Requins >> Shark : le mangeur d'hommes - Samuel Fuller - 1969
| Jaquette |
Informations |
Notations |
| |
|
|
 |
Titre : Shark!
Aka : Shark : le mangeur d'hommes ;
Maneater ; Cain ;
Un Arma de dos filos
Genre : Requins gardiens
Pays : Etats-Unis/ Mexique
Année : 1969
Durée : 92 min
Réalisateur : Samuel Fuller
Acteurs : Burt Reynolds, Arthur Kennedy,
Manuel Alvarado, Carlos Barry,
Carlos Beriochoa... |
Carcharoth :
 |
| |
|
|
|
|
Résumé :
'Un groupe d'aventuriers est chargé de retrouver des lingots d'or engloutis au fond d'une épave dans les profondeurs de la mer rouge. Parvenus à l'emplacement du trésor, les plongeurs sont attaqués par de gigantesques requins mangeurs d'hommes.
S’il n’a heureusement pas fallu attendre l’avènement de Les Dents de la mer pour voir des requins-tueurs au cinéma, ces derniers n’étaient jusque-là généralement utilisés que pour pimenter un peu les récits d'aventure, et non pas comme des monstres sanguinaires à l’affût du moindre bout de chair dépassant d’une embarcation. Après un Opérations requins, qui dès 1956 confrontait des militaires à des squales dangereux, c’est au tour de Shark : le mangeur d'hommes de venir troubler le quotidien de quelques chasseurs de trésors. C’est Samuel Fuller (Dressé pour tuer, Le Jour du châtiment, Le Jugement des flèches, etc.) qui se charge de porter à l’écran le roman His Bones Are Coral de Victor Canning.
 |  |
Le récit débute sur une séquence montrant la mise à mort d’un plongeur par un requin, une scène durant laquelle le réalisateur parvient parfaitement à rendre une ambiance étouffante et nerveuse. Une belle entrée en matière, qui couplée à l’avertissement qui durant les crédits d’ouvertures dédie le film aux plongeurs et cascadeurs ayant risqué leurs vies en plongeant dans des eaux infestées de requins, laisse augurer le meilleur pour la suite. Il n’en sera malheureusement rien, puisque 90% de Shark : le mangeur d'hommes va se dérouler sur la terre ferme…
En effet, nous suivons durant les trente premières minutes l’arrivée au Soudan de Caine, joué par Burt Reynolds (Délivrance, Heat, etc.). Petit truand, trafiquant d’armes et d’un peu tout ce qui peut le faire manger, ce dernier se retrouve sans un sou en poche. Durant une mise en place un peu longue, on voit se dernier sa raser, discuter un peu, boire un coup, se raser, etc. jusqu'à ce qu’il finisse par trouver un petit job que lui propose un professeur, dont le rôle échoue à Arthur Kennedy (Cyclone, Bermudes : triangle de l’Enfer, La Sentinelle des maudits, etc.). Embauché pour aider ce dernier qui tente de percer le secret d’une épave, Caine va vite se rendre compte qu’il n’est pas le seul truand du coin. Difficile en effet de trouver le moindre personnage attachant dans ce récit, non pas que ces derniers ne soient pas suffisamment développés, bien au contraire, mais surtout parce que tous sont des filous, de voleurs ou des alcoolos.
Sans que le spectacle soit déplaisant, Shark : le mangeur d'hommes est également victime d’un gros manque de rythme, et les quelques scènes d’action qui viennent rompre cette monotonie ne sont pas toujours très captivantes. Reste à se mettre sous la dent des séquences sous-marines plutôt réussies, et quelques attaques de requins tout aussi abouties. Peu nombreuses, ces dernières sont en tout cas suffisamment marquantes, de part la mise en scène nerveuse qui les met en valeur, mais surtout le fait que seuls des vrais requins aient été utilisés. Les interactions avec les plongeurs et cascadeurs sont du plus bel effet, un peu trop même, puisque malheureusement l’un des cascadeurs trouva la mort durant le tournage de l’une de ces séquences sous-marines, ce qui donna un petit coup de pouce non désiré à la promotion du film. Élément que les producteurs cupides ont tôt fait d’utiliser à leur avantage, alors que le réalisateur, en désaccord total avec eux décida de quitter la production. Samuel Fuller refuse depuis la paternité de ce film, qui a été remanié selon lui de bien piètre manière par la production.
 |  |
| Shark : le mangeur d'hommes s’avère au final une production qui n’est pas dénuée d’intérêt, ne serait-ce que pour les belles scènes sous-marines et l’utilisation de vrais requins durant le tournage, mais qui est au final bien moins divertissante que d’autres titres dont les récits s’attardent également sur des chasses au trésor, comme Les Requins de Cornel Wide. Reste un film honnête, pas déplaisant à voir, mais qui manque cruellement de rythme, et se rapproche en ce sens de films comme Deadly Jaws, ou encore Terreur sous la mer. |
Carcharoth le 05/04/2008
Galerie :