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Bestioles Diverses et Variées >> Monster - Eric Forsberg - 2008

  

    
Jaquette Informations Notations
     
Titre : Monster

Aka : Tokyo
Genre : Tentanul
Pays : Etats-Unis
Année : 2008
Durée : 87 min
Réalisateur : Eric Forsberg
Acteurs : Sarah Lieving, Erin Sullivan,
Yoshi Ando...

Carcharoth :
 


Trailer   Sin'Art

Résumé :

'En 2005, les journaux télévisés rapportent qu’un gigantesque séisme a dévasté le Japon, faisant des milliers de morts. Courant 2007, un caméscope appartenant à deux américaines disparues est retrouvé. Les bandes qu’il contient révèlent qu’il ne s’agissait pas d’un tremblement de terre, mais de quelque chose d’autre, une forme de vie gigantesque à la force destructrice…

The Asylum et son équipe de bras cassés nous reviennent ce coup-ci avec un pastiche de Cloverfield. Après les sorties de King of the Lost World, Snakes on a Train, Transmorphers, Supercroc et de nombreux autres titres destinés à profiter de l’engouement pour le public des films à succès plus ou moins assurés que sont respectivement le remake de King Kong, Snakes on a Plane, Transphormers et Rogue, c’est cette fois-ci le nouveau bébé produit par J.J. Abrams (Lost, Alias) qui est en ligne de mire. Mais si Cloverfield à su garder jusqu’au jour de sa sortie un épais mystère autour de son intrigue grâce à un plan marketing savamment étudié (nombreux teasers et trailers, « faux » sites web etc.), laissant libre court aux plus folles spéculations quant à son contenu exact et la tronche de son monstre, les petits gars de chez The Asylum, eux, n’ont rien compris au truc.
En effet, après avoir lu le résumé intrigant, sensé nous inciter à acheter (ou louer) le DVD, il suffit juste de jeter un œil à la jaquette (que ce soit le titre ou l’illustration) pour savoir que ce n’est pas un tremblement de terre qui a dévasté le Japon... Remarquez, cela vous permettra d’économiser facilement quelques euros puisque le film ne mérite en aucun cas d’être acheté, loué ou même téléchargé (le téléchargement d’œuvres protégées est interdit par la loi hein, ne faites surtout pas ça chez vous les enfants, sous peine ici d’être déchiqueté par un monstre tentaculaire).

Si jusqu'à présent, et malgré leurs défauts, les productions issues de chez The Asylum parvenaient à tenir à peu près la route, c’est que ces pilleurs d’idées avaient généralement matière à copier le titre qui les intéressait. À l’aide des bandes-annonces, des interviews et des communiqués officiels, les scénaristes pouvaient facilement broder un semblant d’histoire. Avec Cloverfield la tâche est nettement plus ardue, et bâtir un film complet après avoir vu 2 minutes d’un trailer qui ne montre pas grand-chose tient de l’exploit.

Deux minutes est d’ailleurs le temps que je vais accorder à écrire la fin de ce texte, inutile de s’appesantir trop longtemps sur Monster. Pour ce faire, je vais tenter de suivre la structure narrative du film d’Eric Forsberg, à qui l’on doit déjà l’indigeste Alien Abduction ou encore les scénarios de [30000 Leagues Under the Sea ou celui de Snakes on a Train.

Nous suivons tout simplement la balade de deux personnes dans les rues de Tokyo, qui caméra à l’épaule nous font découvrir BBRZZZRRzzzzz (coupure vidéo).

Nous nous retrouvons alors dans le RRZZZaaaa BOUM ! BOUM ! des avions militaires passent dans le coin, des explosions surgissent AAAAAAAAAHhhhhhhhhhhh des gens cris partout c’est la panique. BBRZZZRRzzzzz (coupure vidéo).

Oh merde, je suis blessé, BHAOUM des voitures explosent, TARATATATATA ça tire dans tous les sens, mais que se passe t-il ? BBRZZZRRzzzzz (coupure vidéo).

Oh putain ! Mais c’est quoi ce tentacule numérique tout moche ? RHhhhhhhaaaaaaaaaa, BHAM, TARATATATATA, SCRATCH ! BBRZZZRRzzzzz (coupure vidéo).

Voilà en gros à quoi se résume Monster, des images tournées en vidéo accolées les unes aux autres, artificiellement abîmées pour donner un soupçon d’authenticité à l’ensemble. Les coupures (des écrans noirs de plusieurs secondes) très fréquentes hachent complètement le rythme du film et participent grandement à la migraine que procure Monster, qui est sans doute le premier film intégralement filmé avec les pieds (en Panardsvision). L’objectif gigote dans tous les sens, on aperçoit des bouts du ciel, de superbes revêtements goudronnés et un bout d’acteur, le tout dans la même seconde (et le film dure 5220 secondes histoire de prévenir les épileptiques).
Le fameux monstre apparaît dans les dix dernières minutes, et on le verra en tout et pour tout dix secondes à l’écran (notez le ratio 10/10, sans doute un symbole métaphysique dissimulé derrière tout ça). Ce dernier, entièrement numérique, est abominablement mal fait, ce qui n’arrange pas les choses.

Monster est un spectacle affligeant, la pire production The Asylum que j’ai pu voir à ce jour, ce qui n’est pas une mince affaire, car la concurrence est rude. Pour les plus courageux, car il en faut, prévoyez tout de même un tube (neuf) d’efferalgans à garder à porté de mains, car ce Blair Witch Like est réellement éprouvant. Pour les moins téméraires, attendez sagement la sortie cinéma de Cloverfield, qui ne tiendra sans doute pas toutes ses promesses, mais s’avérera obligatoirement bien meilleur que cette monstruosité.

Carcharoth le 21/01/2008

Galerie :

  Monster 

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