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Titre : Mansquito
Aka : Mosquitoman
Genre : Homme-moustique
Pays : Etats-Unis
Année : 2005
Durée : 92 min
Réalisateur : Tibor Takács
Acteurs : Corin Nemec, Musetta Vander,
Austin Jordon, Patrick Dreikauss,
Jay Benedict... |
Carcharoth :
Magnus Belluci :
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Sin'Art |
Résumé :
'Condamné à la peine capitale, Ray Erikson, bénéficie d'un dernier sursis en participant à une expérience scientifique liée à l'ADN des moustiques. Arraché au couloir de la mort, il fausse compagnie à ses gardiens et , se réfugit dans la zone la plus protégée du laboratoire, provoque une violente explosion, si violente qu'elle aurait du le tuer, mais contaminé par une substance hautement toxique, Erikson mute en une abominable et indestructible créature assoifée de sang...
Synopsis
Les Etats-Unis sont victimes d’un terrible virus dont le vecteur se trouve être les moustiques. Pour pallier le problème, de géniales et gaulées scientifiques mettent au point de super-moustiques, naturellement immunisés, qui vont se charger de transmettre le « remède » à leur confrères suceurs de sang.
Bien entendu, tout nouveau vaccin se doit d’être testé sur des individus consentants. Ces pauvres bougres, on va les chercher dans le couloir de la mort, leur promettant en échange une petite remise de peine et une durée de vie forcement prolongée…
Mais le dernier « volontaire » n’est pas un homme comme les autres. En effet, il s’agit de Ray Erikson, sauvage meurtrier de douze individus… Avec un CV pareil, rien d’étonnant à ce qu’il profite de son arrivée au laboratoire pour s’évader, tuant au passage une scientifique qui avait oublié de mettre du sucre dans son café (la bévue mortelle) et provoquant une explosion qui l’aspergera d’une matière bleue et gluante (de la compote de Schtroumpf sans doute).
L’homme s’évade donc mais la compote bleue a des effets pervers et engendre sa mutation, le transformant bien vite en homme-moustique dément et friand d’hémoglobine chaude…
Miam, ça va saigner !
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Le saviez-vous ?
Un moustique domestique de type Culex Pipiens pèse de 2 à 3 mg et consomme de 5 à 10mg de sang par piqûre. De fait, il est normal qu’un moustique classique triple son poids en une seule séance de succion. Si l’on ramène cette donnée à l’échelle humaine, cela signifie qu’un moustique de 80 kilos est en droit d’espérer ingurgiter environ 160 kilos de sang par repas, ce qui représente tout de même une trentaine d’hommes adultes…
Ne soyons pas crédules, nous avons beau nous trouver dans une production Nu Image dirigée par le très nerveux Tibor Takács (le sympathique Rats et bientôt le tentaculaire Deadly water), notre monstre ne pourra pas trouver suffisamment de nourriture pour se sustenter. Le temps passe, la partie « moustique » de la bestiole prend le pas sur la partie humaine, la faim se fait grandissante et l’envie de se reproduire devient carrément obsédante. Fort heureusement, si notre moustique d’un mètre quatre-vingt n’a pas le loisir d’étancher sa soif comme il le voudrait (imaginez un instant le casting nécessaire pour nourrir le monstre !), il a en revanche une possibilité de s’épanouir dans une relation sexuelle de qualité. Du moins, c’est ce que l’on espère puisque la compagne potentielle n’est autre que la séduisante Musetta Vander, vue dans l’incroyablement mauvais Project : Metalbeast et bientôt au casting de Raptor Island 2.
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Musetta incarne donc ici l’une des scientifiques bustée à l’origine du remède anti-vilains-moustiques. Lors de l’escapade de Ray Erikson, elle est elle aussi, mais dans une moindre mesure, aspergée de compote de Schtroumpf. Le film a donc tout le loisir de nous montrer la mutation très rapide (et fort bien mise en image) de Mansquito et celle, plus lente, plus psychologiquement destructrice, de l’héroïne. Cette seconde transformation se fera donc avec un esprit proche de celui de « la mouche », dans une moindre mesure cela va de soi…
Malgré les gènes d’insecte qui unissent les deux partenaires, Musetta nous fait clairement comprendre qu’elle n’est que moyennement excitée par la perspective d’une folle nuit passée dans les bras d’un moustique géant. De plus, il se trouve qu’elle est fiancée avec l’excellent Corin Nemec (souvenez-vous, Parker Lewis, l’homme qui ne perd jamais), flic chargé de traquer le serial-suceur. Mais quel triangle amoureux mes amis !
Le film s’articule donc autour de ces trois protagonistes qui semblent se traquer et se fuir jusqu’à l’issue qui sera bien évidement tristement fatale…
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Encore une fois, le réalisateur Tibor Takács fait des merveilles avec un budget que l’on imagine pourtant assez serré. L’homme n’hésite pas un seul instant à nous montrer l’immontrable et ce à de nombreuses reprises. L’homme-moustique n’est ainsi jamais ridicule et sent bon les effets spéciaux soignés, alternant anciennes et nouvelles techniques avec succès. Le film s’avère par ailleurs fort généreux en hémoglobine et autres effets gores de bon ton. L’ensemble est convaincant et diablement nerveux, à l’image de cet assaut, mené par un commando d’élite, qui tournera bien vite au carnage. On vous avait prévenu les mecs, ce moustique, ce n’est pas un marrant.
Après l’échec cuisant qu’était Hammerhead : Shark Frenzy, il est réconfortant de voir que certains réalisateurs sont encore capables de nous surprendre et de nous divertir avec des concepts pourtant plus qu’hasardeux. Voilà donc un film qui redore sans mal le blason de l’écurie Nu Image et plus particulièrement de la salve « génération mutants » constituée du meilleur comme du pire.
Mansquito, ou plutôt Mosquito Man dans nos vertes contrées, est donc une production modeste d’excellente facture qui devrait vous réconcilier sans mal avec nos amis les Culex Pipiens.
Xavier -MadXav- Desbarats le 18/08/2006
“Encore un piège tendu par l'infâme Carcharoth” me suis je écrié quand j'ai vu le nom de la boite de production en charge de ce téléfilm. Piqué au vif par la simple vue du logo Nu Image, je me suis alors embarqué dans des tonnes de jurons à l'encontre de mon rédac chef qui n'avait pourtant pas hésité à charger de superlatifs ce Mansquito. Remarquez, le résumé faisant état d'un homme moustique aurait déjà dû m'alerter... Mais, une fois n'est pas coutume, on va aller de surprise en surprise.
Déjà, il est étonnant de constater que le film tient très bien la route : excellents éclairages, le réalisateur est plutôt « carré » (même si très conventionnel), et acteurs un peu moins goniols que d'habitude. On remarquera au passage dans le rôle de l'inspecteur, le fameux Parker Lewis (qui ne perd jamais), tatoué depuis son expérience traumatisante de lycéen, mais qui a manifestement pris un abonnement de très longue durée avec son coiffeur depuis ses débuts sur le petit écran.
Le premier étonnement passé, orientons nous sur la trame. Là, évidemment, il faudra être un peu plus clément. Un tueur en série, sadique et méchant, transféré dans une clinique, va réussir à se libérer et à mettre le souk au passage dans un labo d'expérimentations génétiques, travaillant entre autre sur des moustiques. Par souk, j'entends meurtres, fusillades et surtout contamination par des produits chimiques!
L'intro, assez musclée et bien menée, reste assez impressionnante, et tout le reste du téléfilm sera à l'avenant. La mutation rappellera l'anthologique scène du Loup garou de Londres, la classe en moins, et le monstre final celui de La mouche, là aussi en beaucoup moins convaincant. Le costume est seyant, et ferait pâlir Jean Paul Gauthier, mais n'en reste pas moins rigide et manquant de substances gluantes et dégoulinantes. Par contre les meurtres s'enchaînent à la pelle, avec force litrons de sang bien frais qui ne coagule pas. Ça sera d'ailleurs une autre des bonnes surprises que ce déchaînement de violence, largement montré chez un producteur, qui a en général la fâcheuse habitude de faire rire dans ce créneau de part son manque de moyens.
Le déroulement de l'histoire oscille donc entre des meurtres, une enquête, et la découverte du terrible monstre, tout ceci nous menant cahin caha à la lutte finale, où chaque intervenant le poing dressé et l'internationale aux lèvres, se verra malmené. En parlant de final, je suis encore assez étonné de ce dernier, comme quoi Nu Image a encore quelques bonnes cartes dans son jeu.
Relativisons : ce n'est pas la panacée, mais qui connait la boite de production, ne pourra que s'étonner de voir qu'il y a un mieux par rapport aux autres inepties sorties (chroniquées aimablement sur notre site). Et on est tous d'accord là dessus, ce n'est pas grâce à des moyens supplémentaires, mais bien grâce au réalisateur que ce téléfilm réussi à accrocher.
Ratapoil le 02/11/2006
Galerie :
je me souviens de l'avoir vu sur m6 c'était pas trop mal
Malgré l'interprétation désinspirée de Corin Nemec (Parker Lewis !), le tout se tient très bien, avec un démarrage rapide et une créature en latex bien sympathique. Les CGI sont réduits au minimum. On pense inévitablement à "La Mouche".
Encore une production médiocre de nu(l)image qui ,sans lesfilms précedents qui l'inspirent ,ne nous auraient jamais rien proposé .Et là encore ,c'est pas terrible :scénario rabaché ,déroulement pas top et situation trop grotesque .Mauvaise cuvée pour ces monster men .
un moustique de 80 kilos est en droit d’espérer ingurgiter environ 160 kilos de sang par repas, ce qui représente tout de même une trentaine d’hommes adultes => Attention, erreur de calcul. 160/30 = 5.3 kilogrammes en moyenne par personne ... Plutôt 3 hommes qu'une trentaine ;)
turok — 03 November 2006, 13:08
Ah oui o fait, il y a pas de monstre dans control, c juste une sorte de remake d'Orange mécanique sur l'éviction des pulsions violentes qui sommeillent en l'homme.
Turok — 03 November 2006, 13:07
New image fait des progrès, mes chères carchar et ratapoil. Pour preuve, j'ai loué CONTROL au video club, avec Ray Liotta, Willem Dafoe et Michelle Rodriguez, dont le début fait beaucoup penser à celui de mansquito, avec son prisonnier conduit vers le couloir de la mort... Mes amis, ruez vous sur CONTROL, ça nous confirmera l'évolution de notre nu image que nous chérissons et détestons, nous les aficionados de l'agression animale... vla une critique de nos concurrents devildead http://www.devildead.com/indexfilm.php3?langage=1§ion=0&FilmID=1241
Nachthymnen — 18 août 2006, 17:34
La citation annonçant le film sur la page d'accueil est une définition du moustique écrite par Flaubert dans le Dictionnaire des idées reçues.
(voila comment s'instruire grâce à Nu Image !)
Steely Shark — 10 juin 2006, 17:55
3/5
Oui, un bon petit film avec son mutant qui va faire un carnage(surtout dans l'hopital). L'aspect physique n'est pas aussi réaliste que celui de La mouche mais est quand même bien travaillé pour une série B.
Carcharoth — 10 juin 2006, 00:53
Bonne petite surprise issue de la collection Generation Mutants de chez Nu Image. Après son sympathique Rats, Tibor Takács nous livre ici une relecture amusante de La Mouche, le côté réflexion en moins. Du sang, un bon monstre bien old school, avec de bons effets spéciaux et un rythme soutenu, Mansquito tient très bien la route malgré quelques passages un peu superficiels et des acteurs pas toujours très justes.