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Jaws of Satan - 1981 - Bob Claver (King Cobra)

Serpents >> Jaws of Satan - 1981 - Bob Claver

  

    

Jaquette Informations Notations
     
Titre : Jaws of Satan

Aka : King Cobra
Genre : Serpent possédé
Pays : Etats-Unis
Année : 1981
Durée : 90 min
Réalisateur : Bob Claver
Acteurs : Fritz Weaver, Jon Korkes,
Gretchen Corbett, John McCurry
Christina Applegate...

Carcharoth :
 


 

Résumé :

'Satan a pris la forme d’un cobra royal et vient semer le trouble dans une petite ville aux commandes d’une légion de serpents. La science ne semble guère pouvoir donner une solution pour mettre un terme aux massacres perpétrés par les reptiles, c’est alors qu’un prêtre prend part au combat dans une lutte sans merci.

Pur produit d’exploitation sorti en 1981, Jaws of Satan s’inspirait alors de deux des grandes tendances cinématographiques de l’époque. D’un côté les films d’agression animale, dont la soudaine explosion est due au succès de Les Dents de la mer, et de l’autre côté les films de possession, dont le regain d’intérêt fait suite aux sorties quelques années plus tôt de L’Exorciste et de La Malédiction. L’exercice n’est pas nouveau, puisque certains réalisateurs comme Curtis Harrington et son Les Chiens de l’Enfer ou encore Peter Wittman avec Play Dead s’y étaient déjà adonnés, avec le choix de chiens comme vecteur de possession. Ici c’est Bob Claver, qui signe avec Jaws of Satan sa seule réalisation hors du monde de la télévision, qui s’intéresse à la thématique de l’animal possédé, un cobra royal en l’occurrence.

Dans un petit bled américain, le pasteur Tom Farrow, interprété par Fritz Weaver (Demon Seeds, Creepshow), semble inquiet. Pourtant prévenu par une voyante l’ayant averti de se méfier du mal qui rôde, ce dernier prend un peu tout cela à la légère. Enfin, il rigolera un peu moins quand de nombreux cadavres vont commencer à pousser comme des champignons dans la région, mais surtout quand le pasteur va apprendre qu’il est question d’une malédiction, de druides ancestraux et de la venue sur Terre de Satan en personne. Cependant, il n’est pas le seul à se poser des questions sur ces évènements étranges, puisque la doctoresse Maggie Sheridan, jouée par Gretchen Corbett (The Savage Bees) et l’herpétologiste Paul Hendricks (Jon Korkes aperçu notamment dans l’excellente série Oz) émettent des hypothèses sur l’origine de ces nombreuses morts. Des serpents très agressifs seraient derrière tout ça. Bien entendu personne ne va les prendre au sérieux, et pire, les pontes de la ville (le Maire, le médecin légiste et la police) tentent de tout dissimuler. Cela pourrait un effet faire annuler la grande partie chasse prévue prochainement et destinée à renflouer les caisses de la ville.

Si ce scénario vous semble familier, c’est normal. À quelques modifications près, on le retrouve malheureusement dans 80% des productions mettant en scène des animaux tueurs… Qu’importe, il suffit au scénariste d’inclure dans son récit que Satan est derrière tout ça, et hop le tour est joué.
Sous la forme d’un cobra royal, ce dernier commande une légion de ses semblables, des cobras, mais également des crotales (dont la présence est déjà plus facilement justifiable dans ce coin perdu de l’Alabama), bien décidés à utiliser leur venin. Si dans la plupart des séquences de vrais reptiles sont utilisés, il est bien dommage que le réalisateur se contente d’abuser du procédé champ/ contrechamp, ce qui fait qu’à quelques exceptions près il sera rare d’apercevoir simultanément un acteur et un serpent dans le même plan. Méthode qui devient rapidement pénible puisque toutes les attaques sont quasi identiques. Enfin, ce n’est peut-être pas plus mal finalement, car l’une des attaques dont la mise en scène est plus travaillée ne peut que prêter à sourire. En effet, lors du tout premier assaut dans le train, on voit clairement le reptile se cogner à la vitre le séparant de l’acteur…
Certains dialogues (« fiche la paix aux animaux et ils te ficheront la paix ! ») ou situations sont assez risibles, particulièrement lorsque le réalisateur tente de nous faire comprendre que le serpent est plus qu’un simple reptile. Le scénariste à en effet doté l’animal de quelques pouvoirs comme l’habilité d’ouvrir ou de fermer les portes à distance ou encore d’hypnotiser les humains. Pas très spectaculaire donc, décidément le Diable n’est plus ce qu’il était…

Les morts s’enchaînent donc comme dans un vulgaire slasher bas de gamme, jusqu’au final ridicule : l’exorcisme en question. Nous assistons alors à une scène anthologique, durant laquelle le pasteur, affublé de ses plus beaux vêtements religieux, se rend dans la grotte afin d’affronter le serpent possédé armé seulement de sa bite et de son couteau crucifix. Tout y est. L’autel avec la jeune femme un peu trop vêtue ici, l’ambiance lugubre ratée, le serpent trônant sur son rocher, les incantations, la lumière divine qui vient frapper le crucifix, etc. Avec bien évidemment la victoire du bien sur le mal pour unique conclusion.

Bien peu de chose à retenir de Jaws of Satan finalement. Bob Claver nous livre ici un film peu inspiré, uniquement destiné à se faire un peu d’argent en capitalisant sur les succès de Les Dents de la mer et de L’Exorciste. Un scénario un peu plus travaillé et une réalisation plus aboutie auraient sans doute permis de prendre le film un peu plus au sérieux. A noter tout de même, au milieu du casting plus qu’acceptable issu du monde télévisé, la présence dans son premier rôle de Christina Applegate (Kelly Bundy de Mariés, deux enfants).

Carcharoth le 19/01/2008

Galerie :

Jaws of Satan Jaws of Satan

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