Séries télévisées >> Masters of Horror : Liaison bestiale - 2005 - Lucky McKee
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Titre : Masters of Horror : Sick Girl
Aka : Masters of Horror : Liaison bestiale
Genre : Insecte étrange et mutations
Pays : Etats-Unis
Année : 2005, épisode 10 de la saison 1
Durée : 60 min
Réalisateur : Lucky McKee
Acteurs : Angela Bettis,
Erin Brown (Misty Mundae),
Jesse Hlubik,
Marcia Bennett...
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Résumé :
'Une scientifique marginale spécialiste des insectes reçoit un colis mystérieux contenant une nouvelle espèce à étudier. Alors qu'elle essaye d'en savoir plus sur cette créature inquiétante, celle-ci disparaît dans l'appartement...
Après avoir étonné pas mal de monde avec son excellent May, Lucky McKee nous revient une nouvelle fois avec la belle Angela Bettis (Toolbox Murders, May, ou encore le rôle de Carrie dans le téléfilm du même nom daté de 2002), secondée à l’écran par la superbe Erin Brown, que de nombreuses personne doivent plutôt connaître sous le nom de Misty Mundae (Bite Me!, Erotic Survivors, The Girl Who Shagged Me…), égérie dénudée de pas mal de productions indépendantes que l’on doit à des boites comme E.I. Independent Cinema ou encore Seduction Cinema.
Ida est une entomologiste travaillant à l’université, véritable passionnée des insectes elle possède chez elle une collection impressionnante de ces derniers. Plutôt réservée, celle-ci semble de plus accumuler les échecs amoureux, ses conquêtes féminines ne s’accommodant guère de ses penchants pour les insectes. Un jour, Ida reçoit un paquet, dont l’expéditeur qui désire garder l’anonymat lui a fait parvenir du Brésil, contenant un insecte d’une espèce à priori inconnu. Intriguée, notre scientifique commence à vouloir étudier la bestiole qui semble assez agressive, mais c’est alors qu’elle va rencontrer une jeune fille mystérieuse, artiste un peu illuminée, obsédée par tout ce qui tourne autour des fées, qui est inlassablement assise devant l’ascenseur qu’Ida emprunte tous les jours pour se rendre au travail. Commence alors une histoire d’amour non dénuée de tendresse, qui va malheureusement tourner au drame alors que Misty va être blessé par l’insecte en question, qui s’était fait la malle peu de temps auparavant.
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Si leur relation semble se dérouler pour le mieux, Misty étant même venu vivre chez Ida, les sautes d’humeur de la jeune dessinatrice se font de plus en plus fréquentes, alors que son oreille, l’endroit où elle à été blessée, gonfle anormalement et devient purulente. Souvent physiquement faible et de plus en plus bizarre (elle mange des asticots et des insectes, ou rêve qu’elle se fait violer par un insecte géant), le comportement de Misty commence à inquiéter Ida qui à des doutes quand à la santé mentale de sa petite amie. Soupçons qui se verront confirmés par la réception d’une lettre de l’énigmatique expéditeur du paquet-surprise. Pendant ce temps là, Misty va causer la mort de la voisine, une réac peu aimable qui observe leurs moindres fais et gestes, avant que sa mutation ne progresse réellement et qu’elle se fasse féconder par l’horrible insecte sorti de sa cachette…
A travers un humour très présent et un second degré assumé, le réalisateur nous livre ici un épisode se rapprochant plus de celui de John Landis que du reste de la série télévisée. McKee se permet en effet de beaucoup jouer avec les codes et clichés du genre, qui nous replongent pas mal d’années en arrières avec les productions du célèbre Roger Corman comme The Wasp Woman et ne peuvent que nous faire esquisser un sourire. Si la première partie de Sick Girl se concentre surtout sur la relation de nos deux "tourterelles", la seconde se rapproche plus de titres comme The Fly, la mutation de Misty nous ramenant gentiment et avec un traitement très léger à celle de Seth Brundle. L’avancé du mal qui la ronge se fait assez discrètement, jusqu'à la soudaine révélation de sa nouvelle nature. Les effets spéciaux sont de bonne facture, le mélange d’un peu de CGI à des moyens plus classiques qui donnent un côté un peu old school à l’ensemble passe très bien à l’écran, et la transformation finale de la jolie Erin en mutant étrange est assez sympathique.
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Un épisode à l’histoire un peu légère, mais très joliment mis en image et présentant des personnages attachants. Le ton un peu décalé par rapport au reste de la série des Masters of Horror surprend un peu dans un premier temps, mais Sick Girl se révèle être très efficace dans son genre, doté de nombreuses touches d’humour, d’une scène bien sanglante et d’un final amusant, qui nous montre que le réalisateur a avant tout cherché à s’amuser, faisant ainsi plaisir aux fans des "Monster Movies" des années 50. Entreprise réussie en tout cas pour McKee, et si l’attendrissante Angela Bettis nous offre encore une fois une belle performance, la volonté d’offrir à Misty Mundae un rôle un peu plus habillé qu’a l’accoutumé est à saluer, car cette dernière s’en sort plutôt bien (il n’y à pus qu’a espérer que d’autres songent à réemployer ses talents). Je vous rassure tout de même, elle apparaît quand même dévêtue lors d’une très belle scène.
Carcharoth le 26/09/2006
Ça n'a pas été tourné au Québec malgré que ça le laissait présager (adresse sur le paquet, une chanson typiquement québécoise qui passe lorsque le couple se met à la recherche de l'insecte dans l'appartement). Quoi dire de Sick Girl, je ne connaissais pas son réalisateur Lucky McKee ni son oeuvre May. Mais il réalise un bon épisode de la première saison de masters of horror (dommage que ça s'arrête à la deuxième saison, Fear Itself arrive à sa place). Les personnages sont attachants (je parle du couple de lesbiennes, pas des persos secondaires). Une sensation d'incomplet ou d'inachevé me tenaillait au final qui passait la transfo trop rapidement comme Earth vs. the Spider. Bref, j'avais l'impression qu'il manquait un boute, mais on passe tout de même un bon moment.