloignée de toute présence humaine, loin du cadre champêtre et idyllique que pouvait le laisser suggérer un tel endroit, que prend place cette histoire relativement classique d’un groupe de personnes faisant face à une menace inconnue. Il n’est par contre pas question ici d’une « chose » d’origine extra-terrestre, comme dans Alien ou The Thing, ni d’un animal devenue incontrôlable tel le requin Bruce dans Jaws, mais bel et bien d’une monstruosité engendrée par l’homme et son avidité (de pouvoir comme d’argent. Enfin les deux sont souvent liés…). La phrase, on ne joue pas avec Mère nature, prend ici tout son sens… La volonté d’un seul homme à vouloir créer une espèce mutante, se jouant d’ailleurs de ses congénères qui n’ont aucune idée véritable de ce que dissimule son expérience, se cache derrière tout ça. Mais bien entendu une surprise de taille attend patiemment de venir au monde…
A ce sujet, les personnages, peu nombreux par ailleurs, sont interprétés de manière relativement crédibles, et leurs réactions face à ces évènements lugubres sont également vraisemblables. Difficile pourtant d’éviter certains archétypes, mais le réalisateur parvient en tout cas à tous les rendre « humains », rendant ainsi l’identification du spectateur et sont immersion dans l’histoire assez aisée. Pari réussi puisque l’on se surprend plusieurs fois à sursauter, ou à se sentir aussi mal à l’aise que les protagonistes lors de certaines scènes.
Car de ce côté-là, Isolation place la barre assez haut. Dès le départ, l’accouchement douloureux de la vache, durant lequel se mélangent boue, sang et sueur, ou encore l’examen de ce même animal par la vétérinaire qui se fait mordre par on ne sait quoi lors d’une palpation rectale font froid dans le dos… S’en suivent d’autres séquences durant lesquelles la tension sera également à son comble, n’ayant cessée de croître graduellement au fil du récit, comme par exemple lors de la traque du mutant dans un mètres cinquante d’eau boueuse, ou pendant l’ « autopsie » de l’un des personnages. Même des scènes à priori anodines parviennent à être oppressantes au possible, en partie grâce à une mise en scène travaillée et une bande son minimaliste mais très efficace.
Nous sommes tenus en haleine jusqu’aux dernières image, même s’il est un peu dommage que durant son dernier tiers, le film devienne un peu trop classique, faisant ainsi retomber la sensation de malaise accumulée jusque là. Se déroulant alors dans des lieux confinés et peu éclairés, jouant principalement sur le sentiment de claustrophobie du spectateur, ce dernier segment ne surprendra pas grand monde, et ce, jusqu'à son dénouement des plus convenus pour ce genre de production.
 |  |
| Billy O’Brien nous livre ici un premier film oppressant et effrayant, qui aurait sans doute gagné en intensité en faisant preuve d’un peu plus d’originalité, car outre le background différent, on à vraiment l’impression de regarder une énième variation cinématographique du film Alien. Heureusement l’ambiance générale fait que l’on se laisse rapidement prendre au jeu, complètement immergé dans ces décors angoissants, boueux et sombres, dotés d’innombrables espaces vides, dans lesquels une traque sans pitié s’organise… Les effets spéciaux « oldschool » ne sont pas des plus réussis, mais comme la suggestion prime sur le reste, cela ne gène en rien l’efficacité de nombreuses scènes, les images présentées couplées aux thèses du généticien laissant en effet imaginer le pire... Une belle réussite donc, qui mérite une place de choix sur vos étagères… |
Carcharoth le 21/01/2007
Galerie :
un verre mutant a épouser une vache, ceci donna
naissances à des monstruosités, mi verre,mi vache
et avec une gueule de -(predoalien)=(alien vs predator-requiem) la classe vous trouver pas.
note: 7,5/10
bad j? — 04 October 2008, 16:53
moi je trouvais ca nul ac une ambiance fort glauque. un film a la francaise quoi ...
Excellent... Une créature suggérée (et donc que l'on voit très peu) qui rend le film tout particulièrement angoissant avec un suspense à vous glacer le sang. Brrrrrr ! Quel peur... A voir ! Note : 5/5.
Un bon petit film, bénéficiant d'un cadre original et d'une mise en scène misant sur la suggestivité et la montée en pression. L'ambiance est effectivement excellente et le gore est loin d'être absent. Je reprocherai une exploitation un peu "légère" du cadre de la ferme (visuellement assez mal mise en valeur) et une trop grande discretion du monstre. En effet, ça joue sur le suggestif "à la Alien" mais dans Alien, on voyait bien la créature en fin de film. Ici, bien qu'elle semble sympathique, elle ne nous est pas vraiment dévoilée...
Reste que c'est un bon film, aucun doute là dessus.
C'est vrai que c'est assez flippant, et le cadre glauque de la ferme très bien exploité. On pense bien sûr à ALIEN, mais pour une fois avec plaisir car O'Brien a compris que de suggérer et laisser imaginer est une force pour tout film d'angoisse qui se respecte. Le monstre ne ressemble à rien, mais finalement ce n'est pas génant, le film est une réussite de mise-en-scène et de création d'ambiance.(sauf que j'ai pas compris comment le fermier "vedette" s'en sort après que l'autre lui ait transpercé la gueule...mais bon, détail...)
Très bon film vu au ciné, j'ai marché à fond ! Par contre laissez tomber l'idée de regarder çà entre pote, faut vraiment être immergé dans l'ambiance !
La scène (les scènes en fait) de la boue est très bonne et la fin moi ne m'a pas déçu le moins du monde je l'ai trouvé même particulièrement stressante. Le seul que j'ai regretté c'est le délire avec la nana toute à la fin, raz le bol de ce genre de conclusion qu'on connait par coeur.
Ce n'est pas The Descent mais Isolation restera certainement comme un très bon film qu'on regardera encore avec plaisir dans plusieurs années.
Désolé, mais ce n'eut pas le même effet sur moi. À vrai dire, quand j'ai vu le film, j'étais avec des potes et on avait beaucoup bu... Alors lors de la scène de la vache qui tente tant bien que mal d'accoucher. On a "burfer". Mais je m'attendais à un produit plus fun que ça. La mayonnaise n'a pas pris avec nous ou en tout cas, elle a passé du mauvais bord.