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Titre : The Trek
Aka : Snake Island ;
Dong Phayaa Fai
Genre : Jungle mortelle
Pays : Thaïlande
Année : 2002
Durée : 103 min
Réalisateur : Chanchai Pantasi
Acteurs : Danai Smuthkochorn, Paul Visut Carey,
Eilidh MacQueen, Manaswee Krittanookul,
Supaksorn Chaimongkol... |
Carcharoth :
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Résumé :
'Un groupe d'activistes de protection envers les éléphants débarque dans une jungle mortelle afin de rechercher le spécimen unique d'un éléphant d'Asie. Ils vont rapidement devenir eux-mêmes une espèce en danger ici, poursuivis par des contrebandiers, moult animaux sauvages et des autochtones pas très accueillants.
Aaaahhh la vieille époque des séries B Eurociné, des films de guerre et autres films de jungles peuplées de cannibales, souvent sans queue ni tête et réalisés avec 3 bouts de ficelle… que de nostalgie… Et pourtant, à y regarder de plus près, c’est avec des titres pourtant récents comme The Trek, que l’on se dit que finalement peu de choses changent dans le monde merveilleux du cinéma…
C’est avec joie que l’on plonge donc au cœur de la jungle, dans un affrontement opposant de vilains trafiquants d’amphétamines, qui se promènent avec d’énormes sacs blancs affublés du mot « amphétamines » peint en noir dessus (discrétion assurée !), et des guérilleros ayant piqué une partie du matériel de guerre à Rambo. C’est au milieu de ce carnage, entre les cadavres ensanglantés qui colorent de rouge le lit de la rivière, que nous observons des serpents en CGI qui viennent se repaître de la drogue déversée… Quel effet peuvent avoir des amphétamines sur des serpents numériques ? Personne ne le sait encore, c’est pourquoi il va bien falloir que quelqu’un nous en apprenne un peu plus là dessus…
C’est ainsi que nous faisons la connaissance des membres du groupe de conservation des éléphants d’Asie, qui aidés de quelques chercheurs étrangers rendus sur place, vont partir sur les traces de ce que l’on soupçonne être une nouvelle espèce d’éléphant, afin de rapporter une preuve de son existence. Mais il y a un gros problème, ces derniers n’ont jamais mis les pieds dans la jungle hostile et mortelle des environs… D’ailleurs les autochtones leur font bien comprendre qu’aucun d’entre eux n’est prêt à les aider, « n’allez pas là-bas malheureux, c’est bien trop dangereux… » (prononcé avec l’accent local, c’est efficace même jusqu’au fin fond du Larzac)… On ne pourra pas dire qu’ils n’étaient pas au courant des risques encourus…
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Des périls que la dizaine de personnes composant le groupe ne va pas tarder à rencontrer. Car comme tout le monde le sait, la jungle est un berceau d’immondices et d’autres saloperies mortelles, qui ne sont là que pour faire trépasser le pauvre quidam qui viendrait s’y frotter de près. En cela, le réalisateur Chanchai Pantasi a bien révisé son manuel de survie en milieu hostile, mais bercé par les souvenirs des films de monstres et d’agressions animales, il a par contre dû oublier de réviser un minimum ses vieux cours de sciences naturelles…
Un à un nos protagonistes vont disparaître dans d’atroces souffrances. Percés de toute part par des espèces de milles pattes pénétrants sous la peau, dévorés par des centaines de scorpions, mordus par une énorme araignée, dévorés par des insectes rampants ou encore désarticulés puis gobés par des serpents géants, l’accueil est plutôt inamicale en ces lieux de toute beauté.
Ajoutons à cela que nos aventuriers finissent par se perdre dans la forêt, loin de toute civilisation, et vont rapidement se retrouver sans eau et sans nourriture. Par chance pour eux, ils trouveront tout au long de leur périple des poules, idée lumineuse qui permet ainsi au réalisateur de ne pas avoir à mettre en scène des séquences de chasse inutiles. Tous vont ensuite se retrouver à la merci d’un serpent gigantesque, bloquant l’accès à la rivière. Cette confrontation va quasiment occuper toute la seconde moitié du film, passant d’un rythme effréné à une aventure plus calme, en voulant se rapprocher de titres comme Anaconda ou sa suite, le réalisateur cherche à surprendre le spectateur plutôt qu’à l’écoeurer. Vaine tentative.
Pour couronner le tout, après que l’une des femmes du groupe se soit fait agressée par une araignée, qui attaque à la manière des Facehugger d’Alien, tout ce beau monde décide de se séparer en deux groupes. Non pas pour que l’un d’entre eux aille chercher du secours pendant qu’attendent les autres auprès de la blessée, mais juste comme ça, sans réelle explication compréhensible. Car en plus d’être très mal joués par des comédiens débutants et inconnus, les personnages ont des réactions incroyables et peu crédibles tout au long du récit, la plus grande partie d’entre eux passant d’ailleurs un bon tiers du film à crier de manière hystérique, les acteurs ayant sans doute égaré leurs feuilles de dialogues dans la jungle entre deux beuveries.
Les attaques des bestioles sont tout bonnement hallucinantes, car ici on ne lésine pas sur les quantités d’insectes et de sang. Tout est dans l’excès, les insectes grouillent sur les corps des victimes, le sang gicle de partout, les animaux font des bruitages rigolos et inappropriés (les serpents rugissent, des espèces de fourmis libèrent un bruit étrange, entre la mouche en train de voler et le croassement d’une grenouille etc). Les milles pattes pénètrent dans tous les orifices (ou en creusent s’il n’y en a pas), rappelant étrangement les scènes écoeurantes de Centipede Horror, les victimes sont mutilées, un des chercheurs étrangers, Robert, va finir à moitié rongé, bref nous n’assistons pas à une promenade de santé. Sans être gore, The Trek est tout de même sacrément sanglant pour un film de ce genre.
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Les effets spéciaux sont à l’image du reste de la production, semi-amateurs. Un mélange maladroit de CGI très perfectibles, et de trucages plus conventionnels mixant allègrement les insectes en plastique et de vrais spécimens. Cela donne un cachet particulier à certaines scènes, et quand les trois méthodes sont utilisées simultanément, vous pouvez imaginer le désastre. Le reste des trucages est plutôt de bonne facture, les maquillages sont corrects, et les impacts de balles sont bien sanguinolents.
| The Trek, dont on oublie rapidement l’aspect film semi professionnel sans trop de moyens financiers au profit d’une première moitié hystérique, se présente finalement comme une petite série B nanarde complètement crétine et bourrine, un Jungle Movie qui pour peu que l’on soit dans l’ambiance, fonctionne plutôt correctement. Il est finalement dommage que la seconde partie devienne plus classique, même si elle comporte les séquences les plus spectaculaires (à ramener au contexte) de la production, et que tout se termine sur un message écologique plus que bancal, tombant comme un cheveu sur la soupe. A noter également, une bande son atroce du début à la fin, comme si le mixage avait été effectué micros ouverts dans un ascenseur thaïlandais… |
Carcharoth le 13/03/2007
Galerie :
A noter que l'édition dvd du film est du même tonneau que le reste, aux pistes sons thaï et mandarin viennent s'ajouter des sous-titres en langues chinoise et anglaise, mais il faut voir le niveau d'anglais des traducteurs ! Quelques fautes, quelques non-sens (même durant les 10% des dialogues qui sont en anglais, lorsque les chercheurs étrangers discutent, le texte ne correspond pas vraiment à ce qui est dit).
Sans parler de la jaquette, amputée d'un ou deux millimètres de chaque côté... (heureusement le fourreau est complet).