Félidés >> Maneater - Gary Yates - 2007
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Titre : Maneater
Genre : Tigre mangeur d'hommes
Pays : Etats-Unis
Année : 2007
Durée : 84 min
Réalisateur : Gary Yates
Acteurs : Gary Busey, Ty Wood,
Aleks Paunovic, Sarah Constible,
Brittany Scobie... |
Magnus Belluci :
 Carcharoth :
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Sin'Art |
Résumé :
'Dans les profondes forêts entourant la chaîne des Appalaches, les chasseurs deviennent les chassés alors qu’un animal sauvage, qui ne vit pas dans son habitat naturel, sème la terreur dans les bois… Non loin de là, la petite ville de Mount Raven va connaître l’horreur, alors que des corps démembrés commencent à être découverts. Le prédateur est finalement identifié, il s’agirait d’un tigre du Bengale…
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Dans la série de DVD intitulée joyeusement Maneater Series, on retrouve des téléfilms ayant tous comme point commun de nous présenter de vilaines bébêtes mangeuses d'hommes dont entre-autres Blood Monkey, In the Spider's Web et celui qui nous intéresse ici... Maneater. C'est le Montréalais Gary Yates qui se charge de réaliser Maneater (c'est aussi lui qui nous avait présenté Eye of the Beast). Voici comment ça se présente.
Un camion pendant la nuit subit un accident causé par un mioche somnambule qui passait par là. La cargaison du camion (notre tigre vous vous en doutiez) s'échappe dans la nature, mais voilà qui est intéressant, le tigre épargne le garçon (Ty Wood) et va même se coucher en ronronnant devant lui. On se dit qu'il ne doit pas être si méchant que ça ce gros minet, mais au contraire, c'est un mangeur d'hommes qui va se mettre en chasse dans la petite ville du coin. Tandis que le garçon retourne chez lui vivre paisiblement dans sa roulotte avec sa mère grenouille de bénitier qui veut à tout prix préserver son fils des tentations du malin, le tigre commence alors son massacre...
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Pour un téléfilm produit par RHI Entertainment (In the Spider's Web, le prochain Black Swarm) qui est passé sur la chaîne SciFi, Maneater s'en sort pas trop mal.
Le mangeur d'hommes ici est un tigre qui est aussi réel que vous et moi et non un pitrerie faite de CGI. Mais justement le problème est là, ils n'ont pas pris de risques et ont préféré mettre des attaques hors-champs. Donc, mise à part l'attaque vers la fin où on voit le tigre se jeter carrément sur sa victime, on ne verra rien d'autre des attaques que du sang et des corps mutilés (par contre, côté cadavres, c'est réussi avec ces corps démembrés assez nombreux). Mais la comparaison entre les aggressions et le tigre que l'on voit à l'écran quelques fois se fait vite, on a l'impression que ce n'est pas le même tueur qui commet ces attaques surréalistes et le félin qui peine à nous impressionner en sa présence devant la caméra.
Néanmoins, on peut apprécier le ton second degré dû en grande partie à la présence de Gary Busey (Predator 2, Silver Bullet) qui joue le shérif de comté, crédible en plus d'être attachant. Par contre, difficile de trouver attachant le petit Ty Wood, trop peu expressif, qui interprête Roy Satterly, le petit qui trouva le félin et qui voue une relation avec le tigre comparable à la relation qu'avait Willard avec Socrate dans le film du même nom à la différence que Roy n'utilise pas le tigre à ses fins personnels. On notera également ce chasseur anglais qui est le stéréotype des Anglais (amateur de thé sur culottes courtes avec une moustache qui semble sur certains plans n'être que des poils de nez beaucoup trop longs).
On pourra sentir quelques influences à Jaws comme ce photographe qui utilise un cage pour voir et photographier notre félidé en toute sécurité à la manière de Richard Dreyfuss, sauf que là on est dans une forêt à la place d'un milieu aquatique. Il y a aussi le final Spoiler, alors que le tigre se rapproche, notre chérif fait feu sur un réservoir de propane qui explose, tuant du même coup le tigre. Impossible de savoir si c'était vraiment l'intention du personnage ou si c'est juste Busey qui n'a plus le tour avec les armes (j'ai été attentif durant le visionnement et j'ai vu qu'il a tenté de ranger son arme dans son étui à un moment donné, on voit qu'il le manque un premier coup, puis un deuxième coup et finalement il décide de garder son arme dans la main). Fin du spoiler.
Alors que les autorités locales échouent dans leurs recherches sur notre tigre du Bengal, un groupe de soldats de l'armée des Etats-Unis débarque pour mettre un terme à ces massacres (en plus de ce chasseur de tigres qui croit être le seul à pouvoir tuer l'animal). Bien évidemment, l'armée des Etats-Unis ne se montrera pas à la hauteur et se feront tous butés en moins de deux. Ah! Que voulez-vous, dans de telles situations, s'il n'y a pas Schwarzenegger ou Stallone dans les rangs, il est inutile de les envoyer au combat.
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| Si côté hémoglobine, on est plutôt satisfait, on ne peut pas en dire autant de notre félin qui peine à instaurer une certaine crainte de sa part et on a de la difficulté à croire que ce sont tous SES meurtres (trop surréalistes, trop silencieux, estomac toujours vide prêt à engloutir plusieurs fois sa taille, moi je vous le dis c'est un Alien qui a fait le coup). Pourtant, l'ambiance et le rythme ont bonne tenure et finalement, on rangerait ça plus avec In the Spider's Web plutôt qu'avec l'infâme Blood Monkey. |
Magnus Bellucci le 09/02/2008
Galerie :
De nombreuses longueurs, des attaques hors champ, un récit banal et des acteurs pas toujours très impliqués, Maneater est une production Sci-Fi assez moyenne, manquant cruellement de sauvagerie. Quelques effets sanglants et le fait de voir un vrai tigre plutôt qu’un truc numérique foireux relèvent un peu l’ensemble, mais dommage que le réalisateur ne parvienne pas vraiment à rendre son prédateur suffisamment effrayant. Au sein des productions d’agressions animales mettant en scène des tigres, du sympathique Man-Eater of Kumaon, à l’horrible Maneaters are Loose! en passant par le très bavard Harry Black, le mauvais Maneater (1973) ou les quelques séquences mettant en scène des tigres, par exemple dans Les Bêtes féroces attaquent ou encore L'Armée sauvage (sans parler des déclinaison préhistoriques plus récentes comme Sabretooth ou sa suite, traitant toutes deux des lointains ancêtres des félidés), le film de Gary Yates se trouve être assez efficace, même s’il faut lui préférer la plupart des titres se focalisant sur les lions, autrement plus réussis.