Crocodiliens >> Crocodile Evil - Hon Gwok Choi - 1985
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Titre : Lung Taam Daai Ngok
Aka : Crocodile Evil ; Crocodile Hero
Tears of the Dragon
Genre : Sexe, sorcellerie et reptiles
Pays : Hong Kong
Année : 1985
Durée : 84 min
Réalisateur : Hon Gwok Choi
Acteurs : Siu Yuk Lung, Ku Feng,
Jason Pai Piao, Lau Chi Wing,
Hon Gwok Choi... |
Carcharoth :
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Résumé :
'Une malédiction familiale est lancé par un sorcier. Possessions, esprits et reptiles, tout va rapidement tourner au cauchemar...
Petit plongeon dans les tréfonds du cinéma d’horreur hongkongais avec ce Crocodile Evil, seule réalisation de Hon Gwok-Choi, et qui contrairement à ce que semble indiquer son titre n’est en aucun cas un énième film de crocodile tueur. Si nous allons tout de même croiser bon nombre de reptiles, il est essentiellement question ici de malédiction familiale, cauchemars divers et artefacts magiques, le tout lié par une histoire de sorcellerie. En ce sens, Crocodile Evil se rapproche assez de Centipede Horror, voir même en poussant un peu à Crocodile Fury, bien que le montage ici, s’il n’est pas toujours très clair, est très loin du bordel de celui du film de Tomas Tang. Tentons tout de même un résumé de l’histoire.
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Le récit débute donc sur un combat de sorciers, enfin plutôt de deux hurluberlus hallucinés, reconnaissables grâce au bandeau rouge qu’ils portent sur le front. Les deux hommes confrontent leurs pouvoirs sur fond de bruitages ridicules et d’effets spéciaux guères plus convaincants. La fin du combat donne lieu à une belle image d’archive de crocodiles affamés, avant que l’on se retrouve directement dans la chambre d’une jeune femme attachée à un lit et prise de convulsions, observée par un groupe de badauds et de fantômes. S’ensuit une séquence d’exorcisme presque classique. Enfin, à peu près classique puisque l’on voit tout de même un crucifix qui envoie des éclairs et un esprit bleuâtre quitter la jeune femme.
Sans transition, nous nous retrouvons alors dans une grande ville, où nous suivons alors les pérégrinations d’un jeune couple qui va en voir des vertes et des pas mûrs. Alors qu’ils sont en taxi, un crocodile viole une femme au milieu de la route (oui oui !), puis se met à voler et passe au-dessus du véhicule. Ils décident alors de ramener la victime chez eux, où le mari va commencer à avoir des hallucinations. La victime se met à faire d’étranges cauchemars, liés à son expérience éprouvante (avouez que se faire violer par un énorme reptile a de quoi traumatiser.), et se fait enlever par des hommes qui après avoir tué le mari, laissent tomber un badge sur lequel est dessiné un crocodile…
Ce qui nous amène à un spectacle mettant en scène des crocodiles, le genre d’endroit ou des gars mettent leurs têtes entre les mâchoires des bestiaux, afin d’épater les touristes du coin. C’est ici que l’on retrouve l’un des sorciers du début, qui va encore faire des siennes, usant de ses pouvoirs à mauvais escient. L’un des amis de la femme en fera les frais, et pris de douleurs abominables il sera transporté à l’hosto dans un très piteux état. Il se mettra d’ailleurs plus tard à vomir des bébés crocodiles, ce qui est assez mauvais signe niveau santé d’après les guides médicaux.
La femme continue son enquête, ce qui la mène tout droit dans les griffes du sorcier, s’agitant toujours face à la caméra en poussant des hurlements. Entre temps elle aura rencontré une gentille sorcière, qui va aider la famille de cette dernière à régler ce bordel une fois pour toute, assistée par l’exorciste du début va aussi débouler d’on ne sait trop où.
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Une histoire qui malgré son apparente simplicité s’avère assez difficile à suivre, d’une part à cause d’un montage brouillon, mais aussi à cause du manque d’explications concernant le déroulement du scénario. La réalisation n’est gère entraînante, les acteurs pour la plupart en font des tonnes, surtout les sorciers hurleurs et gesticulants, la musique très typée mauvaise disco des années 80 alterne avec des morceaux un peu plus orientaux, mais aussi peu inspirés que le reste. Au milieu de tout ça, Crocodile Evil nous offre en prime un soupçon d’érotisme au travers de quelques plans nichons et autres attouchements, permettant de susciter un bien faible regain d’intérêt pour le spectateur assoupi.
Bon, mais les crocodiles dans tout ça ? Et bien pas grand-chose à se mettre sous la dent… Quelques scènes utilisent un crocodile en plastique, lors des violes ou pour le fameux coup du croco volant, alors que pour le reste nous n’aurons droit qu’à des images d’archives, tournées dans un zoo ou en pleine nature. À noter d’ailleurs un pauvre canard bien vivant jeté en pâture aux bêtes affamées… Nous sommes loin ici des excès vomitifs de Calamity of Snakes, The Killer Snakes et autres, mais cette violence gratuite envers les animaux dans ce type de productions est toujours difficile à digérer. Au final, les reptiles n’ont aucune victime humaine à cocher sur leur tableau de chasse, même si le vilain sorcier terminera recouvert de bébés crocodiles.
| Ennuyeux sur toute la ligne, bordélique, avare en animaux tueurs et en effets sanglants, Crocodile Evil s’avère être très décevant. Seule la dernière séquence demeure assez effrayante et permet d’éveiller un peu d’intérêt quant au film (ou les quelques vagues scènes érotiques suivant le public). Dans le même genre, tout en restant dans l’univers des malédictions et de la sorcellerie, mieux vaut se tourner vers Centipede Horror, autrement plus réussi et écœurant. Pour se marrer un bon coup, l’alternative Crocodile Fury reste également préférable, et au moins le terme crocodile utilisé dans le titre ne ment pas quant à son réel contenu… |
Carcharoth le 14/02/2008
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