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The City - James Herbert & Ian Miller - 1993
  

  

Couverture Informations
   
Titre : The City

Auteur : James Herbert, illustrations par Ian Miller
Année de publication : 1994
Non traduit pour le moment

'In the aftermath of Mankind's final war, the few survivors scratch an existence from the ruins.
'This is no brave new world. From the shattered fragments of a once great civilization crawl the rats - to claim the domain as their own. The City and its pitiful human inhabitants finally belong to them. The people have become prey, the hunters are hunted.
'But now The Traveller has arrived and he is no victim. In search of his past, he has come to take back the dream of life as it was before. But in The City the only dreams left are nightmares.

Plus de 20 ans après la parution de son roman à succès Les Rats, et 10 ans après la sortie du dernier tome de la trilogie des rats intitulé L’Empire des rats, c’est avec plaisir que l’on retrouve James Herbert, écrivain anglais connu pour ses œuvres horrifiques à la fois terrifiantes et cyniques.
Mais si les trois premiers volets de cette histoire mettant en scènes des rongeurs belliqueux à l’évolution plus qu’inquiétante pour l’espèce humaine se présentent sous la forme de romans traditionnels, c’est cette fois-ci sous la forme d’un roman graphique que vient se conclure ce qu’il conviendrait d’appeler la tétralogie des rats. Pour information, le roman graphique n’est autre qu’un format assez évolué de la bande dessinée, plus adulte dans le choix de ses sujets et dont la narration associée aux dialogues et aux dessins tendent à se rapprocher d’une œuvre littéraire plus classique. James Herbert signe donc la trame scénaristique de The City, associé à Ian Miller, illustrateur notamment connu pour ses travaux liés aux mondes de Warhammer, de Dungeons & Dragons ou encore celui de The Lord of the Rings.

Un changement de forme radical qui s’adapte cependant très bien à l’univers d’Herbert. Si l’Empire des rats ne laissait que peu d’espoir quand à l’avenir de l’humanité, le récit se déroulant après l’explosion de nombreuses bombes nucléaires et suivant un petit groupe de survivants tentant en vain de trouver un abri gouvernemental au milieu des débris, des rats agressifs et irradiés humains guère plus fréquentables, The City va encore plus loin dans sa description d’un monde anéanti.
Il ne reste en effet plus grand-chose d’humain chez les créatures qui peuplent ce qu’il reste de la planète Terre, les quelques survivants à peu près sains devant cohabiter au milieu de mutants, de dégénérés, de malades et surtout de rats. Car la vermine règne en maître dans les villes ravagées, les rats contrôlent, observent et déciment. L’homme ne représentant quasiment plus aucune menace pour les rats, ces derniers n’ont plus aucune raison de se dissimuler dans l’ombre à attendre patiemment le moment de passer à l’attaque. Les trains ne mènent nulle part, les hommes, pour se nourrir, n’hésitent pas à avoir recourt au cannibalisme, bref Herbert ne dresse pas ici un portrait très reluisant de notre futur. Mais un homme va tout de même tenter d’affronter ce chaos, afin de rejoindre les personnes qu’il aime après avoir traversé la cité…

Un triste constat parfaitement en accord avec les précédents volets, reprenant par la même occasion la révélation finale qui clôturait l’Empire des rats et ses créatures obscènes, rats humanoïdes représentant un stade important de l’évolution des rongeurs, même si une fois encore le thème n’est qu’effleuré par l’auteur. Nous faisons tout de même la connaissance de la mère des rats, cauchemar ignoble vivant au cœur de la cité…

Graphiquement, pour peu que l’on accroche au style des dessins de Ian Miller, The City est très agréable à lire, les planches regorgeant de détails et les tons s’accordants parfaitement aux aboutissements pessimistes du récit. Certaines illustrations sont des plus sanglantes, nous replongeant alors avec délices dans les descriptions auxquelles James Herbert nous avait habitué au fil des pages de Les Rats, Le Repaire des rats ou encore l’Empire des rats. L’histoire en elle-même est des plus classique et tient tout à fait la route, même si l’on ressent une certaine frustration quand au manque de sous-entendus et de pistes parallèles qu’il n’est possible d’explorer que dans un roman.

The City ne sera indispensable qu’aux amateurs forcenés de la trilogie des rats, qui peut largement se suffire à elle-même sans que le lecteur n’y trouve grand-chose à reprocher. Pour les autres, The City vaut largement l’investissement nécessaire à son acquisition (avec un peu de chance on peut y mettre la main dessus pour environ 80 euros, avec moins de chance il faut compter environ le double.)

Carcharoth le 22/09/2007

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