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Dinosaures >> Le Monde perdu - Irwin Allen - 1960

  

    
Jaquette Informations Notations
     
The Lost World 1960 Titre : The Lost World

Aka : Le Monde perdu ;
Opération destructor
Genre : Dinosaures
Pays : Etats-Unis
Année : 1960
Durée : 97 min
Réalisateur : Irwin Allen
Acteurs : Michael Rennie, Jill St. John,
David Hedison, Claude Rains,
Fernando Lamas...

Carcharoth :

Ratapoil :
 


 

Résumé :

'Le professeur Challenger dirige une équipe de scientifique qui se rend dans la jungle amazonienne pour étudier un plateau enfouit au plus profond de la forêt. D'après un rapport il serait probable que des dinosaures soient toujours visibles dans le coin, vivant en toute tranquillité.

Après toutes les merdes que Ratapoil, Carcaroth et moi-même vous ont abreuvées ces dernières semaines, ma fibre nostalgique m’a suggéré un bond dans le passé, en vous proposant cette petite critique d’un avant Jurassic Park.

The Lost World, le roman culte de Sir Arthur Conan Doyle (le père de Scherlock Holmes) a suscité nombre d’adaptations, de copies, de remakes cinématographiques et littéraires (Le matin des dinosaures, les 2 romans de Michael Crichton, L’empreinte du tyrannosaure, qui fut d’ailleurs récemment adapté pour la télé sous le titre de A Sound of Thunder…) Disons le tout de suite, The Lost World de Sir Doyle est l’ancêtre direct de Jurassic Park et de King Kong, le précurseur de cette passion que nous inspire les dinosaures depuis que nous sommes tout gosse.

Première fois adapté en 1925, la version noir et blanc d’Harry O. Hoyt évinçait le minutieux récit explorateur du livre de Sir Doyle pour nous balancer en pleine poire un authentique documentaire paléontologique d’époque, une surenchère de brontosaures, de tricératops et d’allosaures, tous plus voraces et vindicatifs que les autres.
Si ce n’est pas déjà fait, ruez-vous sur cette première version, vous en aurez pour votre argent avec toute cette clique de mastodontes en latex qui se déchirent continuellement la gueule au milieu de décors préhistoriques plus vrai que nature (n’oubliez surtout pas de restituer le film dans son contexte historique, vous risquez d’être déçu face aux effets spéciaux d’avant la crise de 1929). Rien que pour ce film, 50 marionnettes ont été réalisées, d’abord sculptées par Marcel Delgado puis animées aux mains expertes de Willis O’brien (ces deux artisans renouvelèrent l’exploit avec le King Kong de 1933, celui qu’on connaît tous).

Il a fallut attendre 1960 pour que la 20th Centery Fox s’acquière les droits du livre et récidive cette 2ème adaptation, nous offrant rien de plus qu’un petit film d’aventure de bonne qualité. Willis O’Brien lui aussi s’est retrouvé membre de l’aventure, bien que son rôle dans l’équipe technique fut bien moins importante que pour ses précédentes incursions dans le genre Monstres/Dinosaures (The Black Scorpion, The Giant Behemoth, The lost world 1925). Donc, exit la Dynamation et les t-rex en caoutchouc. Ici, la Fox nous ressort une technique emprunté au One Million B.C des années 40 (Tumak, fils de la jungle chez nous) et nous colle de vrais lézards agrandis et couverts de fausses cornes, procédé plus rapide et plus économique que la stop-motion.

C’est Irwin Allen qui s’est retrouvé derrière la caméra en tant que réalisateur/scénariste et producteur. Autant dire que le bonhomme n’a pas chômé, de même sur ses autres film où il assurait une polyvalence exemplaire (La tour infernale, Le sous-marin de l’apocalypse, The story of Mankind, L’inévitable catastrophe et ses abeilles tueuses…). De plus, le défunt cinéaste s’est targué d’un excellent casting. D’ailleurs, le film tient surtout la route grâce à ses acteurs qui s’investissent à fond dans leur personnage, parmi lesquels on retiendra la prestation de Claude Rains dans la peau du professeur George Edward Challenger, zoologiste violent, antipathique et maniaque du parapluie, avec lequel il n’hésite pas à cogner les reporters trop curieux.

Sur le plan dinosaures, une légère déception est au rendez-vous si on compare ce film à son ancêtre en noir et blanc. D’ailleurs, il faut attendre une bonne heure avant d’en voir un à part entière, un iguane surdimensionné qui broute paisiblement dans une clairière. Comme je l’ai précisé plus haut, on est plutôt dans film d’aventure (on est quand même loin de la crétinerie des Allan Quatermain), où les colosses du jurassique ne sont pas vraiment l’essence du récit. Ici, l’intrigue tourne autour de la troupe d’explorateurs coincée sur le haut plateau. Irwin Allen soigne correctement ses personnages, prend le temps de décrire leurs motivations, leurs compromis, leurs états d’âme, tout ça interrompu par quelques gros dinos furax.
Même si les bêtes préhistoriques n’occupent qu’une place restreinte dans l’histoire, on a droit à quelques bonnes scènes avec de gros reptiles grimmés en dinosaures. La meilleure scène est bien entendu l'inévitable combat entre un lézard à collerette et un jeune alligator, trois minutes de pures sauvagerie où les deux reptiles ont dû sévèrement en pâtir pendant le tournage.

Pour finir, The Lost World version 1960 est un excellent divertissement qui vaut bien mieux ce qu’Hollywood nous gratifie aujourd’hui en terme d’interprétation et de qualité artistique…

Misha Vassiliev le 11/06/2006

Parmi les nombreuses adaptations du Monde Perdu de Sir Doyle en voilà une qui m’avait échappé. Je pensais à tort tomber sur une vieille version avec effets en pâte à modeler et acteurs de l’ancien temps. Je ne suis pas tombé loin dans mes estimations, seulement c’est une version modernisée que j’ai vu, celle de M. Irwin Allen donc. Modernisée, car le réalisateur fait tenir l’action dans les années 60, chose qui a également du charme ma foi.
Résumons pour les incultes : le professeur Challenger a découvert un plateau sur lequel seraient toujours en vie des dinosaures. Ah ah ah fariboles! Menteur! Communiste! Les insultes pleuvent alors une expédition comprenant pèle-mêle aventurier, détracteur, journaliste et figurants est montée pour aller vérifier les dire du professeur. La suite, sans être Einstein, est facile à deviner. Pour les lourds du fond, j’explique : nos protagonistes vont vivre une aventure humaine au moins aussi extraordinaire sur les révélations de chacun que le spectacle de la nature qui va s’offrir à leurs yeux. Là il est évident que j’en rajoute.

Si la partie expédition pure, avec préparatifs, découverte de la 1ere couche personnelle des zigues est vraiment attractive, dépaysante et rafraîchissante (années 60 obligent), je serai largement plus réservé sur la suite, lors de la découverte du plateau, de sa faune et ... sa tribu de péquenots.
1ere partie : paysage aérien superbe, une belle invitation à décoller vers ses pays tropicaux aux maladies sexuelles si étonnantes. À ce niveau là du film j’étais près à accepter n’importe quelle animation de dinosaures en carton, ça aurait été la grande classe du kitsch.

Mais non, il a fallu donner dans le plus vrai que nature, et on se retrouve avec quoi? Avec une espèce de varan sur lequel les ingénieurs ès effets spéciaux ont collé des écailles (histoire qu’il ait un look préhistorique). Alors modernité obligé les acteurs sont superposés lors des face à face de manière réduite... Mais impossible de ne pas soupirer ou éclater de rire lors de ces exclamations de stupeurs "Oh mais qu’est-ce donc professeur?" "Un dinosaure je vous l’avais bien dit!". Mais ta gueule putain! Le pire c’est qu’il n’y a concrètement aucune attaque (à part la fuite effrénée dans les souterrains), et la seule baston sera faite entre le varan et une espèce de mini croco qui s’est planté de plateau surement en voulant rejoindre un obscure film d’attaque de croco. Mais comme on l’a trouvé cool on lui a planté deux cornes de cocu au sommet de la tronche et vavoum a la machina ils se mordillent tendrement comme si l’un allait finir par enculer l’autre. Ridicule.
Le clou du spectacle c’est la représentation musicale de la tribu de poivrots qu’on a trouvé dans un coin d’Amazonie et payée en bouteilles de kros tièdes. On se consolera avec le jeu des acteurs délicieusement suranné avec une galerie de personnages très typée, mais c’est magique car le charme opère quand même.

Autant le début m’a bien interpellé, autant la partie en théorie la plus intéressante se trouve être la plus ridicule, et plombe un film qui aurait dû coller plus au roman et au côté aventure en milieu hostile plutôt que de se centrer sur des personnages mal dégrossis.

Ratapoil le 27/11/2008

Galerie :

The Lost World The Lost World
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toto1234?24 November 2008, 11:22www.ordi-util.fr

Nul! Quelle mauvaise idée de grimer des reptiles modernes en dinosaures! Dirigez-vous plutôt vers la version de 1925 ou celle de Spielberg.

Brancaléone?11 June 2008, 19:03

De la part d'un honnête tâcheron comme Irwin Allen, on ne pouvait guère attendre mieux...Un peu bavard, un tantinet mièvre amis une réalisation carrée avec de très beaux paysages et des interprétations convenables. 6/10.

Nachthymnen — 13 juin 2006, 23:36

Je ne connais pas d'édition DVD de ce titre. Il passe de temps en temps sur le cable, et il existe par contre une édition VHS, sous le titre ridicule de Opération destructor ! http://www.vhs-survivors.com/page/detail.php?id_liste=15173

Bad Seeds — 13 juin 2006, 23:09

Je n'ai que peu de souvenirs de ce films, mais la critique m'a donné envie de le revoir un de ces jours. Existe t-il en dvd ?

Carcharoth — 12 juin 2006, 00:02

Je trouve cette adaptation plutôt rigolote ! Ou comment faire un film qui tient le route avec des bouts de ficelle. On aurait pu espérer mieux pour cette première version parlante de The Lost World, mais au final on ne s'ennuie pas vraiment, avant de découvrir avec amusement ces pauvres reptiles grimmés comme des gladiateurs. Parfait pour occuper une soirée en tout cas.


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