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Titre : Link
Genre : Singe fumeur et tueur
Pays : UK
Année : 1986
Durée : 99 min
Réalisateur : Richard Franklin
Acteurs : Elisabeth Shue, Terence Stamp,
Steven Pinner, Richard Garnett,
David O'Hara... |
Carcharoth :
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Résumé :
'Le docteur Phillip, anthropologue qui étudie et dresse des chimpanzés engage pour l’été une jeune assistante, étudiante en zoologie, pour l’aider dans ses tâches journalières. Cependant l’un des trois chimpanzés de la maison, Link, va se révolter et être pris d’une folie meurtrière…
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C’est en 1986 que Richard Franklin (Patrick, Psychose II…) réalise Link, qui mélange de manière très réussi le thriller au film d’agression animale. Le film obtiendra par ailleurs le prix spécial du jury à Avoriaz la même année.
Si le récit démarre assez lentement, il arrive à poser de manière habile un climat assez tendu mêlé d’étrangeté, en effet on s’aperçoit dès le départ que malgré le fait que les chimpanzés soient assez proche de l’homme ils restent des animaux dotés et réactions instinctives parfois violentes et inattendues, le fait de se retrouver alors avec eux dans une maison isolée de toute vie, avec en plus un anthropologue légèrement allumé (Terence Stamp) à de quoi susciter chez son assistante Jane Chase (Elisabeth Shue : Hollow Man, Back to the Futur II et III) un peu de méfiance, même si cette dernière semble dans un premier temps plus intriguée qu’autre chose.
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Le docteur Phillip disparaît et Jane va alors se retrouver seule, dans cette immense baraque, avec comme seuls compagnons des singes, habilement dressés à faire diverses tâches mais Link, le plus vieux du lot commence à n’en faire qu’a sa tête…
Des rapports troublants vont également se tisser entre Jane et Link, ce dernier va la sauver de l’attaque d’un chien errant en massacrant la pauvre bête, mais il va aussi venir l’observer de manière assez flipante alors que nue (wouaouw), elle allait prendre un bain ou lui caresser la main lorsque cette dernière essaiera de passer une vitesse dans une camionnette, ces deux passages font mine de rien assez froid dans le dos, le regard du singe demeure insondable mais le réalisateur joue avec le côté humain de la chose.
Link décide suite à cela de finalement traquer et tuer Jane et le dernier singe de la maison, une course poursuite haletante va alors s’engager. Le film devient ici beaucoup plus classique et ne nous étonnera guère plus, si ce n’est par le fait que le chasseur soit un singe.
Comme on se doute bien que Jane va survivre à la fin et que Link à déjà tué tout ce qu’il pouvait dans le coin, le réalisateur décide d’envoyer quelques personnes à la maison, le petit ami de Jane et deux de ses potes pour ajouter un peu d’eau (de sang ?) à son moulin. Malheureusement on ne verra pas grand-chose des mises à mort qui sont au mieux suggérées, on se contentera d’apercevoir ou de distinguer quelques éléments rappelant les morts ici et là, par contre de nombreux passages restent vraiment effrayants, quand Link commence à s’énerver, grogner et montrer ses dents, la sauvagerie est au rendez-vous.
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Le travail concernant le dressage des singes est stupéfiant, le film est très rythmé et angoissant à souhaits avec pas mal de petites touches d’humour noir. La musique de Jerry Goldsmith colle parfaitement au film, même si je dois avouer qu’elle me saoule un peu. Malgré sont aspect un peu classique, Link est cependant un très bon film qui ne vieillit pas et fait toujours sont petit effet (rhaa ces grognement les dents sorties me font encore hérisser les poils) un peu à la manière de Monkey Shines qui est aussi très réussi dans le genre.
Carcharoth le 17/04/2005
Galerie :
Un film avec un thème qu'on rapproche tout de suite avec celui du Monkey Shines de Romero pour ceux qui ont vu, sorti 2 ans plus tard. Remplaçons la capucine par un chimpanzé et le paraplégique par une jeune étudiante et nous obtenons un résultat tout aussi particulier. Ajoutez à cela la musique de Jerry Goldsmith qui affirme un esprit de cirque. Le dressage impeccable ainsi qu'une mise en scène assez dynamique pour un film ne contenant que très peu de personnages contribuent à faire de Link une réussite selon moi.
Pas mal du tout ce petit film ! et puis y'a Elizabeth tellement Shue et le grand Terence Stamp. Sans parler de la musique de l'immense et regretté Jerry Goldsmith, avec son leitmotiv entêtant.