Serpents >> The Python - Amayo Uzo Philips - 2003
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Titre : The Python
Aka : Ngwuruogu
Genre : Python sac de couchage
Pays : Nigéria
Année : 2003
Durée : 90 min
Réalisateur : Amayo Uzo Philips
Acteurs : Pete Edochie, Rita Edochie,
Prince James Uche, Dewait Ikpechukwu,
Kelvin Ugwu... |
Carcharoth :
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Résumé :
'Près du village de Ngwuzu, vit un énorme python terrorisant la communauté. Tuant sans distinction animaux, personnes âgées et enfants depuis bien longtemps. Les anciens décident d’aller voir le sorcier du village, qui leur révèle que cette malédiction ne pourra être levée qu’avec l’aide d’un prêtre…
Après le cinéma d’Hollywood, de Bollywood, voici venir celui qu’il est tenu de nommer Nollywood. En effet le Nigeria produit un nombre très important de films en tout genres, qui vont des polars aux films de gangsters en passant par les comédies et quelques films d’horreurs. Ces derniers ont souvent attrait à la sorcellerie, mais il est question avec The Python, d’un authentique serpent géant qui terrorise un village, une production qui trouve donc tout naturellement sa place sur ce site.
The Python est réalisé par Amayo Uzo Philips, réalisateur prolifique plutôt spécialisé dans les comédies dramatiques. Tourné rapidement avec un budget proche du néant total, il ne faut donc pas s’attendre ici à une débauche d’acteurs convaincants et d’effets spéciaux mirobolants. Filmé en vidéo, en plans statiques et sans éclairage externe, The Python peut être comparé à une série Z, ayant par contre la particularité d’être ce que l’on pourrait appeler un film d’horreur chrétien, dans le vrai sens du terme, mâtiné de quelques coutumes locales. Ce qui n’est guère étonnant venant d’un pays très religieux, mais nous sommes pourtant ici très loin de l’Exorciste par exemple…
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Tourné dans un anglais très approximatif par des acteurs locaux peu inspirés, The Python cumule les défauts. A commencer par les séquences de dialogues très nombreuses et interminables, qui tournent toutes autour de sujets théologiques. Le message est par ailleurs assez naïf, puisque seul un prêtre armé de sa bible, de sa foie en Dieu et de ses discours pompeux, va être à même de venir au bout de cette malédiction qui pèse sur le village. On a vu plus subtil comme matraquage idéologique…
Dans The Python, le serpent géant n’est pas naturel, ni le résultat d’une quelconque manipulation génétique ou autre exposition à des éléments radioactifs. Ici il s’agit seulement de la forme animale prise par une espèce de sorcière cherchant à se venger. Ce qui explique peut-être pourquoi il ne ressemble à rien ! En effet, le monstre semble constitué de sacs de couchage cousus les uns aux autres, agités par quelques techniciens lors des séquences durant lesquelles il bouge un peu, ce qui est plutôt rare. Ce dernier est en effet peu mobile, on assiste surtout à des passages où ce sont les villageois qui marchent tranquillement dans la forêt, puis une fois le python fixé à son arbre aperçu, détalent comme des lapins, hurlants et laissant tomber tout ce qu’ils ont dans les mains. Inutile de spécifier non plus que toutes ces scènes sont tournées exactement au même endroit à chaque fois… Quelques plans plus réalistes sont utilisés de temps en temps, mais ce sont les mêmes images qui sont utilisées inlassablement. Mises bout à bout, toutes ces séquences ne représentent qu’environ 5 minutes d’apparition du monstre durant toute la longueur du film, ce qui fait peu, d’autant plus que vu la vélocité de la bête on ne verra qu’une seule « attaque ». Il faut le dire vite car en fait on n’aperçoit que deux jambes qui dépassent d’un sac de couchage à peine bariolé…
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| Doté d’effets spéciaux inexistants, d’acteurs lamentables et d’un scénario plus que discutable quant au message dégagé, il est vraiment difficile de trouver le moindre aspect positif à The Python. Seules les quelques apparitions hilarantes du serpent apportent un peu de gaîté à l’ensemble, autrement noyé sous des dialogues incessants et peu compréhensibles. Reste que le film d’Amayo Uzo Philips demeure une incroyable curiosité, permettant de découvrir un cinéma encore méconnu du grand public hors du continent Africain. |
Carcharoth le 14/06/2007
Galerie :
C'est une splendeur ,on ne peut pas juger le résultat d'un film tourné dans des conditions si faméliques .Pour ma part ,je pense que parvenir à faire un film dans des conditions telles est l'essence même du cinéma ,à savoir raconter une histoire vaille que vaille ,et sous toute latitude !