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Titre : It Happened at Lakewood Manor
Aka : Ants ; Les Fourmis ;
Panic at Lakewood Manor
Genre : Invasion de fourmis
Pays : Etats-Unis
Année : 1977
Durée : 90 min
Réalisateur : Robert Scheerer
Acteurs : Robert Foxworth, Linda Day George,
Susan Somers, Myrna Loy... |
Carcharoth :
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Résumé :
'Malgré la ferme opposition des anciens propriétaires, un jeune couple décide de bâtir un luxueux complexe hôtelier à proximité d’une vieille demeure familiale : Lakewood Manor. Dès le début des travaux, les sondages effectués pour les fondations au plus profond du sol, mettent au jour un épouvantable grouillement de fourmis meurtrières. Rendues venimeuses par l’absorption des insecticides dont fut imprégnée la terre, excitées par les coups de butoir des excavatrices, les monstrueux insectes se regroupent en régiments compacts, convergeant en direction des proies les plus offertes : les occupants de Lakewood Manor.
'En quelques jours, les morts violentes succèdent aux morts atroces. Très vite, les fourmis prennent possession du site ! Réfugiée sur le toit de l’hôtel en construction une population terrorisée n’attend plus que l’impossible d’une police dépassée par l’horreur des évènements. Seul un puits géant creusé immédiatement et rempli d’essence pourrait, selon les experts, être l’ultime solution...
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Réalisé durant les années 70, alors que les films mettant en scène des animaux tueurs étaient en plein essor, suite au fabuleux succès de Les Dents de la mer, Les Fourmis se présente comme le téléfilm catastrophe animalier typique, dissimulant quelques scènes horrifiques sous un message écologique simplet et déjà usité.
Après les insectes géants radioactifs de Des Monstres attaquent la ville (1954), la marée grouillante de Quand La Marabunta gronde (1954), c’est aux fourmis intelligentes du sublime Phase IV (1974) d’envahir les écrans de cinéma, suivies des près par celles de L’Empire des fourmis géantes (1977). C’est pourtant pour la télévision que Robert Sheerer réalise Ants en 1977. L’homme a déjà travaillé sur de nombreuses séries télévisées (Police story, Fame, Dynasty, Star Trek…), et le genre en pleine expansion intéresse tous les médias désireux de rafler un peu d’argent au passage. Le marché de la télévision se jette donc rapidement dans la course effrénée aux dollars, et de nombreux téléfilms voient le jour, comme Tarantulas : cargo de la mort, Les Abeilles féroces, Killer Bees, etc.
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« On en écrase une… mais pas cent mille ! »
Tous les clichés des films d’agressions animales et/ou catastrophe sont réunis ici. Les personnages caricaturaux, qui comportent le couple sympathique, les investisseurs malhonnêtes, de jeunes enfants, une vieille en fauteuil roulant, les secours dépassés par les évènements, etc. L’espèce tueuse, ici des fourmis rendues agressives par les pesticides infiltrés dans la terre et quelques coups de pelleteuses, que personne ne soupçonne avant que trop de victimes aient succombé à d’étranges blessures. Le lieu isolé ne permettant pas de s’échapper facilement, et facilitant la mise en scène du classique assaut du bâtiment par des hordes de bestioles voulant croquer de l’humain, utilisé dans la moitié des films d’animaux tueurs.
Mais malgré le manque certain d’originalité, des acteurs peu convaincants et des effets spéciaux qui vont du très bon au médiocre, Ants est un film plutôt agréable à suivre, même si son réalisateur, Robert Sheerer, se contente de suivre à la lettre un cahier des charges qui manque sérieusement d’ambition. Le récit démarre par contre très lentement, s’enlisant dans des longues séquences de dialogues inintéressants, avant de s’activer un peu lors de la seconde partie du film, et de terminer sur des chapeaux de roues. Les attaques sont assez efficaces, et l’utilisation de vraies fourmis durant de nombreuses séquences, les gros plans essentiellement, renforce l’aspect réaliste de l’ensemble. Dommage que certains trucages soient par contre assez mal foutus, donnant au final un côté assez cheap au téléfilm, comme des traînées noirâtres immobiles sur les murs ou des ajouts de type scratch agrémentés de grains noirs sur les habits des protagonistes. Les explications pseudo-scientifiques prêtent à sourire, mais le réalisateur parvient tout de même à créer une certaine tension, et l’invasion du site par des centaines de milliers d’insectes prend alors une dimension terrifiante. Ou amusante, comme lorsque les secours débarquent en hélicoptère, et disperse malencontreusement les fourmis aux quatre coins du terrain, notamment sur les personnes déjà évacuées et maintenues à distance du manoir.
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Le nombre de victime est au final peu élevé, les scènes d’attaques sont peu spectaculaires, mais ces dernières visent plus à provoquer le dégoût ou à jouer sur la phobie des insectes rampants minuscules qui se faufilent partout sous les vêtements, que sur les effets sanglants (inexistants ici) ou la taille des bestioles. Le fait que ces dernières soient d’une taille tout à fait quelconque les rend plus proche de la réalité, accentuant ainsi la terreur qu’elles peuvent représenter.
Les Fourmis n’est pas si mauvais que l’on pourrait le croire au premier abord. Bien sur nous sommes très loin ici des meilleures productions du genre, mais ce téléfilm catastrophe tient finalement bien la route malgré une certaine bêtise, et l’invasion des insectes tueurs est par moments assez effrayante, accentué par l’isolement des victimes et certains trucages particulièrement réussis. Robert Sheerer nous offre ici un divertissement familial correct, une petite série B accessoire, mais qui passé la longue introduction vous tiendra en haleine jusqu’au final durant lequel règne une tension extrême.
Carcharoth le 01/12/2004
Galerie :
C'est une filme magnifique!
Tres bon mes amis. Formidable!
vu y'a très longtemps et soporifique souvenir.