Crocodiliens >> Supercroc - Scott Harper - 2007
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Titre : Supercroc
Genre : 24 heures croco
Pays : Etats-Unis
Année : 2007
Durée : 85 min
Réalisateur : Scott Harper
Acteurs : Kim Little, Cynthia Rose Hall,
Matthew Blashaw, David Novak,
Noel Thurman... |
Carcharoth :
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| Trailer
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Résumé :
'L'armée et ses unités d'élites doivent faire face à un reptile géant qui sème la destruction dans la ville de Los Angeles...
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C’est Scott Harper qui réalise ici son premier film, tout en signant également les effets spéciaux, pour la société The Asylum, bien connue aujourd'hui pour ses ripoffs de titres récents (qu’il s’agisse d’un succès ou non, on s’en fout chez The Asylum).
Après King of the Lost World et son gorille géant, Snakes on a Train et son serpent gigantesque avalant un train, et en attendant un titre aussi prometteur que 30,000 Leagues Under the Sea, qui proposera sans doute un monstre marin doté de proportions pour le moins prodigieuses, voici venir Supercroc et son crocodile colossal. Alors que dernièrement les films mettant en scène ces reptiles se montrent plutôt présents sur nos écrans, que ce soit avec le risible Primeval, le très attendu Rogue ou les divers Lake Placid 2 et Supergator qui vont débarquer sur Sci-Fi Channel sous peu, Supercroc laissait augurer une production à petit budget assez divertissante.
En effet, à la lecture du titre bien bourrin, imprimé sur une jaquette annonçant fièrement « Uncut version », et au travers d’un trailer qui certes laissait déjà pointer les principaux défauts du film (mauvais acteurs et effets spéciaux risibles), mais promettait le spectacle assez jouissif d’un super reptile de 20 mètres de long réduisant Los Angeles en amas de décombres, telles les bonnes vieilles productions des années 50, il était difficile de faire la fine bouche.
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Il n’est est malheureusement rien… mais alors rien du tout. C’est simple, il ne se passe quasiment rien durant les 85 interminables minutes que dure le film. Le récit débute à environ 100 km de la ville de Los Angeles, dans une forêt tout ce qu’il y a de plus normale pour aller y faire un tour le dimanche en famille. Nous y faisons donc la connaissance d’une unité de bidasses se baladant à la recherche d’on ne sait trop quoi. Pas de bol, ils vont se retrouver nez à nez avec un crocodile aussi gros qu’un bus, que personne n’avait remarqué jusque-là, et être décimé un à un. La seule survivante va parvenir à reprendre contact avec ses supérieurs, qui vont envoyer une unité de secours, qui va elle aussi être massacrée. Deux survivants vont alors parcourir la forêt, tout en jouant à cache-cache avec le monstre, qui est plutôt doué à ce jeu car on ne le verra pas beaucoup à l’image.
Pendant ce temps, dans un bureau, des gradés prennent des décisions, alors qu’inexorablement la bestiole semble se diriger vers la ville. Le temps leur est compté, ce qui doit influer sur les décisions absurdes qu’ils prennent tout au long de l’histoire. La découverte d’un nid contenant des dizaines d’œufs leur permet d’ailleurs d’en rapatrier 3 spécimens, avant de détruire tout le reste, ce qui aurait pu fournir le mobile au crocodile géant de venir tout saccager, mais a priori il s’en fout autant que les scénaristes qui ont dû par la suite oublier cette histoire d’œufs, jusqu’au final ultraprévisible bien entendu. Et ce n’est pas la dernière partie se déroulant en zone urbaine qui va relever le niveau, à ce titre mieux vaut se tourner vers l’excellent Alligator de Lewis Teague.
Tourné en Californie, dont on ne profitera pas vraiment des paysages, la géographie locale étant ici composée d’un bureau, d’un couloir, d’un bout de forêt et d’une portion de route, c’est avec ennui que l’on écoute les interminables dialogues ou silences qui s’échappent du fameux bureau décisionnaire aux décors bien cheaps, comme seules les productions The Asylum, Ciné Excel, Nu Image et consorts peuvent nous offrir.
Les acteurs et actrices inconnus qui apparaissent ici sont d’une rare médiocrité et ne parviennent absolument pas à être crédibles dans le moindre rôle. Et l’invité d’honneur de la fête, le crocodile géant, n’est guère mieux loti. Ce dernier, qui n’existe que sous forme numérique, n’est pas des plus réalistes, même si finalement cela aurait pu être pire. Les interactions avec les décors et les comédiens sont quasi nulles, les impacts de balles sont inexistants (et pourtant ça canarde sec !), et le pire dans tout ça, aucune trace de sang ! Pas un seul membre tranché, rien… A se demander à quoi cela sert d’annoncer « Original uncut version » sur la jaquette… Surtout pour un film de croque. On pourrait presque qualifier le Crocodile de Tobe Hopper de « monument du gore » en comparaison avec Supercroc.
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La mise en scène est bâclée, le montage manque cruellement d’énergie, mais malgré cela le réalisateur tente d’étonner tout le monde à travers un traitement qui ressemble fort aux séries télévisées contemporaines, 24 h chrono en tête. En effet, le mode opératoire est identique, une unité de temps réduite avant le point de non-retour, une menace « apocalyptique », des décisions importantes à considérer rapidement, la présence de forces armées etc. Approche qui s’adapte parfaitement à une série énergique, mais qui appliquée à un film qui tend plus vers la mollesse d’un épisode de Derrick, perd vraiment de son intérêt.
A la manière d’Urgences ou de The Shield, tout ici est filmé caméra à l’épaule, mais de manière tellement lancinante que l’on en vient vite à piquer du nez, pour le réalisme des situations on repassera, d’autant plus qu’à partir du moment ou le crocodile est à l’image, la caméra se fige… Un autre point négatif concerne l’utilisation des radios pour communiquer, qui grésillent tellement que l’on entend juste quelques mots au milieu d’un souffle grésillant, perdant ainsi un quart des dialogues… qui je vous l’accorde ne sont pas passionnants, mais tout de même !
| Un échec sur toute la ligne. Supercroc est certainement l’un des pires films de crocodile ayant vu le jour, mais une chose est sûre en tout cas, il s’agit sans aucun doute du plus ennuyeux d’entre eux. |
Carcharoth le 06/04/2007
Galerie :
Un film incroyablement mauvais. Une histoire à chier, un problème de son quasi constant et le crocodile le plus mal foutu que j’ai jamais vu. À éviter.
Ouais, ben on peut pas dire que la version uncut arrange vraiment les choses, on dirait qu'ils ont rajouté des scènes de dialogues à la place de l'action. Et dire que la fin laisse présager une suite... Va te faire foutre Harper! Personne voudra faire une suite à ton échec.