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Titre : Play Dead
Aka : Killer Dog ;
Satan's Dog
Genre : Chien satanique
Pays : Etats-Unis
Année : 1986
Durée : 86 min
Réalisateur : Peter Wittman
Acteurs : Yvonne De Carlo, Stephanie Dunnam,
David Cullinane, Glenn Kezer,
Ron Jackson... |
Note de Carcharoth :
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| Trailer |
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Résumé :
'Hester n'a jamais acceptée que sa soeur lui ait volé son petit ami avant de se marier avec lui. Après la mort de cette dernière, toujours jalouse, elle va mettre en place un plan visant à se débarasser de tous les membres de sa famile qui l'accusent d'être à l'origine de cette disparition. Pour cela elle va s'intéresser à la magie noire et lancer un sortilège sur un rottweiler nommé Greta avant de l'offrir à sa nièce Audrey. L'animal tuera alors toutes les personnes s'approchant d'Audrey, controllée par des rituels auxquels s'adonne Hester.
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Yvonne de Carlo (American Gothic, The Ten Commandments) dont la carrière semblait déjà plus que compromise à l’époque de ce tournage, campe ici le personnage d’Hester, une riche et solitaire femme âgée, brouillée avec le reste de sa famille, qui décide d’envenimer un peu plus ces relations avec l’aide de son rottweiler appelé Greta, un petit nom charmant vous en conviendrez. C’est sa nièce Audrey, jouée par Stephanie Dunnam, une habituée du petit écran qui a d’ailleurs eu la chance de jouer avec l’inégalable Chuck Norris dans le sympathique Silent Rage, qui va en effet récupérer la chienne offerte gentiment par sa tante, sans remarquer le diabolique collier marqué d’un pentagramme… Le titre un peu plus parlant Satan’s Dog, sous lequel est également disponible cette production, nous confirme qu’il s’agit bien ici de l’histoire d’un animal possédé, contrôlé par une force maligne à l’aide de rituels occultes auxquels se livre Hester, afin de faire disparaître toutes les personnes s’approchant de la jeune femme.
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Une sombre et classique histoire de vengeance par l’intermédiaire d’un animal donc, sous couvert de magie noire, mais ce n’est malheureusement pas du côté de Willard qu’il va falloir chercher les références.
Produit pour une poignée de dollars et distribué ensuite sous la houlette de la célèbre firme Troma, dont on se demande d’ailleurs ce que fait ce titre dans leur catalogue tellement tout y est aseptisé, Play Dead ne fait non seulement preuve d’aucune originalité, mais se révèle également être un véritable supplice à regarder. Étrange qu’au milieu des nombreuses productions mettant en scènes des chiens tueurs, avec des titres réussis tels que Cujo, The Pack ou encore Dogs, le réalisateur, Petter Williams, ait choisi de s’inspirer des plus mauvais que sont Dracula’s Dog et surtout Devil Dog qui mélangeait déjà maladroitement les thèmes des animaux tueurs et les morts mystérieuses telles que l’on peut en voir dans The Omen…
Si le générique du film débute sur l’attaque d’une personne, clouée au sol par un rottweiler agressif, ne vous attendez pourtant pas à un film d’agressions animales sanglant et violent, il ne se passera pas grand-chose durant tout le récit d’une banalité affligeante. Play Dead ressemble en effet assez à une enquête de l’inspecteur Derrick sur fond de querelle familiale. Excepté lors de la toute dernière scène, aucune attaque de l’animal n’est à signaler, ce dernier se contentant de provoquer des accidents afin de maquiller les vils meurtres en mésaventures domestiques. Faire peur au frère d’Audrey afin qu’il recule et se fasse renverser par une voiture, étrangler une victime à l’aide de sa laisse, verser du Destop dans l’aspirine d’un pauvre bougre ou encore faire tomber un fer à friser dans une baignoire, voila ce dont est capable ce perfide canidé, serviteur de Satan intérimaire. Parallèlement à cela, nous suivons l’enquête d’un inspecteur de police et de son fidèle acolyte, qui piétinent au sujet de toutes ces morts pour le moins étranges, et qui découvriront la vérité alors qu’il sera déjà trop tard…
Greta est un chien dressé, très futé comme le souligne plusieurs fois de nombreux personnages du film, mais pourtant, lorsque qu’Hester décide de s’en débarrasser, le bestiau se fera berner d’une manière que même les scénaristes de cartoons doivent hésiter à employer : l’envoi d’un frisbee au dessus d’un ravin ! Mais malgré sa chute stupide, l’animal ne va pas mourir (on ne joue pas impunément avec le diable !), et reviendra alors tuer sa maîtresse lors de la seule scène du film ou l’on verra un peu de sang et les mâchoires puissantes du molosse s’acharner sur des vêtements rembourrés.
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| Finalement, les seuls aspects effrayants du film sont les trop fréquents ralentis inutiles qui accompagnent chacun des mouvements de l’animal, afin de souligner lourdement que le diable est bien à l’œuvre derrière tout ça, ou bien la musique d’ascenseur qui agace nos oreilles du début à la fin. Affublé d’une mise en scène fade, d’une direction d’acteurs quasi inexistante et d’un scénario rempli d’inepties, il n’y à pas grand-chose à sauver dans Play Dead, excepté la superbe jaquette de la VHS qui est sans doute l’élément le plus réussi de cette production qui ressemble à un mauvais téléfilm de 3e partie de soirée. |
Carcharoth le 26/09/2006
Galerie :