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Animal Attack

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Orca - Michael Anderson - 1977 (Orca : Killer Whale, The Killer Whale)
  

    

  

Jaquette Informations Notations
     
Titre : Orca

Aka : Orca : Killer Whale ;
The Killer Whale
Genre : Orque revenchard
Pays : Etats-Unis
Année : 1977
Durée : 92 min
Réalisateur : Michael Anderson
Acteurs : Richard Harris, Charlotte Rampling,
Will Sampson, Bo Derek,
Keenan Wynn...

Note de Carcharoth :



Magnus Belluci :

 


Trailer  

Résumé :

'L'orque est un mammifère marin extrêmement intelligent. Il est capable de sauver Ken, l'assistant de la belle océanographe Rachel Bedford de l'attaque d'un dangereux requin. Mais il est aussi capable du pire pour venger le meurtre de sa femelle que le capitaine Nolan a capturée pour toucher une grosse somme d'argent. Le mâle ne cessera son combat impitoyable qu'une fois sa vengeance accomplie...

Alors que les plages étaient encore sous le choc Jaws sorti quelques années auparavant, et que bon nombre de rip-offs du film de Steven Spielberg avaient déjà envahi les écrans et les videoclubs, Dino De Laurentiis, qui avait déjà flairé le filon en vogue des productions d’agressions animales en produisant peu après un remake de King Kong et The White Buffalo, nous revient cette fois-ci avec cette histoire d’épaulard vengeur signée par Sergio Donati et Luciano Vincenzoni.

C’est Michael Anderson (Logan’s Run, 1984, 20,000 Leagues Under the Sea etc), qui va se charger de porter à l’écran ce récit qui s’apparente en définitive à un mélange de Jaws et d’éléments de Moby Dick, bien qu’ici les rôles du chasseur et de la proie soient inversés. Pourtant, malgré les apparences, cette production s’éloigne totalement du schéma typique des « nature runs amok movies », bien que certains clichés du genre soient grossièrement apparents.

Difficile en effet d’échapper à la présentation « pseudo-scientifique » du mammifère marin, car si depuis le film de Spielberg tout le monde sait à quoi ressemble un requin, il n’en est pas de même pour l’orque… Outre sa taille imposante et sa férocité, le cétacé nous est présenté par Charlotte Rampling comme un animal doté d’une intelligence supérieure à la normale et d’un instinct de vengeance très développé, ce qui va être pratique afin de faire passer la pilule concernant le récit qui va suivre et son acharnement à vouloir tuer l’homme ayant blessé à mort sa femelle et assassiné son bébé. Bref nous ne sommes pas ici dans Sauvez Willy !

Pour mystifier un peu l’ensemble, il est également question de superstitions et de vieilles légendes indiennes, qui permettent également aux scénaristes de prendre un peu de marge quant à la crédibilité de l’ensemble. Cette « diabolisation » de l’animal permet ainsi de flirter sans trop prendre de risque avec le fantastique, et ainsi de contourner les observations scientifiques quant au comportement naturel des orques.
Si dans Jaws, le requin Bruce était également présenté au spectateur à travers un portrait assombri de l’espèce, le squale tueur n’était pourtant rien de plus qu’un animal prenant sa revanche l’homme peu soucieux de son environnement, l’identification n’était pas de mise. Bruce est un monstre terrifiant, et si ce sont les agissement de l’espèce humaine qui l’ont amené à se rapprocher dangereusement des côtes, il n’est pas question d’excuser ses faits et gestes, il doit mourir rapidement, afin que l’homme sorte une nouvelle fois victorieux de cette affrontement avec la nature.

La piste privilégiée par les scénariste d’Orca est radicalement opposée, l’épaulard d’Orca n’est au final que « le reflet » du capitaine Nolan. L’orque est en effet humanisé au fil de l’histoire, et ses sentiments n’ont plus rien de naturel, il agit comme un homme, plus précisément comme l’aurait fait le capitaine, avec lequel la confrontation semble inévitable. Dans ce duel se déroulant en pleine mer, l’un des deux doit mourir… et si dans un premier temps la balance sentimentale du spectateur penche fortement en faveur du mammifère, guidé en cela par des ficelles scénaristiques et des situations amenées de manière assez maladroite, cette approbation de la vengeance animale se dissout peu à peu, car au fil du récit Nolan nous apparaît sous un jour bien plus « humain » lui aussi, accablé par ses faiblesses et sa destinée tragique.

Petite maladresse du réalisateur, l’orque nous est dévoilé dans un premier temps comme bien plus puissant que le grand requin blanc, à travers une séquence durant laquelle il blesse mortellement un squale de la taille de celui des Dents de la mer, le réalisateur cherchant sans doute ainsi à nous impressionner et à reléguer le film de Spielberg au rang de divertissement rigolo. Mais étrangement quand je vais nager en mer, si je repense souvent aux dents acérées des requins, la crainte de croiser un épaulard ne se fait pas ressentir, cette séquence gratuite manquant cruellement d’impact et de réalisme.

L’animal se venge, décimant un à un tous les membres de l’équipage de Nolan, et provoquant des situations destinées à lui faire prendre conscience de ses actes… Les scènes d’attaques ne sont guères impressionnantes, même celle reprenant le schéma de Jaws avec la victime qui glisse vers la gueule ouverte de l’animal, et excepté une jambe arrachée elles ne sont que peu sanglantes. Heureusement que le final sur la banquise vient réellement relever le niveau, même si pour assister à cela il va falloir patienter devant de nombreuses longueurs et écouter des dialogues par moments assez superficiels.

Si la photographie est superbe, mettant merveilleusement en valeur certains décors de toute beauté, il est par contre dommage que toutes les prises de vues sous-marines n’aient pas été effectuées en milieu naturel. On distingue malheureusement un peu trop souvent des passages filmés en bassins, même si la grâce des orques parvient à faire un peu oublier ce défaut redondant. Les effets spéciaux ne sont pas non plus un des points fort d’Orca, et choquent particulièrement au sein d’une production dont le budget semble conséquent. La présence au casting de noms comme Richard Harris (This Sporting Life, Major Dundee, Juggernaut), la belle Charlotte Rampling (On ne meurt que 2 fois, Zardoz), l’excellent Will Sampson (One Flew Over the Cuckoo's Nest, The White Buffalo) ou encore Keenan Wynn (Piranha, The Killer Inside Me), apporte pas mal de cachet à l’ensemble, et leurs performances dans leurs rôles respectifs sont d’une grande qualité.

Peu crédible, doté de nombreux petits défauts techniques et d’une histoire inégale, Orca propose tout de même quelques séquences très fortes en émotions, et c’est finalement avec plaisir que l’on suit ce récit d’aventures nous narrant cette improbable mais belle histoire de vengeance animale ainsi que la décrépitude du capitaine Nolan sombrant peu à peu dans la folie… Un film en demi-teinte donc, qui évite cependant la noyade grâce aux performances de ses acteurs, ses superbes images et l’émouvante bande son d’Ennio Morricone.

Carcharoth le 08/03/2007

Galerie :

Orca Orca

Commentaire 
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goldinguedetoi?15 April 2008, 20:51

j'ai détesté ce film par son manque de réalisme, on humanise l'orque mais en ne lui donnant que les défauts de l'Homme "l'Homme est un loup pour l'Homme" ou autrement dit "le plus grand prédateur de l'Homme est l'Homme", l'Homme est le seul animal a tuer gratuitement... ce film est non seulement ennuyant mais également absolument pas crédible! après chacun ses gouts

dane ?23 March 2008, 14:46

Un film triste et très pessimiste. Un bon film 4/5

bruce?20 March 2008, 21:06

Ce film est genial j'adore la fin enfin un film ou l'homme n'est pas le plus fort Nel Harris dominé par son personnage CULTE 20/20

funcinema5?11 March 2008, 19:13www.magichome2.com

Scènes émouvantes bercées par les fabuleuses mélodies d'Ennio Morricone, scénario pas très original mais tout de même intriguant, réalisation soignée et acteurs excellents dont Charlotte Rampling et Richard Harris, ce Orca est une réussite pour ma part. Note : 3,5/5

JoLab?04 March 2008, 22:17

Orca est un film fort sympathique. Une bête presque humaine qui cherche vengeance, ça fait différent du traditionnel monstre sans cœur. Le fait est que le film est conçu de telle sorte qu’il n’y est pas de véritable méchant dans le film. La motivation de l’épaulard est tout à fait compréhensible et le capitaine Nolan n’est pas un pêcheur sans cœur avide de tuer tous les animaux marins. Bien sur, Nolan ressemble au capitaine Achab puisqu’il s’ombre lui aussi dans la folie mais il reste que ce film a une grande part d’originalité. Et le duel à la fin est plutôt intéressant.

ki ca ?21 December 2007, 14:20

bon film malgré des passages un peu ennuyeux,super la scene du combat entre le capitaine nolan et l'orque

8/10

Dinosaureman?04 November 2007, 15:07

Trés bon film et le fait que l'orque soit un animal trés inteligent l'angoise est permanente mais on reste plus du coté de l'orque et on a presque du mal a cacher un petit sourire sadique dés que quelqu'un se fait bouffer =)

orca?11 October 2007, 19:48anne-xave@hotmail.com

très bon pour moi

Spoooky?24 July 2007, 23:18

Ce film est très inégal et perturbant : d'un certain côté, il est bourré de très mauvaises idées, comme celle de faire grogner l'orque comme un T-rex ou de l'éclairer en rouge quand il est en colère (ça, c'est vraiment vraiment naze, quand même!!!) et il est quand même un peu mou, mais d'un autre côté, il porte une telle tristesse, entre le marin qui sait qu'il ne pourra jamais se débarrasser de la menace et qui finit par se résigner après avoir perdu quasiment tous le monde autour de lui, l'orque dont la tristesse et la nostalgie sont palpable (notamment la scène magnifique où il pousse le cadavre de sa femelle) et, bien sûr, la musique magnifique qui s'accorde parfaitement et accentue encore l'atmosphère mélancolique du tout. On en ressort avec une drôle d'impression, ce n'est pas un chef-d'oeuvre, il a trop de tares pour ça, mais il est réellement très très beau.

ARNLAF?28 June 2007, 15:50

Ce film n'a pas pris une ride, je le préfère aux dents de la mer. Et oui, l'épaulard il lui met sa branlée quand il veut au petit requin blanc.

kitycool_12@hotmail.com?28 May 2007, 16:37http://www.pet-iz.com

Sa ma laire un peu épeurent mais je voudrais le voir.

La louve Blanche?06 April 2007, 20:04

merveilleux film,ma soeur et moi on en est dingue!10/10!

Poltergeist — 10 January 2007, 00:13

Malgré un petit coup de vieux c'est un bon film avec une histoire qui tient la route (bon....faut pas finauder non plus hein?) et des acteurs de premier ordre; quant à l'orque...hé bien je crois qu'il peut être rancunier avec ce qu'il a subi...killer whale rules!!

Electron libre — 20 December 2006, 23:37

On remet les pendules à l'heure: Des défauts oui, des tas même, mais ORCA est un chef d'oeuvre! Maudit, mais chef d'oeuvre quand-même.

heysel — 21 août 2006, 23:12

4/5

steely shark — 19 juillet 2005, 14:21

Ce film m'a beaucoup fait pensé à moby dick avec son capitaine prêt à tout pour détruire son adversaire. L'orque du film est vachement rancunier (l'inverse de moby dick). Pour ce qui est du film, quelques scènes comme l'affrontement final mérite le coup d'oeil, mais je me suis quelque peu ennuyé.

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