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Stanley - William Grefe - 1972
  

    

Jaquette Informations Notations
     
Titre : Stanley

Genre : Serpents tueurs
Pays : Etats-Unis
Année : 1972
Durée : 108 min
Réalisateur : William Grefe
Acteurs : Chris Robinson, Steve Alaimo,
Paul Avery, Rey Baumel,
Susan Carroll...

Carcharoth :
 


 

Résumé :

'Tim est métis. Il revient du Vietnam. Il hait les hommes. Le seul être vivant qu'il aime vraiment, cest Stanley, un serpent apprivoisé. En Floride il y a beaucoup de serpents ! Stanley les ramène à la maison qui grouille bientôt de leur... amicale présence. Grâce à ses nouveaux amis, Tim va pouvoir se venger du reste du monde...

Stanley - William Grefe - 1972Stanley - William Grefe - 1972

1971, l’étonnant succès en salles du superbe film de Daniel Mann, Willard, engendre comme il se doit une suite produite en urgence intitulée Ben, évidemment bien inférieure à son prédécesseur malgré quelques moments relativement effrayants, mais surtout bon nombre de copies plus ou moins inspirées. Si les rats s’entichaient fort bien de l’aversion du grand public pour ces charmantes bestioles afin de répandre un sentiment de terreur chez les spectateurs, il allait pourtant falloir aux réalisateurs désirant profiter du filon trouver autre chose, même si finalement les animaux responsables de phobies diverses sont plutôt légion…
Tout naturellement, les scénaristes en sont venus à penser aux araignées, qui débarquent sur les écrans courant 1972 dans le sympathique Kiss of the Tarantula, mais également aux horribles serpents qui hantent le territoire américain. La même année, ces reptiles féroces viendront donc montrer leurs crocs dans un film réalisé par William Grefe, Stanley, dont le script lui est, selon le réalisateur lui-même, venu tout seul dans un rêve après qu'il ait lu dans Variety un article sur Willard. Bien entendu il n’est pas question de modifier une recette qui fonctionne, c’est donc tout naturellement que l’on retrouve dans ces productions, mais également dans celles qui vont rapidement suivre comme Jennifer ou The Killer Snakes, l’histoire d’un personnage central, souvent solitaire et rejeté de ses semblables, voir névrosé ou pire encore. Mais dans tous les cas, cette personne va se retrouver confrontée à la véritable nature de l’homme, et donc chercher à se venger d’affronts passés ou d’actions mauvaises envers la nature grâce à un don lui permettant de communiquer ou de contrôler une espèce animale spécifique.
Dôté d'un producteur et de 125 000 $, William va alors ce lance dans cette production, qui mine de rien aura son petit succès à l'époque, et fit presque aussi bien au box office que le The Godfather de Coppola (tout au moins à Los Angeles).

Stanley - William Grefe - 1972Stanley - William Grefe - 1972

Là ou Willard parvenait fort bien à nous dépeindre un univers noir et sordide, peuplé de personnages aux motivations crédibles, mais qui nous poussaient de manière subtile à se placer du côté du meurtrier et de sa meute de rats vengeurs, William Grefe commet l’erreur de tomber dans une relecture grossière, quasi-caricaturale du genre, de l’œuvre de Mann.
Ici pas d’ambiguïtés, le héro, Tim, un solitaire au sang à moitié indien qui vit loin de ses semblables dans les marécages de Floride est un homme juste, proche de la nature, auquel on n’a pas grand-chose à reprocher, vivant d’eau fraîche et d’amour avec son serpent favori, une belle bête nommée Stanley. Son expérience au Vietnam fait qu’il déteste les hommes, et ces derniers le lui rendent bien. Lui, se contente pacifiquement de capturer les serpents afin de revendre leur venin à un scientifique, bref une vie a la cool, loin de tout. A l'inverse, les vilains qui nous sont présentés ici, sont méprisables dès le départ. Le grand méchant, Thomkins, un homme ne respectant rien, et surtout pas dame nature ou les indiens, arbore fièrement une ceinture en peau de serpent (le fou !), et est à la tête d’un groupe de chasseurs de reptiles, tuant les serpents en masse afin de faire commerce de leurs peaux. Autant dire que ces deux-là ne sont pas faits pour s’entendre… Tim va alors commencer à utiliser ses serviles animaux de compagnies, êtres rampants aux morsures fatales, afin de se débarrasser des indésirables qui vivent dans le coin, comme un couple ayant crée une boite de nuit ou encore le vilain Thomkins et ses sbires, dont il va d’ailleurs kidnapper la fille.

Le réalisateur nous livre finalement un film qui enchaîne les situations banales, ne se privant d’aucun cliché, et dont le récit est parsemé de nombreuses incohérences, notamment sur les motivations et névroses de Tim. On ne retrouve guère l’aspect sombre de productions comme Willard ou The Killer Snakes… sans parler de la performance de Chris Robinson qui est très loin d’égaler Bruce Davison, Kam Kwok-Leung ou même de Lisa Pelikan dans les titres du même genre, même si finalement il s’en sort plutôt bien et paraît assez crédible dans des scènes qui auraient pu faire pencher le film du côté du nanar involontaire lors de ses dialogues ou scènes « intimes » avec Stanley. Le reste du casting ne laisse d’ailleurs pas un souvenir impérissable, les acteurs se complaisent dans l’exagération propre à leurs rôles et s’en contentent.

Stanley - William Grefe - 1972Stanley - William Grefe - 1972

Faute de mieux, il nous reste donc à nous mettre sous la dent les attaques, qui représentent quand même l’essence horrifique du récit, et s’il n’y a rien de bien spectaculaire à noter, ces dernières sont tout de même plutôt efficaces. Correctement mis en images, les assauts meurtriers de serpents fonctionnent bien malgré leur relative rareté. Bien entendu les agressions doivent une grande partie leur efficacité seulement grâce à la répulsion que peuvent engendrer les reptiles chez le spectateur, mais William Grefe parvient tout de même à monter cela de manière énergique, renforçant l’aspect sauvage de ces dernières.

Une production en demi-teinte donc, peu originale, qui passe à côté du potentiel de son sujet dû à la seule volonté de William Grefe de réaliser un film à la Willard et non pas quelque chose d’un peu plus personnel… Tout juste satisfaisant en ce qui concerne les attaques animales, Stanley est bien pâlichon, tout comme le Mako : The Jaws of Death du même réalisateur, qui reprendra d’ailleurs plus ou moins la même trame quelques années plus tard, pour cette fois-ci profiter du succès engendré par le mythique Jaws… Une production à voir par curiosité, qui sera oubliée très rapidement.

Carcharoth le 08/11/2006

Stanley - William Grefe - 1972Stanley - William Grefe - 1972
Stanley - William Grefe - 1972

Galerie :

Stanley Stanley Stanley Stanley

Commentaire 
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Turok — 09 November 2006, 17:03

Heysel, go see Willard before to see this bullshit's Stanley...

Nachthymnen — 21 août 2006, 08:28

You could purchase it here too :
http://retroflicks.com/shop/store/00077.html

Nachthymnen — 21 août 2006, 08:26

Maybe you can try this link, it's a dvdr edition but the quality seems to be good :

http://www.monstersinmotion.com/catalog/product_info.php/products_id/8153

I also get a dvdr transfert but from a french VHS edition.

heysel — 20 août 2006, 23:00

I must see Stanley, but i can't find that movie ! :( HELP ME !

ZombiGirl24 novembre 2005, 17:14

Ce film est vraiment incroyable ! On dirait Les mâchoires Infernales avec un serpent ! C'est quasiment la même histoire, aussi mal joué et hallucinant que son confrère, un moment... inoubliable

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