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Titre : Silent Predators
Aka : Morsure
Genre : Serpents mortels
Pays : Etats-Unis
Année : 1999
Durée : 91 min
Réalisateur : Noel Nosseck
Acteurs : Harry Hamlin, Shannon Sturges,
Jack Scalia, David Spielberg,
Patricia McCormack... |
Carcharoth :
Magnus Belluci :

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Résumé :
'San Catalano, une petite ville californienne non loin de San Diego, accueille son nouveau chef des pompiers, Vic Rondelli, et célèbre le promoteur immobilier Max Farrington, qui vient d'entamer la deuxième tranche de son projet résidentiel. La cérémonie est soudainement troublée par la mort d'un jeune garçon, qui à succombé à une morsure de serpent. Alors que les travaux avancent, des milliers de crotales hybrides particulièrement agressifs et venimeux sèment la mort dans toute la ville. Face à l'incrédulité des notables, Vic Rondelli devra agir seul et vite pour arrêter l'invasion...
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Basé sur un scénario de John Carpenter, comme le proclame fièrement la jaquette, Silent Predators à déjà de quoi attirer quelques soupçons. Non pas à cause du nom de Carpenter, qui au contraire aurait pu laisser planer le doute quand à l’aspect prometteur de cette production, mais je ressens toujours la même méfiance vis-à-vis de ce genre d’annonces, rappelant les « vu à la télé » autrefois fréquents sur les boîtes de céréales ou les paquet de lessive. Pour un téléfilm, réalisé par Wiliam Gilmore, cette appréciation est tout aussi valable. Le même autocollant aurait parfaitement sa place sur la jaquette d’ailleurs, cela permettrait de répondre à quelques question existentielles comme « mais où est-ce que j’ai déjà bien déjà pu voir ce truc ? »
Question que l’on risque de se poser à chaque fois que l’on remet la mains sur son exemplaire, car si l’ensemble n’est pas totalement mauvais, cela reste quand même très normalisé et aseptisé, tentant sans doute de vouloir coller au mieux au cahier des charges du film d’agression animale pour les chaînes câblées. Aussitôt vu, presque aussitôt oublié donc.
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Que contient donc ce cahier des charges ? Grâce à des amis bien placés j’ai pu en obtenir une copie que je vous montre ici, mais n’en parlez à personne…
1. Une petite ville sympa, si possible durant un évènement important.
- c’est bon, on a ça ici, un petit bled en pleine expansion, peuplé d’une communauté d’américains bien sous tout rapports, d’ailleurs ces gens là peuvent-ils être mal intentionnés ? L’évènement ? Hum pas de fêtes de l’orange ou de la saucisse à cette période, donc ce sera la signature en grandes pompes du projet lui-même.
2. Un projet immobilier.
- on à ça en magasin aussi, un projet résidentiel dirigé par un promoteur sans scrupules. Et le maire on en fait quoi ? Un associé du méchant ? Non pas ici, un benêt dépassé par les évènements suffira, il faut que ça sonne bien, que les spectateurs s’apitoient sur le sort de la bourgade.
3. Une jolie fille.
- hum le plan nichon est à bannir pour obtenir la classification voulue, mais on a une belle actrice en réserve c’est bon.
4. Un héros à visage humain.
- hum un policier ? Un inspecteur ? Une infirmière ? Non aller hop on va mettre un pompier dévoué, bien sous tous rapports, c’est du jamais vu, niveau originalité c’est le top et ça va faire fondre toutes les minettes en plus.
5. Des bestioles en pagaille.
- Dédé, c’est pas ton cousin qui bosse dans un truc de toilettage pour chiens ? Dans un centre anti-venin tu dis ? Il travaille sur des serpents ? Ok, demande lui d’en ramener 6 caisses.
Bref du vu et revu…
Le film est dans l’ensemble assez mou, on y dénombre finalement assez peu de morts alors que l’on parle d’une invasion de plusieurs milliers de reptiles, mais reste plaisant à regarder malgré ça. La mise en scène est correcte, les acteurs sont plutôt sympathiques et certaines scènes sont vraiment efficaces. Le seul reproche que l’on peu vraiment lui faire est son manque de sérieux et d’ambition.
Silent Predators n’est par contre pas avare pour ce qui est de montrer des serpents (pas comme Venomous par exemple…), et le fait qu’ils soient pratiquement tous réels, ajoute grandement à l’intérêt que l’on porte au film. Cela permet de rendre les scènes qui les mettent en jeu assez réalistes, voir beaucoup plus effrayantes pour les personnes ayants une répulsion prononcée pour ces monstres rampants. L’intérêt d’utiliser des serpents à sonnettes, à par le fait que ces derniers soient très venimeux, est la capacité de ces derniers à produire un son assez stressant qui permet de susciter chez le spectateur une peur supplémentaire, une sensation d’être tourmenté par quelque chose que l’on ne voit pas forcément. Cet aspect est utilisé ici à bon escient dans quelques scènes, mais qui demeurent trop peu nombreuses au final.
Le téléfilm de Noel Nosseck, sans être donc une grande réussite reste un honnête divertissement, rien de très excitant mais à voir une fois à l’occasion.
Carcharoth le 30/01/2005
Si ça, ce n'est pas un scénario en béton armé, je ne m'y connais pas. A voir le palmarès du réalisateur, on va pas espérer un films à 7 Oscars. Habitués des productions télévisuelles on peut juste s'attendre à un produit calibré comme il se doit pour donner quelques frayeurs au redneck moyen. Un téléfilm porté entre autre par l'ineffable Harry Hamlin, sous prototype poussiéreux du beau gosse d'un autre temps et d'un autre continuum espace temps, qui est un handicap supplémentaire et un signal d'alerte de plus nous avertissant de la médiocrité de ce que l'on va voir.
Et effectivement on ne va pas être déçu. Enfin si. Mais seulement si on s'attendait à un film d'attaques animales.
Après l'accident du début, on jump assez vite à dans le vif du sujet avec des personnages simplistes, pour ne pas dire caricaturaux, avec le vilain promoteur immobilier avide de fric et faux cul, son bras droit, une ravissante blonde complètement conne, le vieux flic noir (oui noir, parce qu'il en fallait UN dans le film) prêt à partir, oh non Jack je ne veux pas de problème dans ma ville, et donc le fameux Harry Hamlin, aussi expressif qu'une boite de sardine, en chef de pompier qui débarque dans la ville avec son lourd secret formaté et qui va sauver plein de vies.
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Disons le de suite, il n'y aura que peu de morts, et pour le pue qu'il y aura , ce sera tout sauf spectaculaire. Le 1er mort arrive rapidement (un boutonneux qui flirtait avec une pouff, ça lui apprendra à pas forniquer avant le mariage, sale con) lançant très vite l'intrigue.
Ceci dit on aura droit à énormément de scènes chiantes au possible, pour tenter d'épaissir un peu le maigre profil psychologique des personnages. L'action est vite diluée dans une pseudo enquête, prétexte au rapprochement entre le pompier et la blonde, qui du coup marque au fur et à mesure la distance avec son boss. Classique, nul à chier, chiant, long.
Côtés attaques animales, on a le droit au classique serpent (qui se dédouble miraculeusement après) qui atterri dans la baraque, on ne sait par quel miracle, et le plus abominablement con, c'est que l'on à affaire à des serpents à sonnettes. Alors genre, la gonzesse fait du vélo d'appartement et se rend compte qu'il y a deux serpents à ses pieds une fois qu'elle décide de s'arrêter de pédaler. Cette scène, de par sa subtilité et sa maîtrise dramatique, résume bien à elle seule la qualité de ce téléfilm. Et c'est aussi une des rares attaques de serpents que l'on verra, si l'on excepte le final où plusieurs reptiles ont été posés au hasard sur le plateau de tournage et se baladent tranquillement sans se préoccuper des acteurs qui eux semblent complètement effrayés.
Tout est usé jusqu'à la trame, l'enchaînement des péripéties, jusqu'au final grotesque et bâclé. Et pas grand chose à dire ou à sortir de cette production tant elle est pleine de vide. Une grosse merde à éviter.
Ratapoil le 08/04/2006
Galerie :
Steely Shark — 27 October 2006, 19:46
C'est dommage que les blabla de monsieur et madame viennent ennuyer le tout, car je trouvais que ce téléfilm se débrouillait plutôt bien. Quelques scènes sortaient du lot comme le saut à la gorge de l'un de ces crotales. Mais la qualité est ternie par ce manque de rythme et d'originalité (je crois que mes confrères Carcha et Rata ont déjà tout dit).