Poissons >> Razorteeth - John & Mark Polonia - 2005
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Informations |
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Titre : Razorteeth
Genre : Poissons mangeurs de moustachus
Pays : Etats-Unis
Année : 2005
Durée : 75 min
Réalisateur : John & Mark Polonia
Acteurs : Stevan Anselmi, Brian Berry,
Todd Carpenter, Dave Fife,
Brice Kennedy... |
Carcharoth :
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Sin'Art |
Résumé :
'Un avion s’écrase dans un petit lac de montagne relâchant dans la nature le fruit d’une expérience américano-russe ayant foirée : des razorteeth. Les hordes de piranhas vont se multiplier et causer de nombreuses morts. Un agent du gouvernement est dépêché sur place afin d’enquêter et de stopper ce massacre.
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Moi qui croyais avoir tout vu en terme de film à petit budget, des Z avec des acteurs de supermarché payés en paquets de chips, des effets spéciaux fleurant bon le papier mâché ou les CGI en 2D (© ZombiGirl), je viens à l’instant de franchir un nouveau palier dans ma quête involontaire mais inexorable du néant filmique absolu. Comment est-ce possible ?
C’est bien simple, les réalisateurs, car ils se sont en effet mis à deux pour accoucher de cette horreur, ont inventé un nouveau concept : le film de vacances animalier, plus connu sous le terme camping animal attack (pour l’exportation). Pour que chacun sache comment procéder je vais vous livrer ici tous les secrets de cette production, et pas besoin de s’appeler Houdini ou Majax pour en comprendre les ficelles. Partez avec quelques amis dans un bled paumé en pleine campagne, rempli de beaufs et de bouseux en tout genre, trouvez un bon camping, généralement ça en regorge. Choisissez toutes les personnes issues de longues générations de redneks, des bons moustachus en marcel, des péêcheurs burinés au regard aussi vide que leurs cannettes. Pas la peine non plus de s’attarder à essayer de trouver de belles filles, quitte à plomber le film autant ne rien mettre d’attrayant dedans. Voila vous avez vos acteurs.
Pour ce qui est des effets spéciaux, ne pas chercher à être trop réaliste, Dédé, qui tient l’épicerie du coin aura sans doute de quoi vous dépanner. Un peu de sirop de grenadine pour le sang, de quoi concocter quelques poissons en plastiques et une vitre teintée rouge, car ici pas besoin de gâcher le sirop pour rendre sanglante l’eau bouillonnante ou les blessures sous-marines infligés par les piranhas, on se contente de placer un filtre rouge devant l’objectif (sauf lors d’une scène, j’ai donc fait une capture !). Le top, si vous avez quelques amis ayant des relations avec le gérant de l’animalerie exotique de la ville la plus proche est de récupérer tout de même quelques piranhas bien frais. Ces derniers ne supporteront pas le voyage jusqu’au lieu de tournage, ce n’est pas bien grave, ça aurait pu être dangereux, il suffira donc de les agiter devant la caméra en prenant bien soin de ne pas mettre sa main devant l’objectif et l’illusion sera parfaite.
Bref vous avez cerné le principe, je pourrais continuer un moment comme ça. Si on ajoute que tout est filmé avec les pieds, la caméra tremble souvent, l’objectif est aspergé de flotte à plusieurs reprises, une utilisation abusive de stock shots ou de plans revenant tout au long du film, que l’on passe allégrement lors des plans sous marins d’un étang à une piscine en passant par un aquarium, on se doute bien que ce n’est pas Spielberg qui est derrière tout ça.
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Si malgré tout vous parvenez à faire abstraction de tout ça, si si certains sont très forts, j’en connais, attendez-vous au pire. Le scénario est d’une crétinerie abyssale, il n’existe de toute manière que sur la jaquette du DVD, car durant le film on ne comprend pas grand-chose tellement tout s’emboîte ou se succède de manière étrange, et l’ensemble regorge de scènes improbables. Il faut le voir pour le croire. Deux petits exemples pour illustrer ça : un pêcheur tente de récupérer quelque chose qui est sous l’eau, accroché à une chaîne. Avec ses gros bras musclés il va donc tirer la chaîne vers lui, mais c’était sans compter sur un piranha malicieux, qui lui aussi tire sur la corde empêchant ainsi l’homme de réussir cette épreuve digne d’un Intervilles. D’ailleurs ce dernier n’arrivera pas à traîner tout ça hors de l’eau même en s’aidant de son 4x4 car ce coup ci les poissons s’y mettent à plusieurs pour tirer !!!
Dans un autre genre, mais toujours avec notre beau moustachu à la chevelure flamboyante qui décide d’aller chier un coup dans sa cabane en bois au fond du jardin (je n’invente rien !), vl’a t’y pas qu’un de nos poissons voraces décide de remonter la canalisation, et pénètre à l’intérieur même de notre cher compagnon, l’histoire ne nous dit pas si de la vaseline a été nécessaire pour tourner cette scène. Tout ça pour nous offrir une minable scène d’explosion abdominale pompée à mort sur Alien, le talent et l’effet de surprise en moins bien entendu.
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| Ce Razorteeth est un vrai supplice, à moins d’en profiter avec des amis, tous plein comme des outres voire plus, et le pire c’est qu’il ne s’agit pas d’une parodie ou autre. Il suffit de regarder les bonus pour s’en convaincre, le réalisateur est très sérieux et compare sa production à Piranha ou encore Killer Fish. Il va falloir que je me fasse exorciser maintenant, 10 heures non stop de Nu Image ne pourraient même plus me faire de mal après ça… |
Carcharoth le 06/07/2006
Galerie :
heysel — 21 août 2006, 23:12
Carcharoth — 26 juillet 2006, 12:39
Bah il suffit de se dire que l'on doit faire partie de la dizaine de personne dans le monde (famille proche du réalisateur comprise) à avoir acheté ce DVD pour que tout de suite les 15 euros passent tout seul !
Bad Seeds — 21 juillet 2006, 11:25
La bande annonce est amusante, ça respire la navet à 100 lieux, mais payer ça 15 euros hors de question !
Carcharoth — 10 juillet 2006, 11:02
Va déjà matter Gargoyles !
Sinon Razorteeth est disponible à un peu moins de 15 euros chez Sin'Art, c'est cher pour ce que c'est mais quand on aime on ne compte pas :p
Ratapoil — 06 juillet 2006, 21:01
moi tu m'as trop convaincu, je veux le voir