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Titre : Scorpion Thunderbolt
Aka : Snake : le serpent
Genre : Monstre en caoutchouc
Pays : Hong Kong
Année : 1988
Durée : 79 min
Réalisateur : Godfrey Ho
Acteurs : Richard Harrison, Juliet Chan,
Bernard Tsui, Nancy Lim,
Cynthia Ku... |
Carcharoth :
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Résumé :
'Une déesse envoie une étrange créature, contrôlée par un joueur de flute afin de tuer diverses personnes. La police fait tout pour tenter de stopper ce massacre, alors qu'une personne possède sur elle, sans le savoir, un artefact permettant de mettre fin aux agissements de la déesse scorpion...
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Il est toujours assez difficile et déroutant de s’attaquer à un film de Godfrey Ho (Thunder of Gigantic Serpent, Ninja Terminator, Cobra Vs Ninja etc.), ne sachant pas exactement ce que l’on risque d’y retrouver dedans, ni si le titre ou la jaquette correspondent réellement au contenu par ailleurs. Célèbre réalisateur hongkongais bien connu des amateurs de séries B et Z en tous genres, Godfrey Ho est essentiellement un spécialiste des 2 en 1 (voir plus !), c'est-à-dire qu’il a la fâcheuse habitude d’incorporer des séquences provenant de différentes productions afin d’en obtenir une seule au final, qui généralement ne tient pas vraiment la route, ce dont il se fiche éperdument. (voir la biographie du bonhomme disponible sur Nanarland)
Encore une fois c’est un étrange mix qui nous attend, un mélange incompréhensible qui touche ici à un peu tous les genres : policier, horreur, érotique, action, sans vraiment se soucier de la moindre cohérence, même si un fil conducteur tente péniblement de maintenir l’ensemble.
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Bien évidemment, contrairement à ce que le laisser suggérer le titre, il n’est nullement question ici de scorpion, et les diffuseurs français de la vidéo qui ont d’ailleurs opté pour le titrage Snake : le serpent est déjà bien plus proche de la réalité. Enfin réalité, le terme est sans doute exagéré, car même dans vos rêves les plus loufoques, il vous aurait sans doute été difficile d’accoucher d’un scénario comme celui de Scorpion Thunderbolt.
Il y est question d’une journaliste, ayant le malheur de se transformer en espèce de reptile mutant fort dangereux lorsque les conditions sont réunies. Cette dernière tente bien évidemment de dissimuler tout cela à son compagnon policier, qui enquête en ce moment sur une série de meurtres sauvages qui terrorisent la ville. Jusque-là tout va bien, mais respirez tout de même un bon coup.
Car notre jeune reporter n’est que l’instrument d’une vile personne : la déesse scorpion, une adoratrice d’on ne sait trop quel dieu, qui passe sont temps à frapper sur son tambour, psalmodiant des directives à un étrange joueur de flûte qui arpente les rues de la ville. Ce sont les notes qu’il produit qui vont conditionner la transformation en créature aux griffes mortelles de la journaliste. Mais parallèlement à l’enquête de la police qui tente de découvrir ce qui se cache derrière ces massacres, intervient le grand Richard Harrison (encore une fois je vous renvoie vers Nanarland pour plus d'informations à son sujet), parachuté au beau milieu du récit, qui possède une bague renfermant le pouvoir de détruire la déesse scorpion. C’est pourquoi cette dernière va envoyer tous ses sbires à la recherche de cet artefact…
Un récit un peu confus donc, que le montage très cut & paste du réalisateur ne parviendra pas à éclaircir, loin de là. Nous assistons donc à ces alternances de séquences sans véritables liens les unes avec les autres, provenant donc de morceaux films différents et mélangeant grossièrement quelques séquences érotiques (un strip-tease sur une musique de Jean-Michel Jarre et quelques danses langoureuses), de la baston (Richard Harrison tatane tous les gars qui viennent le voir) et un semblant d’enquête policière qui nous offrira des scènes toutes aussi hallucinées les unes que les autres. Le mélange des genres passe difficilement, car si le segment asiatique propose une ambiance quasi-mystique teintée d’horreur, d’érotisme et d’humour bien particulier, les stock-shots et autres séquences mettant en scène l’acteur américain feraient presque passer n’importe quel porno pour un film d’auteur. Les dialogues sont consternants, les acteurs improvisent comme ils le peuvent devant l’absence de direction du réalisateur, et les doublages rendent vraiment hommage au film car ils sont aussi mauvais que le reste !
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Le monstre en lui-même, issu d’une étreinte contre-nature entre sa mère et le prince des serpents (un serpent en mousse qui s’apparente étrangement à celui de Thunder of Gigantic Serpent), ne ressemble pas à grand-chose non plus. Ses furtives apparitions font penser à une espèce de têtard humanoïde, dotée de bras griffus agités dans des moulinets d’une rare élégance et d’une queue en forme de serpent. Il apparaîtra d’ailleurs très fréquemment entouré de brume afin de dissimuler le costume ridicule de l’acteur l’ayant endossé. Outre ce monstre, quelques serpents seront également de la partie, qu’ils soient réels ou en plastique. Et ce ne sont pas les quelques gouttes de sang aperçues ci et là qui vont rattraper quoique ce soit.
| Acteurs inexpressifs ou au contraire qui en font des tonnes, histoire incompréhensible, d’innombrables incohérences et des effets spéciaux lamentables, difficile de trouver le moindre point positif à ce qu’il est finalement difficile de qualifier de film. Seules les quelques séquences de baston ultra-ringardes permettent de ne pas s’endormir devant Scorpion Thunderbold. Ah quel plaisir de voir Richard Harrison désarmer et tuer un des sbires en marcel moulant bleu orné d’une tête de mort (une constante chez les méchants du film, permettant ainsi de les identifier à coup sûr) à l’aide d’une serviette de bain ! |
Carcharoth le 25/05/2007
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