Autres animaux tueurs >> The Beasts Are on the Streets - Peter R. Hunt - 1978
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Titre : The Beasts Are on the Streets
Genre : Animaux sauvages
Pays : Etats-Unis
Année : 1978
Durée : 100 min
Réalisateur : Peter R. Hunt
Acteurs : Carol Lynley, Dale Robinette,
Billy Green Bush, Philip Michael Thomas,
Casey Biggs... |
Carcharoth
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Résumé :
Suite à un accident, un camion transportant des matières dangereuses et inflammables défonce les grilles d’un zoo dédié à la faune sauvage africaine, invitant ainsi toutes les espèces animales à s’échapper sur les routes avoisinantes. Rangers, vétérinaires et policiers vont alors tenter de ramener l’ordre dans le coin, mais de nombreux spécimens demeurent introuvables… la plupart des félins sont en effet déjà loin, et sème la panique dans les environs.
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Dans la grande famille des films mettant en scène des animaux tueurs, rares sont ceux qui utilisent à l’écran plus de deux ou trois espèces différentes. Si dès 1972 Frogs ouvrait le bal, il faudra cependant attendre 1977 pour tomber sur un projet plus ambitieux intitulé Day of the Animals, réalisé par William Girdler, à qui nous devions déjà le célèbre Grizzly. A peine un an plus tard, alors que la télévision s’intéresse de très près aux succès du box office, l’exploit de Les Dents de la mer étant encore dans toutes les mémoires, un projet d’envergure voyait le jour sous la houlette d’Hanna-Barbera Productions. En effet, quelques années avant la sortie du sympathique Les Bêtes féroces attaquent de Franco E. Prosperi, un téléfilm mettant en scène une énorme variété d'espèces animales échappées d’un zoo pointait le bout de son nez sous le titre de The Beasts are on the Streets.
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Sans être parfait, The Beasts are on the Streets s’avère être un film catastrophe animalier original, qui se donne en tout cas les moyens de fournir un spectacle entraînant. Si le récit n’est pas très inventif, il permet cependant au réalisateur de proposer aux spectateurs un bestiaire des plus étoffé, un panorama impressionnant de la faune sauvage africaine. On y croise de tout, des plus « inoffensifs » comme des zèbres, des autruches, des dromadaires ou des gnous, aux plus « dangereux » pour l’homme, comme félins en tout genre (lions, tigres, panthères noires, etc.), des ours, des éléphants et même des rhinocéros ! Seuls de vrais animaux sont utilisés ici, ce qui accentue grandement le réalisme de certaines séquences, des plus anodines aux plus frappantes. Le travail de dressage et de mise en scène a du être titanesque.
Malgré tout ça, The Beasts are on the Streets n’échappe pourtant pas aux clichés inhérents au genre, notamment en ce qui concerne les personnages. Si ces derniers sont suffisamment développés, difficile toutefois d’échapper à la caricature des gentils rangers et vétérinaires, qui tentent de ramener un semblant d’ordre sans blesser les animaux, opposés aux vilains chasseurs bien débilos (si si, le modèle courant, celui avec le cerveau en option), qui pensent pouvoir participer à un safari gratos. Evidemment, au milieu de tout ça les forces de l’ordre sont dépassées par les évènements. Sans être exceptionnel, le casting demeure plutôt convaincant. On y retrouve d'ailleurs les noms de Carol Lynley (Howling VI: The Freaks, Vigilante, etc.), Billy Green Bush (Critters), ou encore Philip Michael Thomas (le flic black de Deux flics à Miami)
Contrairement à Les Bêtes féroces attaquent ou Savage Harvest, qui se déroulent respectivement dans une grande ville et une propriété assiégée, ici l’ensemble manque un peu d’ampleur, un autre choix aurait permis d’accentuer un peu l’aspect catastrophe de l’histoire. Heureusement le scénario prévoit de s’écarter des routes, donnant ainsi lieu à de belles scènes de panique dans un parc d’attractions, ou à quelques passages un peu plus angoissants dans des habitations voisines.
Dommage également qu’après un début très prometteur, la seconde partie s’essouffle très rapidement. Le récit traîne alors un peu trop en longueur, la traque nocturne manque de rythme, et l’ambiance qui se voudrait oppressante en devient un peu ennuyeuse. La plupart des animaux ayant été capturés, il ne reste plus grand-chose à se mettre sous la dent, si ce n’est le cas isolé d’un lionceau et de sa mère ou le fabuleux passage durant lequel un chasseur nous prouve une nouvelle fois que l’alcool n’a pas que des aspects positifs, en tirant sur son propre fils.
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Les attaques en elles-mêmes sont assez rares, et en tout cas bien moins violentes et sanglantes que dans le film de Franco Prosperi. Pourtant ces scènes n’en demeurent pas moins marquantes. Voir des éléphants ou des rhinocéros donnant des coups de têtes à des voitures, des félins qui bondissent partout sur les véhicules ou qui s’introduisent dans des maisons, s’avère être assez efficace.
Reste tout de même la superbe attaque d’un tigre sur un homme, assez spectaculaire et qui n’est pas sans rappeler l’une des scènes les plus saisissante de Savage Harvest, ainsi que des combats qui se déroulent entre un ours et un tigre ou une lionne et un chien.
| Doté d’une mise en scène pas toujours très claire, de quelques petites incohérences, mais surtout d’un manque flagrant de victimes et d’attaques animales (il est question de nombreux blessés sans que l’on en voit la couleur), The Beasts are on the Streets n’est pas déplaisant. Au contraire, ce petit téléfilm catastrophe, malgré deux ou trois longueurs, parvient à captiver le spectateur. L’immense variété d’animaux ainsi que le fait que seul des spécimens dressés soient utilisés sont d’ailleurs pour beaucoup dans l’intérêt qu’il y a à visionner cette production. |
Carcharoth le 23/03/2008
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