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Snakes on a Train - The Mallachi Brothers - 2006
  

    

  

Jaquette Informations Notations
     
Titre : Snakes on a Train

Genre : Des putains de serpents dans un putain de train
Pays : Etats-Unis
Année : 2006
Durée : 91 min
Réalisateur : The Mallachi Brothers
Acteurs : Alby Castro, Ryanne Ruiz,
Giovanni Bejerano, Al Galvez...

Carcharoth :

Magnus Belluci :

 


 

Résumé :

'Un train reliant Los Angeles transporte une passagère infectée, victime d’une malediction Maya. Des serpents vont en effet s’échapper de son corps avant de s’en prendre à tous les passagers présents

Difficile pour quiconque de ne pas avoir entendu parler de Snakes on a Plane, production qui outre un buzz incroyable sur le web aura fait l’objet de l’attention toute particulière des médias et de nombreux amateurs partout dans le monde, en témoigne des centaines de parodies et autres animations rigolotes ou assez réussies pour quelques unes d’entre elles. Il était par contre tout de même étrange qu’aucun producteur ne se soit lancé dans l’aventure d’un ripp-off fauché et sans aucune originalité, profitant d’une publicité déjà toute faite.

C’était sans compter sur nos petits gars de The Asylum, qui après nous avoir offert un King of the Lost World, pompant des idées à droite et à gauche (The Lost World et King Kong en tête), mais plutôt distrayant, viennent combler nos désirs avec un film de serpents tueurs d’une fadeur sans précédent. Car si les productions récentes de Nu Image en la matière étaient loin d’être de grandes réussites, on se rend très vite compte à la vision de Snakes on a Train (SoaT pour les intimes) qu’il est possible de faire bien pire…
Réalisé par les frères Mallachi, qui signent ici leur premier film, ce DTV en puissance nous plonge dans les Abymes de la copie bon marché : scénario inexistant, effets spéciaux plus que moyens, casting d’un niveau assez aléatoire, le tout emballé sous un titre qui n’est autre qu’une copie carbone de celui de son modèle.

L’histoire débute lors d’un passage assez typé western, bercé par une musique aux accords agréables, et nous présente de manière assez mystérieuse deux fugitifs étranges qui souhaitent se rendre à Los Angeles pour trouver une solution à leurs problèmes. Car en effet, victime d’une malédiction, la femme est atteinte d’un mal plutôt gênant : elle vomit des serpents assez régulièrement, ce qui couplé à un manque d’argent (et le budget riquiqui du film aidant, le parallèle est vite fait) rendait difficile l’achat d’un billet d’avion.

C’est donc en toute illégalité que nos comparses montent dans un train pour un voyage sensé durer 16 heures et des brouettes. Durée qui va donc permettre aux scénaristes de nous présenter les divers passagers sous toutes leurs coutures. Il est juste dommages que ces derniers ne s’avèrent pas vraiment intéressants et soient très caricaturaux : des bad guys clandestins, 2 minettes blondes, une famille presque typique (il manque le chien !), un policier, un trafiquant de drogue et quelques autres victimes désignées. Les petites histoires et interactions les concernant sont du même tonneau, rien de bien original donc.

Pourtant les Mallachi se débrouillent plutôt bien avec tout ce petit monde, et s’il va falloir attendre un bon moment avant de voir une mélasse de reptiles passer à l’attaque, l’on ne s’ennui pas pour autant, même si l’ensemble manque un peu de cohésion. L’histoire et la mise en scène sont assez rythmées, ponctuées de quelques scènes d’actions, pendant que notre shaman tente tout ce qui est en son pouvoir pour faire reculer la lente agonie de sa compagne. De plus, pour un premier film, les réalisateurs, en fins limiers, n’oublient d’ailleurs pas de nous gratifier de l’habituel plan nichon. Outre quelques assauts épisodiques, il va falloir attendre une petite heure pour que les serpents de toutes espèces soient lâchés dans les wagons à moitiés vides. La dernière demi-heure viendra donc nous amuser gentiment, malheureusement sans provoquer le moindre frisson, avant de sombrer dans le n’importe quoi le plus total lors d’un final inattendu, inepte et absolument inexplicable, dont la surprise ne vous sera bien entendu pas révélée ici…

Pas vraiment de quoi se plaindre du côté des effets spéciaux, l’utilisation en alternance de vrais serpents et de répliques en caoutchouc n’est pas vraiment choquante, excepté lors des apparitions du serpent géant, rigide comme un mât, qui nous fera tout de même le plaisir de gober une petite fille en pleur. Les maquillages oscillent du potable au peu crédible, certaines prothèses en latex étant plus que visibles, mais ces dernières sont suffisamment arrosées de sang frais afin de faire passer la pilule. C’est encore une fois le final viendra tout remettre en question via l’utilisation de CGI particulièrement affreux, reléguant les Python et autres Python 2 au statut d’œuvres d’art. Le reptile gigantesque, tout juste sorti du train par une fenêtre, mais ayant déjà atteint la taille dudit train (inutile de se demander comment cela est possible, seuls les initiés -sous acides- peuvent entrevoir un début d’explication mystique), va alors avaler cet brochette en ferraille, avant d’être détruit d’une manière totalement hallucinante. Ces images d’une médiocrité peu commune resteront à jamais gravées dans votre mémoire, au même titre que l’ultime pirouette scénaristique.

SoaT n’est donc pas complètement indigeste, grâce à sa première partie qui parvient tout de même à créer une ambiance plutôt intrigante et les quelques plans gores potables qui parsèment le récit. Mais un scénario incohérent aussi travaillé qu’une blague Carambar, ainsi que le final tout simplement lamentable qui à lui seul pourrait ruiner n’importe quel film, ne permettent pas d’hisser cette production au dessus de la mauvaise moyenne du genre...
A aucun moment par contre les serpents ne représentent une présence hostile et menaçante, même lorsque ces derniers se glissent langoureusement sous les vêtements ou dans le lit des victimes, passages plutôt rares puisqu’ils se contente généralement d’attendre sagement sur les sièges des cabines ou de glisser lentement sur le sol. Sans parvenir à créer une tension palpable, les frères Mallachi nous livrent ici un film lorgnant bien plus du côté de la série B, ratée certes, que du gros Z de tâcheron, ce qui malgré un budget plus que limité n’est déjà pas si mal.

Carcharoth le 17/08/2006

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Steely Shark — 02 septembre 2006, 04:56

Du dégouli un peu partout et de toutes les couleurs, des vrais serpents qui font joujous et un serpent mal foutu en CGI pour le final. Voilà qui résume SOAT. Mais pour ma part, j'espère que Snakes on a plane sera beaucoup mieux que ça. J'ai failli m'endormir, mais grâce à la scène de nibards vers les 1 heure du film, j'ai fait un effort... En vain. C'était a chier!

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