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Titre : Snakes
Aka : Fangs ; Holy Wednesday
Genre : Ssssex and snakes !
Pays : Etats-Unis
Année : 1974
Durée : 83 min
Réalisateur : Arthur A. Names
Acteurs : Les Tremayne, Janet Wood,
Bebe Kelly, Marvin Kaplan,
Alice Nunn... |
Carcharoth :
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Résumé :
'Le serpent corail, la vipère, le crotale, sont les seuls amis de Snakey Bender et sont prèts à tout pour lui, même tuer. Snakey est un vieil excentrique qui vit en collectant les serpents près de l'Université de sa ville. Suite à de nombreux problèmes, sa vie va soudainement virer au cauchemar, et il va utiliser sa ménagerie de reptiles venimeux afin de se venger des personnes lui ayant fait du mal.
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Durant le début des années 70, de nombreux titres inspirés par le succès de Willard et de sa suite Ben surgissent d’un peu partout, se focalisant sur des animaux tueurs autres que les rats, toujours contrôlés ou manipulés par l’homme, désireux d’assouvir ses sombres desseins. Les requins de Les Mâchoires infernales, les araignées de Mygale ou le baiser de la tarentule, les abeilles tueuses de Killer Bees ou les reptiles de Stanley, The Killer Snakes et Horrible Carnage sont autant d’espèces mortelles qui envahissent alors nos écrans. Snakes, plus généralement connu en VHS sous le titre Fangs, trouve naturellement sa place au sein de la catégorie s’intéressant aux serpents tueurs, utilisés par une personne avide de vengeances envers ses semblables.
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Arthur A. Names, ingénieur du son sur de nombreux films (Alligator, La Colline à des yeux 2, etc.), ayant également travaillé sur des titres comme The Astro-Zombie ou The Black Klansman en tant qu’assistant-réalisateur nous livre ici un film qui trouve parfaitement sa place entre Stanley et The Killer Snakes. On y retrouve en effet une peinture peu reluisante de l’Amérique profonde du premier, et l’aspect sexuel un peu glauque propre à la production HongKongaise. Même s’il est loin d’être aussi malsain que ce dernier, Fangs propose tout de même des personnages aux mœurs étranges, représentés essentiellement par la relation ambiguë qui lie Snakey et Miss Williams. Institutrice adorant les serpents, celle-ci attend tous les mercredis soirs la visite du vieil homme et ses reptiles, afin de s’adonner aux plaisirs de la chair avec les bêtes rampantes. Durant une scène, l’enseignante n’hésite d’ailleurs pas à laisser explorer son intimité par un beau spécimen, bien qu’à l’image tout cela ne nous soit dévoilé qu’au travers les ombres se reflétant sur les murs de la chambre.
Snakey Bender est joué par Les Tremayne (La Planète rouge, The Slime People, The Naked Monster, etc.), qui s’il en fait un peu trop parvient tout de même à donner vie à son personnage à moitié fou et obsédé par ses serpents, alors que le rôle de Cynthia Williams, l’institutrice dévergondée qui n’hésite pas à se déshabiller, échoue à Bebe Kelly, actrice quasi inconnue issue de la télévision. Milieu d’où proviennent part ailleurs bon nombre des seconds rôles, interprétés par Janet Wood, Marvin Kaplan ou encore Alice Nunn.
Si Snakey commet son premier meurtre avec une pierre pour seul artifice, ce dernier ne va pas tarder à utiliser de nombreux serpents afin d’assouvir ses pulsions meurtrières. Séquences qui ne sont pas toujours bien mises en scène et souvent sombres, mais qui demeurent efficaces à défaut d’êtres spectaculaires. Seuls de vrais reptiles sont utilisés, ce qui accentue bien entendu le réalisme de ces passages. Pas question par contre de verser dans le sanguinolent, Fangs est très sage de ce côté-là. Le réalisateur se rattrape cependant et ne se prive absolument pas de dévêtir ses actrices, ce qui n’est déjà pas si mal.
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| Malgré un budget que l’on sent très restreint, Arthur A. Names délivre avec Fangs un petit film d’exploitation agréable à suivre, doté d’une ambiance perverse qui convient parfaitement à cette sombre histoire de serpents tueurs. Nous sommes par contre ici bien loin de Willard, fils de bonne famille dont la vengeance nous parait justifiable. Les obsessions de Snakey pour la musique et les serpents en deviennent presque terrifiantes, car il est ici difficile d’éprouver la moindre compassion pour le vieillard, qui n’est au final qu’un meurtrier à moitié cinglé. |
Carcharoth le 10/05/2008
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