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Souvent cantonnés à de brèves apparitions dans des films basés sur des récits de mondes perdus ou quelques titres dédiés aux dinosaures, les ptérodactyles n’avaient jusque-là jamais vraiment intéressé des scénaristes et réalisateurs plutôt attirés par des espèces comme les raptors ou les t-rex. Difficile d’imaginer une relecture de Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock avec des créatures aussi imposantes à la place de volatiles normaux, surtout que pour justifier une telle invasion il allait falloir trouver un argument béton. Ce qui n’est pas le cas ici je vous rassure ! Car Ptérodactyles est l’archétype même des films produits à la chaîne par Sci-Fi Channel depuis quelques années, avec des titres qui privilégient le divertissement à la crédibilité, et qui ont tous pour point commun des budgets plus que limités, ce qui implique quelques concessions… Une histoire crétine de prédateurs préhistoriques qui comme ses homologues Raptor Island, Sabretooth et bien d’autres, sera sans doute vite oubliée, et que l’on doit à Mark L. Lester, réalisateur de titres comme Class of 1984, Class of 1999, ou le très fin et subtil Commando, qui met en scène Arnold Schwarzenegger.
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Plutôt que de trouver une explication pseudo scientifique à la Jurassic Park, ici pas de bla bla inutile, à la manière de nombreux films de monstres des années 50 c’est une catastrophe naturelle qui est à l’origine de tout le bordel. Nous nous retrouvons donc en Turquie, près d’un volcan au sein duquel un tremblement de terre va mettre à jour des œufs plutôt énormes, dont il va sortir, ce qui n’est pas difficile à trouver vu le titre du film, des ptérodactyles ! Et au pluriel ! Bien évidement cet bébêtes doivent se nourrir, et comme ils sont un peu au milieu de nulle part il va bien falloir que quelques couillons se rendent sur place afin de justifier la classement du film dans la catégorie horreur. Une équipe de paléontologues, mené par le professeur Lovecraft et composée de 5 se retrouve donc non loin de là. Un sacré hasard qui m’aura tout de même permit de faire la connaissance de la charmante Amy Sloan, qui à fait de brêves apparitions dans des films comme Le Jour d’après, ou encore Gothika. Mais là, vous allez me dire que le nombre de victimes potentielles est ridicule, surtout si l’on suppose qu’il y aura au moins 2 survivants… qu’a cela ne tienne, on balance vite dans la forêt avoisinante un groupe de méchants terroristes et un commando de militaires US en mission secrète ! Voila pour la viande destinée à nourrir les horribles créatures volantes.
Les oiseaux préhistoriques ont élu domicile dans une grotte située près du sommet du volcan qui à l’origine de leur réveil, et ces derniers passent leurs journées à trouver de la nourriture pour leurs rejetons, qui ressemblent pas mal à des poulets un peu plus gros que la moyenne et avec des dents bien acérées. Ces derniers vont vite repérer nos scientifiques et passer à l’attaque, avant que les militaires s’en mêlent (après avoir tué tous les terroristes et capturé leur chef quand même, on est américain ou on ne l’est pas) avec leur armement sophistiqué.
Bref une trame classique, exempte de toute réflexion mais qui a le mérite de bien nous divertir. En effet le film est bien rythmé, les morts s’enchaînent en grand nombre, le tout baigné dans de nombreux effets gores, ratés pour la plupart mais l’intention est là et le réalisateur nous gratifie quand même de quelques corps tranchés en deux, d’un démembrement par-ci, d’une décapitation par-là. De ce côté, le film est suffisamment généreux pour satisfaire le spectateur peu regardant. Car ce n’est pas la mise en scène, plate au possible, même durant les attaques, les diverses incohérences, les dialogues crétins au possible ou encore les acteurs, tous aussi mauvais les uns que les autres qui vont relever le niveau. Enfin en même temps ça reste amusant, surtout quand les situations dans lesquelles ils se retrouvent tendent elles aussi vers le n’importe quoi, je pense par exemple à la scène dans laquelle le professeur Kate Heinlein se retrouve bloqué contre la falaise sous le nid des ptérodactyles, et que les survivants venu la sauver décident de construire un espèce de grappin avec une corde et un mouton au bout ! Un exemple parmi tant d’autres…
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Un peu plus haut, il est question des trucages gores plutôt loupés, qu’ils soient numériques ou non (rhaa ce beau bras en plastique !), mais en ce qui concerne les effets spéciaux dédiés aux créatures, le film tient quand même un peu mieux la route. Certes, les incrustations de CGI sont affreuses et hasardeuses, mais les ptérodactyles ont par contre une bonne gueule et seront très présents tout au long du film. Dommage que l’ensemble se termine sur une très mauvaise impression, au travers d’un final des plus kitsch. Durant cette séquence, le décor fait très balbutiements de la 3D texturée dans les jeux vidéo, avec des incrustations vidéos aussi discrètes qu’un mammouth sur une table de ping-pong.
| Petite série B inepte, bourrine et rigolote, Ptérodactyles se situe dans la moyenne des différentes productions Sci-Fi Channel dédiées aux bestioles préhistoriques revanchardes. Nettement plus réussis que des titres comme Raptor Island ou Tyrannosaurus Wrecks, le film de Mark L. Lester est le divertissement typique à partager avec quelques amis et un gros pack de bières. |
Carcharoth le 03/10/2005
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