Rongeurs >> Les Rats - John Lafia - 2002
Résumé :
'Des rats ont élu domicile à Manhattan, en plein cœur de New York, plus précisément dans un vaste centre commercial. Les services sanitaires décident d’envoyer Jack Carver suite à la morsure d’une cliente, mais celui-ci, aidé par son acolyte Ty et la ravissante Susan Costello qui est en charge du magasin, va rapidement s’apercevoir que la menace est bien plus importante que ce à quoi il s’attendait et que les rats auxquels la ville doit faire face sont bien plus dangereux que prévu…
Ils ont décimé la moitié de la population au Moyen Age...
Ils ont été les premiers à reprendre possession des lieux dans la ville d'Hiroshima après la chute de la bombe...
Depuis des décennies, la ville de New York tente sans succès de les anéantir dans une guerre sans merci...
Ce sont sur ces quelques phrases peu optimistes que débute le film The Rats, réalisé en 2002 pour la télévision par John Lafia. Il s'était déjà intéressé aux films d'agressions animales en 1993 avec Man's Best Friend, qui contait l'histoire d'un chien de laboratoire qui allait semer panique et cadavres en ville. Si les rats, animaux à symbolique très forte, ont toujours été représentés au cinéma de manière plutôt négative, véritable vecteur de destruction et transporteur d'épidémies, l'histoire jouant alors un rôle important dans l'imaginaire collectif des spectateurs, il faudra attendre la faste période des années 70 pour que les couinements de centaines voire milliers de ces rongeurs atteignent véritablement nos écrans. Des musaraignes géantes avaient déjà fait leur apparition en 1959 dans The Killer Shrews, mais c'est en 1971 avec le phénoménal Willard de Daniel Mann que va véritablement naître la branche exploitant les rats des villes dans un environnement urbain fertile à leur développement. Le film de Mann est basé sur l'adaptation d'une nouvelle de Gilbert Ralston, Ratman's Notebooks, publiée en 1969 qui racontait l'histoire d'un jeune homme asocial, Willard, se liant d'amitié avec deux rats (Ben et Socrate), puis qui allait se servir de son contrôle sur eux ainsi que sur une horde de rongeurs pour se venger de ses tracas quotidiens.
Mais le film The Rats s’inspire bien plus du premier volet d’une trilogie bien connue des amateurs de littérature horrifique : la trilogie des rats de James Herbert. Le premier ouvrage paru en 1974 sobrement intitulé The Rats avait déjà fait l'objet d'une adaptation assez mauvaise en 1984 par Robert Clouse avec son Deadly Eyes, qui reprenait en effet les grandes lignes du roman mais de manière profondément ennuyeuse, affublé d’effets spéciaux très perfectibles, et surtout se désintéressant totalement des personnages, qui étaient un des points forts du livre. Le seul point positif reste l’atmosphère assez violente de l’ensemble à travers quelques scènes assez malsaines. Quelques autres films allaient s'inspirer de l'oeuvre d'Herbert, mais sans jamais parvenir à recréer une ambiance aussi pessimiste et effrayante que décrite par sa plume.
Bruno Mattei réalisait en 1984 son Rats Notte di terrore, s'inspirant du dernier volet de la trilogie, film grotesque en bien des points mais qui proposait une fin totalement en adéquation avec celle que l'on peut découvrir dans l'Empire des rats, même si elle était présentée ici de manière un peu maladroite. Plus récemment d'autres productions s'inspirèrent également de ces écrits, que ce soit le ridicule Altered Species (2005, Miles Feldman), où les deux productions télévisées allemandes de bonne facture de Jörg Lühdorff : Ratten - sie werden dich kriegen (2001) et Ratten II - sie kommen wieder! (2004).
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Malgré un scénario coutumier à de nombreux films traitant d’invasions du règne animal, le réalisateur parvient quand même à se démarquer du lot de productions moyennes ou minables infestant le genre. A travers une mise en scène soignée, un rythme soutenu, des effets spéciaux corrects et des personnages attachants, le spectateur se laisse finalement bien prendre au jeu.
Pourtant le film n’est pas exempt de défauts, le principal étant le peu d’informations que l’on obtient sur les rats eux-mêmes et leur comportement anormal. Quelques indices sont bien présents, mais l’histoire semble au final un peu cousue de fil blanc, difficile en effet pour le réalisateur de donner une tournure très alarmiste à l’ensemble. Bien sûr il est question par moments « d’un nombre de morsures et d’attaques inhabituelles » ou encore de passages mettant en scène des milliers de rats grouillant dans les égouts, mais l’invasion reste trop localisée et manque cruellement d’ampleur. Les personnes ayant lu la trilogie de James Herbert pourront sans aucun mal combler ces petites omissions, mais à mon avis il aurait été de bon ton que cela apparaisse dans le film au détour d’une réplique, notamment le fait que les rats ont à la base très peur de l’homme qu’ils perçoivent comme un ennemi séculaire. L’aspect de la maladie véhiculée par les rongeurs est par contre totalement occulté, il en est question pendant 20 min et hop ça passe à la trappe.
Les scènes d’attaques en elles-mêmes sont plutôt réussies, que ce soit celle du métro rempli de voyageurs, recouvert par un manteau de vermine grouillante, ou la piscine envahie durant une heure de forte affluence par les rongeurs. La vermine est bien présente en ville et compte le montrer, même si nos protagonistes vont finalement réussir à contrer le fléau via une méthode plutôt surprenante et assez mal venue (même un peu ridicule quand on y repense un peu).
Nous avons donc à faire à un film tirant plus sur le côté catastrophe qu’animalier, mais qui n’oublie pas qu’il est adressé à un public familial, donc pas de violence ou de sang, ni un aspect trop alarmiste, le réalisateur cherche juste à effrayer le spectateur lambda grâce à l’image détestable que le grand public se fait du rat.
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Mais tout passe plutôt bien, les relations entre les divers protagonistes sont suffisamment détaillées pour les rendre attachants, les différents personnages n’en paraissent que plus crédibles et le casting est une belle réussite puisque l’on y retrouve le charismatique Vincent Spano et la superbe Amik Madchen. Les effets spéciaux, exceptés lors de quelques passages un peu perfectibles, sont de bonne facture, un mélange assez réussi d’effets numériques et de dressage. Un essai plutôt réussi dans son genre, qui parvient sans peine à combler les buts qu’il s’était fixé, mais qui pour l’amateur de films d’horreur sanguinolents risque de faire un peu pâle figure.
Carcharoth le 01/12/2004
Galerie :
pas mal oui c pas mauvais.
vraiment c'est un film fantastique
bravo....
Not bad movie, but also not great. I like scenes with rats, but to be honest there is really small bodycount.
2 died what I remember ??
This is really nothing for thousands angry rats.
For me 3/6
turok — 19 march 2006, 19:58
a part les effets spéciaux, rien à sauver. et encore une avalanche de bons sentiments à deux balles et d'héroïsme à la con. "Oh les pauvres gosses! T'inquiètes, le beau héro n'est pas très loin"!
steely shark — 19 july 2005, 19:57