Requins >> Les Requins - Cornel Wilde - 1975
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Titre : Sharks' Treasure
Aka : Les Requins ; The Treasure
Genre : Requins guardiens
Pays : Etats-Unis
Année : 1975
Durée : 95 min
Réalisateur : Cornel Wilde
Acteurs : Cornel Wilde, Yaphet Kotto,
John Neilson, Cliff Osmond,
David Canary... |
Carcharoth :
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Résumé :
'Un trésor enfoui dans un galion au plus profond de la mer des Caraïbes ! Il n'en faut pas plus à Jim, Ben et Ron pour tenter l'aventure. Soustrait à la convoitise des hommes, le fabuleux trésor a trouvé d'implacables gardiens en la présence d'une multitude de requins qui veillent sans relâche sur lui... Jim parviendra à triompher des mangeurs d'hommes, pour tomber sur d'autres requins, d'une espèce plus vorace : cinq bagnards en rupture de ban, bien décidés à se remplir les poches. Après avoir triomphé des requins, un danger bien plus grand guette Jim et ses amis...
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Pour son dernier film en tant que réalisateur, Cornel Wilde s’offre également au sein de Les Requins, les postes de scénariste, de producteur et d’acteur principal. Sans être très originale, cette production d’aventures, basée sur un récit classique de chasse au trésor, s’avère être un divertissement très correct.
Nous suivons donc Jim (Cornel Wilde) et Ron (John Neilson), qui se constituent une équipe viable afin de partir sur les traces de l’épave du Santa Elena et de son mystérieux trésor. Une fois les deux autres plongeurs embauchés et le matos acheté, tout ce beau monde embarque sans imaginer qu’ils vont vivre un véritable cauchemar. En effet, avant même de localiser l’épave, protégée par des squales, un huit clos tendu se déroule sur le navire.
Difficile en effet de cohabiter dans un si petit espace des semaines durant, d’autant plus que le capitaine est plein de principes qui agacent vite le reste de l’équipage (pas de tabac, pas d’alcool, etc.). Puis viennent les requins, dont la présence complique sérieusement les fouilles, et qui doivent donc être éliminés. La collecte démarre enfin, et excepté de menus accrochages à propos du partage, tout se déroule bien… jusqu'à l’arrivée des fugitifs, cinq prisonniers extrêmement dangereux et violents. Le film prend alors une tournure tout autre, se focalisant sur les relations entre tous les personnages. Une ambiance virile matinée de bastons, trahisons et autres tensions nous conduira jusqu’au dénouement final, et son trésor qui repartira dans les fonds marins.
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Comme dans bon nombre de films de chasse au trésor qui contiennent le mot requin dans leurs titres, il est question d’eux sans pour autant que ces derniers occupent un rôle autre que secondaire. Et ici aussi, les véritables requins se trouvent finalement être les hommes. De belles images sous-marines nous dépaysent complètement, même si l’on peut noter l’utilisation de quelques images d’archives. La quasi-totalité des requins aperçus dans le film sont réels, accentuant ainsi le réalisme de nombreuses scènes, et l’utilisation de spécimens morts pour quelques séquences demeure crédible, ces derniers étant animés et agités de manière à peu près correcte, notamment dans l’excellente scène de l’attaque de la cage.
Dommage par contre que les squales soient ici si peu voraces. À part un cadavre, un bout de palme et quelques morceaux de cage, ils ne se mettront pas grand-chose sous la dent.
Par contre, Les Requins, à l’instar d'une production comme Tintorera, propose un passage certes hallucinant, mariant plongeurs et requins dans un ballet mortel, mais de manière très dérangeante puisque l’on assiste malheureusement à la mise à mort de nombreux squales. Ici en effet, pas mal de spécimens se font harponner, sans qu’aucun effet spécial ne soit utilisé. Une pratique qui heureusement n’existe plus aujourd’hui dans le monde du cinéma…
Autre pratique douteuse que l’on doit au réalisateur, celle d’utiliser deux passages en diaporama, sans doute pour économiser de la pellicule, mais le procédé est vraiment loin d’être satisfaisant.
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| Malgré pas mal de longueurs et de nombreux dialogues pas toujours très intéressants, Les Requins s’avère être un film d’aventure des plus entraînant, et propose quelques idées originales, que ce soit au niveau scénaristique ou au niveau de la mise en scène. Cornel Wilde nous livre ici une œuvre mineure au sein de sa filmographie, mais qui mérite tout de même d’être découverte, même si les amateurs de croquages sanguinolents risquent de rester sur leur faim et préféreront se tourner vers Les Dents de la mer, sorti la même année 1975. Ceux qui ont aimé Deadly Jaws, Terreur sous la mer ou Shark : le mangeur d’hommes devraient en tout cas apprécier. |
Carcharoth le 15/04/2008
Galerie :
Film d'aventures à l'ancienne ,que l'on peut opposer aux films à monstres comme la mort au large.Le film est plutôt bien réalisé ,efficace et dôté d' une belle photographie .Un passage demeure vraiment palpitant:un requin défonce la cage anti-requins lors d'une séquence de frénesie animale.Cornel Wilde,producteur-réalisateur-acteur principal , est un grand monsieur de l'âge d'or du cinéma dont le chef d'oeuvre est terre brûlé,une sorte de soleil vert assez sinistre qui en plus ,a une ambiance proche de zombie de Romero .Bref ce film est de bonne facture et demeure représentatif d'une certaine conception du cinéma .A noter que ses descendants directes sont chasseurs de requins et blue crush (définitivement une autre conception du cinéma )!
Edité jadis en k7 vidéo chez warner home vidéo.
vraiment pas terrible
1,5/5