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Titre : Long Weekend
Aka : Long Week End
Genre : Camping difficile
Pays : Australie
Année : 1978
Durée : 92 min
Réalisateur : Colin Eggleston
Acteurs : John Hargreaves, Briony Behets,
Mike McEwen, Roy Day,
Michael Aitkens... |
Note de Carcharoth :
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| Trailer |
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Sin'Art |
Résumé :
'Peter et Marcia, couple aux nombreux problèmes et au bord du divorce, partent camper durant un long week end, afin d’oublier un peu leurs soucis quotidiens et de faire le point sur leur relation. Seulement tout ne va pas se dérouler comme prévu, l’endroit inaccessible choisit par Peter se révèle vite menaçant, la nature sous toutes ses formes semblant se liguer contre ces deux importuns. Observés, traqués et attaqués, Peter et Marcia parviendront-ils à survivre aux pièges sournois que leur réserve Dame Nature ?
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Si vers la fin des années 70, les titres basés sur le thème de la revanche de la nature sur l’homme étaient légion, la plupart se contentaient de plagier Jaws sans toutefois y apporter la moindre originalité. Pourtant, quelques films de cette décennie proposaient une variante intéressante, un peu plus inspirée écologiquement parlant malgré un fond identique, comme Frogs ou encore Day of the Animals, titres auxquels cette production de Colin Eggleston fait penser dans un premier temps, avant que finalement l’ombre du fabuleux The Birds vienne également planer au-dessus de ce film qui n’est autre qu’un monument de terreur sauvage à l’ambiance plus qu’oppressante. A l’instar du film d’Hitchcock, rarement la nature aux tréfonds insondables et inexplicables n’aura été aussi effrayante à l’écran…
Sorti en 1979 et n’ayant d’ailleurs pas fait grand bruit au box-office à cette date, c’est dans de superbes décors naturels australiens qu’a été tourné Long Weekend en 1977 par Colin Eggleston, qui met en scène ici les écrits d’Everett De Roche, scénariste ayant œuvré sur des titres comme Harlequin, Link ou encore l’excellent Razorback, autre « nature runs amok movie » dont l’Australie peut-être fière. Il est d’ailleurs étrange de constater qu’un continent à la faune et la flore si particulières n’ait pas inspiré plus de réalisateurs, qui se contentent d’ailleurs d’utiliser des animaux relativement classiques, que ce soit les requins de Shark's Paradise ou les alligators de Dark Age ou de la prochaine production du genre titrée Rogue…
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Là où d’autres productions se contentent d’effets de surprises et de geysers sanglants pour effrayer le spectateur, la véritable force de Long Weekend réside dans son ambiance accablante et lente, provoquant un sentiment de malaise qui ne cesse de croître au fur et à mesure de l’avancée du récit, devenant même tétanisante lors de certains passages emprunts d’une tension horrifique intense. Difficile en effet de rester sagement assis sur son siège alors que Peter se retrouve seul dans la nuit, devant son petit feu de camp qui crépite alors que des bruits aussi naturels qu’étranges semblent surgir des ombres qui l’entourent (Blair Witch avant l’heure ?), où lors de sa course poursuite effrénée au milieu d’une forêt plus que menaçante. Si dans les films du genre ce sont les scènes d’assauts d’animaux tueurs qui se trouvent être les plus flippantes, ici le réalisateur choisit un tout autre angle d’attaque. C’est en effet l’accumulation de petits détails, plus ou moins anodins, qui transforme ce camping sauvage en expédition inquiétante et mortelle.
Le message est en tout cas très clair, ce couple de citadins lambda n’est pas le bienvenu ici, et le sort qui leur est réservé est plus que mérité. Après avoir renversé un kangourou et que Peter ait déclenché un petit feu en jetant son mégot dans l’herbe, lui et Marcia commencent à se perdre sur des chemins labyrinthiques durant une nuit d’encre… Etablissant leur campement dans un coin paradisiaque, ces hôtes vont rapidement se révéler indésirables pour la faune et la flore environnante. Peter picole toute la journée et jette ses canettes où bon lui semble, donne des coups de haches dans des arbres sans aucun but précis. Juste pour s’amuser en quelque sorte, comme lorsqu’il se sert de son fusil, tirant à l’aveuglette partout ou des bruits le dérangent. Marcia de son côté va tuer bon nombre de fourmis un peu envahissantes à coups de bombe insecticide et éclater un œuf d’aigle contre un arbre. Des gestes plus ou moins graves et/ou stupides, mais toujours gratuits, comme lorsque Peter va tirer sur une forme sombre dans l’eau qu’ils ont pris pour un requin, mais qui n’est en fait qu’un gentil dugong, qui étrangement refusera de mourir, et avancera inexorablement vers le campement de nos deux humains de plus en plus terrifiés…
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Car en effet, outre leurs problèmes personnels qui prennent de plus en plus d’ampleur au fil des heures qui passent, ces derniers vont êtres effrayés par des hurlements qui déchirent la nuit, des confrontations avec diverses espèces animales qui n’hésitent pas à les attaquer, ou d’autres évènements étranges. La découverte d’un campement voisin abandonné et dévasté, puis du cadavre d’une femme emprisonnée sous l’eau dans sa camionnette va accélérer la fuite de Peter et Marcia, mais on ne s’évade pas si facilement d’un piège tissé par la nature elle-même, et le couple n’est pas au bout de ses surprises…
| Doté d’une superbe bande son, d’une photographie resplendissante et d’acteurs plus que crédibles (John Hargreaves et Briony Behets), Long Weekend se présente de plus comme un film au message assez profond, aux symboles apparents mais qui ne peuvent laisser de marbre… Outre ses passages horrifiques réussis en tous points, le film va de plus jusqu’au bout de ses idées, nous gratifiant d’un final à la fois terrible mais tellement réjouissant. La peur que l’on ressent durant la vision de cette production est particulière, faite de petits riens, mais qui une fois reliés entre eux prennent une signification tout autre, et Eggleston l’a très bien compris et en use de manière à mettre le spectateur dans le même état que les deux personnages principaux. Un film oppressant, claustrophobique, effrayant, qui devrait ravir les amateurs de cinéma, mais qui risque cependant de diviser ces derniers en deux camps : ceux qui vont le trouver chiant et ceux qui vont y voir un chef d’œuvre. Pour ma part j’ai choisi mon camp… |
Carcharoth le 24/10/2006
Galerie :
ceux qui viennent de le voir comment on-t-il fait
J'ai vu ce film il y a bien longtemps, il est super, je cherche à le revoir, mais ou peut-on se le procurer
Je viens de voir ce film et franchement je l'ai adorer, l'ambiance est vraiment glauque .
J'espère que le remake qui est prévu sera a la hauteur de l'original.
Bonsoir
J'ai trouvé aussi ce film de grande qualité.Je l'ai découvert
et j'ai accroché tout de suite,
par son suspens,le son et son environnement très bien filmé.
Je voudrais me procurer le film en dvd ?
Cela est-il possible ?
Bonjour,
je suis tout à fait d'accord avec Carcharoth : j'ai découvert ce film à sa sortie et je l'ai trouvé exceptionnel même s'il a été scandaleusement boudé par le public. Voila un film très "sensitif" un peu difficile d'accès pour les fans de M. Bay et une expérience rare au ciné.