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Ren She Da Zhan - William Cheung Kei - 1982 (Calamity of Snakes)
  

    

Jaquette Informations Notations
     
Titre : Ren She Da Zhan

Aka : Calamity of Snakes
Genre : Ca grouille de serpents
Pays : Hong Kong
Année : 1982
Durée : 83 min
Réalisateur : William Cheung Kei (As William Chang Chi)
Acteurs : Kenny Bee, Lui Cheung,
Lun Kar, Hun Sui Wong,
Ping-Ao Wei...

Carcharoth :
 


 

Résumé :

'Les travaux de construction d'un ambitieux projet immobilier, visant à vendre des appartements de luxe à des personnes fortunées, sont arrêtés à cause d'une découverte pour le moins étonnante. En effet, les ouvriers mettent à jour une fosse remplie de centaines de serpents. Le promoteur insiste cependant pour qu'aucun retard ne soit pris et ordonne que tous les reptiles soient tués, et ceux malgré les avertissement de sa femme et de l'architecte. Mais les reptiles n'ont pas dit leur dernier mot, et menés par un boa gigantesque ces derniers aspirent à une vengeance terrible.

Voila un titre que je désirais voir depuis bien longtemps, Calamity of Snakes étant un peu le Graal du film d'attaque de serpents, qu'il est devenu bien plus aisé de se procurer de nos jours (même si le prix de l'édition VHS américaine en occasion reste abusivement élevé) via les boutiques en ligne. Typiquement le genre de film qui ne pourrait plus se faire de nos jours tellement tout y est démeusuré, et qui de toute manière se verrait vite interdit tant la cruauté envers les animaux y est abominable.

Car oui ici pas de chichi, excepté certains passages comportant quelques effets spéciaux, plutôt ratés d'ailleurs, mettant en scène un boa, tous les reptiles du film sont bien réels, et vraiment innombrables, à tel point que l'on se demande comment l'équipe du film à pu mettre la main sur autant de bestioles. Et ces dernières ne sont pas au bout de leur peines, le réalisateur n'hésitant pas à les mettre à mort de manières excessives : écrasées à coup de pieds ou de pelles, déchiquetées à la main ou à coups de sabres, écrasées par dizaine à l'aide d'une pelleteuse, flambées à l'aide de lance-flammes ou encore dévorées par des mangoustes, bref les moyens mis en œuvre pour anéantir cette vermine sont légions et le réalisateur ne s'embarrasse pas de la moindre once de morale. Nous sommes plongés dans ces excès dès les premières minutes du film, la caméra s'attardant en plus volontairement sur les serpents agonisants, à moitiés carbonisés ou dont les deux parties trachées s'agitent encore de quelques soubresauts. C'est tout simplement gratuit et honteux, un peu à la manière de la scène de Men Behind the Sun nous montrant un chat bien vivant dévoré par des rats affamés, ou même, pour rester plus proche du sujet, de quelques passages du sordide The Killer Snakes. Que les personnes qui on pu être choquées par les scènes de mise à mort animales des films de cannibales des années 70 passent leur chemin, faute ici d'aller vomir rapidement, le côté documentaire appuyé par un espèce de voyeurisme sadique n'aidant pas à se détacher de ce que l'on voit à l'écran, bien au contraire.

Les acteurs, si l'on peut parler d'acteurs ici d'ailleurs tellement ils sont mauvais, sont par contre à saluer, ces derniers n'hésitant pas à être ensevelis sous des dizaines voir une bonne centaine de reptiles grouillants, prenant ces derniers à pleine main ou se roulant dedans avant de succomber aux morsures infligées selon les besoin de l'histoire. Les morts seront en effet très nombreux, allant bien au delà de ce que l'on peut espérer d'une production de ce genre. Les scènes d'attaques sont d'ailleurs d'une hystérie rare, ça crie, ça coure dans tous les sens pendant que des espèces très variées de serpents tapissent le sol, les murs et sont projetés en l'air de tous les côtés par des assistants. Un couple s'occupant sous la couette se verra vite surpris par une marée de reptiles envahissant les draps, des ouvriers jouant tranquillement aux dés seront violemment attaqués, les participants d'une fête seront encerclés par les serpents, et voulant ouvrir une porte pour s'échapper ils vont se retrouver face à une déferlante de reptiles, véritable raz de marée écailleux se déversant dans la pièce... bref les erpetophobes auront vite fait d'éteindre leur téléviseur.

Que reste t-il à part ça ? Et bien pas grand chose en effet, outre le scénario classique que l'on peu retrouver dans ce genre de productions, avec tous les clichés et les personnages caricaturaux à l'extrême qui vont avec, le film est doté d'un humour étrange qui ne colle pas vraiment à l'ensemble. C'est bien simple on a parfois l'impression de regarder un dessin animé tellement les situations peuvent être "grotesques", appuyées par des sons du genre schboing, fioouuuuuuuu et autres grosses claques et agrémentés de dialogues crétinoïdes. La musique ne colle absolument pas à ce qui se déroule à l'écran, et pas mal de titres sembles avoir été récupérés de diverses productions (il m'a d'ailleurs semblé reconnaître un passage d'un titre des Goblins, que je n'ai malheureusement pas pu identifier).

Il va donc falloir se contenter des nombreuses scènes bien bourrines et assez sanglantes du film, jusqu'a un final impressionnant durant lequel un véritable tapi de serpents recouvre le sol de l'hôtel au milieu duquel se roulent, tordue par la douleur, bon nombre de personnes égarées. Les reptiles n'oublieront aucune chambre, ni aucune pièce du complexe, ne laissant aucun temps mort au spectateur. Tout simplement hallucinant et d'une durée approchant de la demi-heure, le réalisateur nos offre ici un spectacle terrifiant. Quelques passages méritent également d'être mentionnées, comme celui du combat titanesque (et très kitsch) que se livre un boa gigantesque et un vieux maître spécialiste de la chasse au serpent. Tout est là pour nous rappeler un bon vieux film de baston à la Bruce Lee, avec ses images accélérées et ses bruitages exagérés. Excessif également lorsque les serpents, enfin surtout le gros boa bien rigide en carton, parviennent à faire trembler les fondations du bâtiment, annonçant ainsi l'arrivée d'une puissance terrifiante des entrailles de la terre (enfin je vous rassure l'effet est bien moins saisissant et angoissant que les quelques vibrations occasionnées par les T-Rex approchant de la voiture dans Jurassic Park). Aucun temps morts ne vient troubler cette production, et ce jusqu'a la mort du vilain promoteur, terminant broyé et carbonisé par le boa en flamme, sous les yeux de pompiers ne pouvant intervenir puisqu'ils avaient troqués leurs extincteurs et lances à eau pour des lance-flammes.

Calamity of Snakes offre une expérience vraiment unique, un film absurde sur bien des points mais tellement proche de la folie qu'il en devient difficile de détacher les yeux de l'écran. La surenchère est telle que le réalisateur ne perd pas de temps à créer une ambiance sifflante, sinueuse et sournoise qui est souvent propice à ce genre de film, ici c'est la quantité et le réalisme qui prime, et on en a pour son argent. Si vous pouvez passer outre la mise à mort gratuite de centaines de serpents, vous ne pourrez qu'être intrigué et satisfait de votre achat car les films comme celui là ne courent pas les catalogues...

Carcharoth le 12/02/2006

Galerie :

Calamity of Snakes Calamity of Snakes

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